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Régionales 2010 : Discours de Serge Letchimy du dimanche 21 Mars

21 mars 2010

Le peuple martiniquais a fait son choix.

Celui d’un changement profond dans un pays qui vit une crise sans précédent.

Celui d’une conception moderne de la démocratie.

Celui d’une vision moderne du développement économique.

Enfin, celui d’une responsabilité sereine

Je remercie les 78 193 électeurs et électrices qui ont voté pour la liste que j’ai eu l’honneur de diriger : Ensemble pour une Martinique nouvelle !

Je remercie tous ceux qui se sont impliqués dans cette campagne, mes colistiers, militants et sympathisants !

Cette campagne a été extrêmement rude, mais l’heure n’est pas à la rancune.

L’heure est au rassemblement !

Cette victoire n’est pas la victoire d’un clan sur un autre un clan, c’est la victoire du peuple martiniquais tout entier vers un horizon neuf.

La Région de demain ne sera pas la collectivité d’un Parti politique, ni celle d’un clan.

Et encore moins la collectivité d’un homme.

Elle sera ce qu’elle doit être : la maison du peuple, la maison de tous, ouverte à tous et attentive à toutes les créativités, à toutes les solidarités !

Le pays vient de tourner une page, et c’est un moment historique !

Mais la page qui s’ouvre doit s’inscrire dans l’humilité,

dans le respect, dans le travail,

dans la volonté de faire peuple et de nous mobiliser sans exclusive,

pour affronter les moments difficiles,

dans un élan de redressement économique, social et culturel, sans précédent.

Je rends hommage à tous les adversaires du premier tour, et du deuxième tour à M. Alfred Marie-Jeanne, à M André LESUEUR. Ils ont défendu leurs idées, affirmé leurs convictions.

C’est par la participation de tous que nous pourrons construire une démocratie de progrès. Une démocratie qui respecte les différences et qui trouve dans la contradiction la possibilité même du plus total enrichissement !

L’heure est à la joie, certes !

Mais l’heure est aussi au travail !

L’heure est aussi à la responsabilité de tous !

Il n’y a pas de temps à perdre !

Dès demain, nous mettrons au travail, notamment sur le plan de la relance économique. Je demanderai, au Président du Conseil Général, M. Claude LISE, une rencontre, pour que le plus rapidement possible, nous fassions un point sur les grands enjeux du moment, mais aussi que nous traitions de la Collectivité unique à venir !

D’ici la fin avril, notre plan de relance devra être validé par notre comité de pilotage, pour être soumis aux élus dans une séance plénière, car la relance des travaux publics doit se faire dans les plus brefs délais !

Le plus rapidement possible, je rencontrerai, le représentant de l’Etat, les élus, les maires, les présidents de communautés, pour que leur participation à notre plan de relance soit totale.

La Martinique a choisi de s’ouvrir à de nouvelles perspectives de progrès et de croissance !

Je lui dis merci !

Je mesure l’immensité de la tâche qui m’est ainsi confiée.

Que la jeunesse martiniquaise, que toutes les grandes personnes, que tous les martiniquais, d’ici et d’ailleurs, trouvent dans ce défi qui s’ouvre l’occasion d’un engagement collectif et le lieu exigeant d’une espérance nouvelle !

La Martinique nouvelle est en marche !

Merci à tous !

Vive la Martinique riche de sa diversité !

Et Vive le peuple Martiniquais !

Serge LETCHIMY.

George Pau Langevin salue la réélection de Victorin Lurel

Je me félicite de la belle performance réalisée par Victorin Lurel, le seul Président sortant socialiste à avoir été réélu brillamment dès le premier tour.

Ce résultat est d’autant plus remarquable qu’il s’est imposé face à une Ministre en exercice, fille de la Sénatrice maire du chef lieu, laquelle n’avait pas lésiné sur les déclarations démagogiques et les promesses alléchantes.

Il intervient après une crise sans précédent au cours de laquelle les guadeloupéens ont exprimé leur exaspération face à l’inertie de l’état, devant les difficultés économiques et sociales qu’ils affrontent dans leur vie quotidienne.

Il est notable que le Président sortant a su en réponse aux déchirements et aux protestations, incarner une Guadeloupe apaisée, antiraciste, mais aussi tracer des perspectives concrètes permettant d’avancer à l’avenir vers plus de justice et d’égalité.

Il faut espérer que cette première victoire des progressistes sera suivie le week end prochain de beaucoup d’autres tant en outremer qu’en France hexagonale pour le plus grand bien des populations concernées.

George PAU-LANGEVIN

L’ascenseur d’Alain Dolium

Franciliens, le 14 et 23 Mars, vous allez renouveler vos conseillers régionaux.

La websérie « L’ascenseur » illustre dans la vie de tous les jours les propositions du candidat du modem en IDF : Alain Dolium.

Pourquoi on en parle ici ?
Parce que c’est la première fois qu’un antillais est tête de liste en métropole.

Visitez son ste : http://www.lascenseur.net

A. MARIE-JEANNE et C.LISE : qui se ressemble, s’assemble ; duperie, mauvaise foi et malhonnêteté intellectuelle.

Tout au long de cette campagne régionale, nos deux présidents de collectivité, épaulés par leurs affidés, ont résolument choisi comme angle d’attaque, la supposée volonté de S.LETCHIMY d’imposer l’hégémonie du PPM sur la Martinique.

Cette stratégie, dénuée de bon sens, augurerait-elle une possible altération et dégénérescence intellectuelle de nos deux présidents? Car affirmer pareille sornette, c’est remettre indéniablement en cause le fondement de la politique et l’existence des partis. Un parti politique est une association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif la conquête et l’exercice du pouvoir.

Dans ce cas précisément, comment interpréter l’ambition d’A. MARIE-JEANNE et de son parti à vouloir conquérir vainement des communes aux élections municipales, des cantons aux cantonales et son acharnement sans bornes à vouloir garder SA REGION et SON MAGOT ? Il en est de même pour son homme lige C.LISE qui a patiemment tissé sa toile RDM en envoûtant quelques singuliers maires dociles, assoiffés de pouvoir et en quête de reconnaissance par la Martinique.

Oyez, oyez, braves gens ! , réjouissons-nous chers compatriotes, le RDM nous a concocté une élite politique composée « de bêtes politiques » comme A. MONTHIEUX du ROBERT, A. JEANNE-ROSE de ST JOSEPH, J. BOUQUETY de GRAND-RIVIERE, C.A. MENCE de DUCOS, E. LARCHER des ANSES D’ARLETS (commune jumelée à RIVIERE-PILOTE depuis le 10 janvier 2010), N. AZERO de STE MARIE, R. MARTINE de ST PIERRE, et j’en passe….que des lumières ! « Les pseudo-autonomistes et néo-indépendantistes du RDM en rêvaient, LISE les a inventé. »

Hégémonie, hégémonie….quand tu nous prends!

La plénière d’installation de l’assemblée du conseil général en 2008, retransmise par nos télévisions, fut révélatrice à mes yeux de cette volonté de pouvoir aveugle et sans partage incarnée par C. LISE. Celui-ci est apparu ce jour dans une posture des plus vile et détestable que l’être humain est capable d’afficher par opportunisme, par haine et pour le pouvoir. J’ai encore Le souvenir d’un homme fiévreux, manquant d’assurance dans ces propos avec une voix chevrotante, doté toutefois d’un machiavélisme sans commune mesure. Le pouvoir…rien que le pouvoir, tout pour le pouvoir quitte à faire ce jour dans la corruption. En effet, pour parvenir à ces fins et inféoder ces parvenus, C. LISE usa de stratagèmes des plus dommageables pour le budget de cette assemblée ,allant de l’augmentation du nombre des commissions (distribution de pré-bandes),de la distribution des postes de vice-président de commission ( lagen…), à l’augmentation des rémunérations des conseillers généraux ( lagen…).

Ce jour là, l’indigence et l’indécence de l’homme fut à son paroxysme. Les valeurs, comme l’éthique morale, furent balayées d’un revers de la main par celui qui, du haut de sa superbe bien terne depuis le 10 janvier, n’hésite pas à vouloir moraliser aujourd’hui la politique. Initiateur d’un complot démoniaque, C.LISE a installé ses fidèles lieutenants et ses nouveaux inféodés à la tête des principaux organes de développement et de décision du pays, faisant fi du principe de la compétence exigible.

C’est ainsi que A. LAVENAIRE, septuagénaire bien avancé dans le temps, homme d’avenir pour le pays, maire RDM de la petite commune du MARIGOT engluée dans son sous-développement malgré la longue expérience de son édilité, se retrouva à la présidence de la Communauté de Communes du Nord Martinique. E. LARCHER, sonneur de cloches, grand tribun silencieux, cumulard de son état, maire RDM de la petite commune des ANSES D’ARLETS jumelée à la commune du Grand Frère Patriote depuis le 10 janvier 2010, est catapulté à la présidence de l’Espace Sud et G. EUSTACHE playboy des quartiers, grand séducteur, maire RDM par défaut du DIAMANT, se trouve revêtu d’un complet bien trop large pour lui : la présidence du SCISME. Enfin, J. BOUQUETY, amuseur public naïf, obtient, lui, la présidence du Syndicat des Communes du Nord Atlantique.

Et bien oui, A. MARIE-JEANNE et C. LISE, vous avez par votre coup d’état tout naturellement contribué à assurer l’hégémonie du MIM et du RDM sur la MARTINIQUE. Vous êtes en totale contradiction avec ce que vous osez affirmer de façon éhontée. C’est ce que je qualifie de parfaite « escroquerie des consciences » preuve d’une réelle malhonnêteté intellectuelle vis-à-vis du peuple. Votre goût immodéré du pouvoir et votre haine vous rend aveugle à ne pas voir la paille que vous avez dans l’œil.

Autre attaque portée contre S.LETCHIMI : « il lê pren lagen la région-a pou fodfrans »

Tristes topiques, deux pales présidents de collectivité haineux, fossoyeurs de la capitale de leur propre pays. Pourquoi A. MARIE-JEANNE n’a-t-il pas délocalisé l’hôtel de région au quartier an ba mango de Rivière-Pilote ? Pourquoi C.LISE n’a-t-il pas fait de même pour le Conseil Général au quartier Reculé de STE MARIE ou au quartier Presqu’île de ST JOSEPH ? Aucun doute, l’irresponsabilité de ces deux élus majeurs de ce pays, les conduit à attiser une discrimination et une fracture entre les habitants des communes de l’île et les habitants de la capitale. Leur but avéré par cette manœuvre, installer un « apartheid communal » dans le pays. Comment continuer à faire confiance à des manipulateurs et à des ayatollahs, générateurs de désordre public?

Un pays se doit avant tout d’avoir une capitale à la fois administrative et économique où siège le pouvoir. Elle peut être une vitrine dans le monde à condition qu’elle dispose d’équipements modernes et d’infrastructures culturelles, architecturelles hors du commun, gages de sa bonne vitalité et d’une expansion en marche. Il est commun que de nombreux pays assoient leur notoriété exclusivement sur leur capitale, capable à elle seule de symboliser développement, modernité et dynamisme économique. Je cite volontiers à titre d’exemple, PEKIN pour la CHINE, SEOUL pour la CORE DU SUD, MOSCOU pour la RUSSIE, MEXICO pour le MEXIQUE et enfin le futur Grand PARIS pour la FRANCE.

Tout martiniquais censé, dénué d’esprit partisan et soucieux de l’intérêt général du pays, devrait approuver la politique d’aménagement et de rénovation de la capitale, voulue et conduite par S. LETCHIMI. Il est urgent que Fort-de France réponde aux attentes de modernité, de développement urbain et économique dont aspire une nouvelle génération de martiniquais. Fort-de France a les moyens de dégager une plus-value culturelle, économique et touristique indéniable dans la caraïbe et doit jouer un rôle moteur pour la relance économique du pays, donc de l’emploi. Voila ce dont s’acharnent à saper deux présidents ringards de collectivité, solidifiés dans du formol, dépourvus de hauteur de vue et de vision rationnelle pour le développement de la Martinique.

A. MARIE-JEANNE et C. LISE, vous avez été discrédités par les martiniquais le 10 janvier et vos dérives mensongères n’y changeront rien. Votre campagne de déstabilisation de S. LECHIMY, n’aura aucun effet sur des martiniquais qui se soulèvent aujourd’hui contre les imposteurs-autocrates et la médiocrité ambiante qui n’a que trop durée dans ce pays à cause de vos pratiques de dealers. Les martiniquais veulent aujourd’hui se débarrasser de « l’accoutumance au MIM et à ses alliés » au risque de s’exposer à une overdose. Le 14 mars mettra un terme à votre existence politique et vous ouvrira les portes d’une retraite trop longtemps repoussée. Le train de l’Histoire de la Martinique vous laissera à quai, votre incurie aux affaires politiques en sera la cause.

Félix PETIT

Raymond OCCOLIER, grand intellectuel auto-proclamé, a trouvé, à l’image de Marcel PROUST, sa MADELEINE

Ce jeudi 04 mars 2010, l’excentrique et facétieux R OCCOLIER, homme politique et professeur en enseignement général en collège (au collège du VAUCLIN et non au Collège de France) eut l’honneur des colonnes de notre quotidien France Antilles avec un titre évocateur en première page :

« Ni remords, ni rancunes ».

Serait-ce là un enterrement annoncé en grande pompe, « sans fleurs, ni couronnes » de la vie politique de cet élu ?

Je pense sincèrement que la rédaction du journal n’avait pas un choix de programmation alléchant pour ce tirage en décidant de publier cette interview accordée par R OCCOLIER. En effet, sur les 15 questions posées par le journaliste, R OCCOLIER s’est livré à 7 reprises à son jeu favori de répondre par une pirouette. Pour un homme qui se définit lui-même comme un intellectuel (hic…! auto-proclamation lors d’un entretien sur ATV avec le journaliste CHESNEAU), je ressens une profonde frustration et déception en tant que lecteur. Par cette attitude, R OCCOLIER ne fait pas honneur au « club » des nombreux « intellos politiciens» [………….] de ce pays. Soit… !

Revenons sur cette interview dont quelques affirmations avancées par notre homme ont particulièrement retenu mon attention.

1. Les éléments qui ont déterminé son choix pour la liste RDM « Alliance pour le développement de la Martinique » :

· La stature internationale de M DE GRANDMAISON

· La mandature de M DE GRANDMAISON au parlement européen

· La présidence de M DE GRANDMAISON à la tête du réseau international des comités de bassins

2. Le bilan du conseil régional

· Les lycées en Martinique sont les mieux équipés de France

· Le constat d’un budget en équilibre et une notation financière positive

3. Les propositions de R OCCOLIER

· Le lancement d’un emprunt obligatoire de 80 millions auprès des martiniquais

A. La stature internationale de M DE GRANDMAISON

Vaste sujet, cette stature internationale aisément mesurable d’après les indicateurs suivants :

Le nombre de kilomètres parcourus à travers le monde, le nombre de pays visités, le nombre de billets d’avions et autres titres de transport libellés au nom de notre élue et de sa proche délégation, le volume de réservations en classe affaire, VIP, ALIZEE, le nombre d’aéroports empruntés, le nombre de boutiques DUTTY FREE fréquentées pour les foulards HERMES, les chapeaux, le nombre de type d’avions utilisés, de compagnies aériennes, maritimes, ferroviaires (spatiales heu…qui sait !), de sociétés de location de voiture sollicitées, le taux d’hébergement à l’hôtel et le nombre d’enseignes hôtelières essayées, l’expertise accumulée en découverte gastronomique, et pour finir, le nombre de milles accumulés auprès des compagnies aériennes pour s’offrir quelques virées exotiques après la retraite politique sur le dos des contribuables et de……l’Etat français.

Voila ce qui a fait la stature internationale de M DE GRANDMAISON, évidemment improductive pour le développement de notre pays et le bien-être de ses habitants. Toutefois cette incommensurable expérience des voyages, lui confère une compétence sans commune mesure pour apporter à nos agences de voyages locales un conseil avisé en marketing commercial. De même que nos bijoutiers peuvent s’enorgueillir d’avoir eu, à « leur propre insu », une égérie de la joaillerie locale en faisant découvrir au monde entier, nos inimitables collier-chou et chaine-forçat.

B. La mandature de M DE GRANDMAISON au parlement européen

Gloire à Paul VERGES, homme de parole, lui, qui démissionna pour permettre la nomination de M DE GRANDMAISON au poste de député européen le 14 octobre 2007. Cet acte plein de panache (A MARIE-JEANNE prenez en de la graine.. !), a propulsé la dite Dame à BRUXELLES pour une période de deux ans. De cette mandature relevant du bon vouloir de P VERGES, je retiendrai comme point d’orgue de l’action politique de M DE GRANDMAISON en faveur du développement de la Martinique et des DOM :….. demander à l’Europe la reconnaissance de l’esclavage. Et c’est tout !!!!!!

C TAUBIRA en a rêvé et l’a fait à l’assemblée nationale française, M DE GRANDMAISON en a rêvé mais n’a pu le faire au parlement européen de Bruxelles. N’est-ce pas là un manque de pertinence intellectuelle, à vouloir pratiquer avec futilité un « copier-coller » sans vergogne. La Martinique, pressée par la crise au même titre que le reste du monde, avait sans doute d’autres priorités, portées sur un réel processus de développement économique et de relance de l’emploi. Voilà la mission qui incombait à M DE GRANDMAISON en tant qu’élue martiniquaise, plutôt que cette perpétuelle revendication démagogique et stérile au nom de l’idéologie identitaire avancée à BRUXELLES. M DE GRANDMAISON n’a pas pesé bien lourd face aux enjeux auxquels elle était confrontée, ne disposant à l’évidence d’aucun projet solide prenant en compte chaque secteur économique défavorisé à aider, par méconnaissance des mécanismes et des procédures administratives à solliciter. Elle n’a pu comprendre et s’imposer dans les jeux d’influence permanents auxquels vous devez vous confronter en tant que député européen. Il est bien plus aisé d’afficher une personnalité dotée de prestige et de charisme dans nos médias locaux et nos places publiques que dans l’hémicycle bruxellois. M DE GRANDMAISON l’a appris à ses dépends et ne s’en relèvera pas.

B. La présidence de M DE GRANDMAISON à la tête du réseau international des comités de bassins

Pour faire court, je vous renvoie au lien suivant http://www.riob.org/spip.php?article20 qui vous permettra d’en savoir un peu plus sur le réseau international des organisations de bassins (le RIOB), dont M DE GRANDMAISON fut la présidente de 2004 à 2007. Je suis convaincu que vous parviendrez à la même conclusion que moi, à savoir une « usine à gaz » dont notre élue doit chercher les tenants et aboutissements encore à ce jour. Toutefois, « ce machin », dont on n’aura vu et perçu aucune retombée sur le problème de l’eau ni sur le coût sans cesse en augmentation pour les consommateurs, aura permit à M DE GRANDMAISON de peaufiner sa carrière personnelle et d’occuper un titre honorifique supplémentaire, à défaut d’en retirer de réels avantages pour la Martinique. Les coupures d’eau récurrentes subies par la population martiniquaise pendant le carême, ne semblent pas en tout cas avoir fait l’objet d’une réflexion nourrie au sein de cette instance pour y pallier, même sous la mandature de M DE GRANDMAISON.

C. Les lycées en Martinique sont les mieux équipés de France

Même si R OCCOLIER, contrairement à M DE GRANDMAISON, n’eut guerre droit aux voyages, affirmer que les lycées en Martinique sont les mieux équipés de France relève d’une gageure inacceptable. Pareille déclaration, d’un professeur d’enseignement général en collège, certes, « en roue libre », d’un ancien président de la commission éducation à la Région, et méconnaitre la situation déliquescente des lycées, me laisse perplexe. Vu du ciel, « l’habitat scolaire» s’apparente au port de la Pointe des grives. Nos enfants sont de plus en plus parqués dans des containers. Confrontées à des nécessités d’extension, les collectivités ne construisent plus. Elles se contentent d’implanter à profusion « ces caisses à bananes » transformant nos espaces d’éducation en bananeraies géantes. BANAMART a de beaux jours devant lui ! L’état du bâti et des équipements pédagogiques sont désuets et indignes pour la formation de nos enfants. Les lycées professionnels, qui accueillent un fort pourcentage d’enfants d’origine sociale défavorisée, sont particulièrement laissés à l’abandon. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que les lycéens du LP PETIT MANOIR n’ont pas eu une seule heure de cours en atelier pendant l’année scolaire 2008-2009. Les ateliers étaient dans un état de délabrement et ne respectaient plus les règles de sécurité en vigueur. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que le personnel enseignant (ses collègues) de ce même Lycée professionnel a débrayé il y a tout juste un mois pour protester contre l’équipement désuet du matériel pédagogique des ateliers opérationnels qu’à partir de septembre 2009. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que le Lycée Joseph PERNOCK du LORRAIN situé dans le nord atlantique, région « sous-développée » par l’incompétence de ses élus et d’une politique d’aménagement territorial déséquilibrée et partisane, se trouve dans un état de délabrement au niveau de sa structure physique même, et nécessite de toute urgence une réhabilitation. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que les élèves de ce lycée se sont mis en grève et ont manifesté dans les rues de la ville à deux reprises, en 2007-2008 et en 2008-2009 pour réclamer des conditions de travail et de vie auxquelles ils sont en droit d’attendre. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que dans ce même Lycée, dans le centre de documentation, les élèves circulent en slalomant entre des étais qui retiennent le plafond. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que la fracture numérique est bien réelle dans nos lycées. Le taux d’équipement des lycées (tous types confondus) est en dessous de la moyenne nationale, en dessous de la moyenne guadeloupéenne. Certes avec l’arrivée de MAYOTTE dans le giron français, nous gagnerons une place… Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que la cité scolaire du MARIN, donc le Lycée professionnel R NERIS, est sinistré depuis le séisme. La réaction mesurée de la Région pour permettre la rapide reprise des cours a eu pour effet que les élèves n’ont pas pu avoir de cours théoriques et d’ateliers sur une partie non négligeable de l’année scolaire 2007-2008. Leur formation a pu se dérouler grâce à l’opiniâtreté des enseignants (ses collègues) et les entreprises locales qui les ont accueillis pour pouvoir se présenter décemment aux examens. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que tous les lycées ne sont toujours pas dotés de réseau informatique wifi pour permettre à nos enfants d’accéder aux technologies nouvelles et à la culture.

Je pourrais encore développer ce dossier et prouver aux martiniquais l’incurie de la Région et de R OCCOLIER quant à la politique d’éducation menée par ces derniers, au risque de générer un buzz sur le blog.

Voilà Monsieur OCCOLIER une infime réalité de la situation des lycées en Martinique. Avant d’avancer des contre-vérités comme c’est l’usage entre vous, imprégnez-vous des dossiers. Quelle irresponsabilité !! Je vous ai donné des pistes, ALLEZ SUR LE TERRAIN comme vous et vos collègues de la Région auriez du le faire.

D. Le constat d’un budget en équilibre et une notation financière positive

Que n’ai-je pas lu !! Il est de bon ton et de bon genre de plébisciter les qualités de bon gestionnaire de A. MARIE-JEANNE. Très perfide et malhonnête, quand plus du quart des Lycée (sur 23) méritent une réhabilitation totale. Quand nos enfants travaillent avec des conditions matérielles vétustes, dépassées techniquement, avec des centres d’information et de documentation sous-dotés en ouvrages littéraires, culturels et professionnels. Les internats sont laissés à l’abandon et sont pour la plupart insalubres. Le concept d’hébergement est resté identique à ceux en vigueur dans les années 60. Ces conditions rétrogrades ne motivent pas nos enfants à adopter ce type d’hébergement et ont pour effet de leur imposer les journées les plus intenses et longues au monde : réveil en moyenne à 5H30, retour au domicile à 18H30. Imaginez la vie d’un lycéen de STE MARIE scolarisé en BTS au lycée de BELLEVUE avec des cours commençant à 7H00 et se terminant à 17H00. Vient se greffer à cette donnée la question du transport scolaire qui n’en est pas un vrai et qui pèse fortement sur la vie de nos lycéens. Nos enfants, ne mériteraient t’ils pas que la collectivité Région souffre d’un déficit budgétaire pour améliorer leurs conditions de vie, et ainsi préparer les futures forces vives du pays ?

E. Le lancement d’un emprunt obligatoire de 80 millions auprès des martiniquais

Quelle ingénieuse idée R OCCOLIER !, quand on sait que le taux de chômage en 2009 s’élevait à 22% de la population active et que les plus touchés étaient les jeunes actifs de moins de 30 ans avec un taux de chômage de 35,8% (chiffres INSEE). Le PIB de la Martinique est de 9,682 milliards de dollars soit 24 118 dollars par habitant en 2006, ce qui correspond à 70% de la moyenne européenne. Sachez Monsieur OCCOLIER que la Martinique reste hélas une région pauvre de « l’Europe » même si elle garde le leadership dans les DOM. Pour la circonstance, votre lumineuse idée d’emprunt obligatoire s’apparente à un délire voire une fumisterie. Qui payera cet emprunt obligatoire ? Je crains que l’Histoire et Géographie que vous enseignez « en roue libre », en votre qualité de professeur d’enseignement général en collège vous ait « embrouillé la tête » en voulant nous imposer un nouvel emprunt russe.

Ma liberté de parole dans un pays encore en démocratie, mon aversion pour le culte de la personnalité, notamment pour les imposteurs, ma réprobation de l’obligation de servilité avilissante, de mise en politique, m’autorise sans émoi et sans états d’âmes à commenter ces affirmations, et à les porter à votre appréciation. N’en déplaise à ceux qui acceptent de subir l’embrigadement de leur conscience, courant le risque de restreindre ce pour quoi tant d’hommes et tant de femmes ont lutté au fil des siècles :

LA LIBERTE DE L’HOMME.

Félix PETIT

Lettre aux Martiniquais de Serge Letchimy

7 mars 2010

Les années qui viennent seront déterminantes, d’abord pour relever le pays, frappé d’une récession économique sans précédent. Ensuite, pour préparer la collectivité unique que le peuple a voulue.
Je me consacre depuis 9 ans au développement de la ville de Fort-de-France dans la continuité du travail déjà accompli. J’ai demande aux foyalais de m’accorder ces quatre prochaines années pour relever ce défi.

Un outil plus puissant.
Cette collectivité doit dépasser la simple fusion de nos assemblées pour devenir un véritable outil, plus efficace, plus cohérent, au service d’une Martinique nouvelle.
Si j’ai choisi de m’adresser a vous ici, c’est simplement pour rappeler quelques unes des valeurs qui m’animent, et qui a mon sens devraient constituer l’âme d’une véritable politique pour notre pays.

Une confiance totale.
D’abord, il y a l’amour infini que je porte à mon pays, la Martinique. Il y a cette confiance totale que je mets dans le génie, la volonté, la capacité à construire du peuple martiniquais. On sait qu’un petit pays peut étonner le monde entier quand ceux qui l’habitent sont le fruit d’une histoire comme la notre. Je suis persuade que tous ensemble, dans une démarche de rassemblement et de respect mutuel, nous pourrons faire de la Martinique, une terre d’initiatives et de progrès.
J’ai toujours considère que notre épanouissement ne passait pas nécessairement par une rupture avec le cadre républicain français, mais par la dans la dignité C’est pour moi éliminer l’assistanat, l’esprit de mendicité, le déni de notre personnalité collective. C’est aussi pour moi dans I ‘État de droit qu’est la France, la construction des bases démocratiques du développement et du progrès dans un processus de responsabilisation inédit.
Seulement, je respecte toutes les positions et je me battrai pour que chacun puisse défendre la sienne. La démocratie n’est pas un combat de coqs, c’est un espace d’écoute, d’humilité, d’échanges et de partage.
Les défis qui sont aujourd’hui les nôtres ne doivent pas s’aborder de manière étroitement économique ou sociale, Ils sont aussi culturels, voire philosophiques. Des lors, pour y faire face, il nous faut mobiliser des valeurs, et une appréciation lucide des grands enjeux contemporains, qui devront donner une âme a notre action économique et a toutes ces mesures que nous allons mettre en œuvre au plus vite.

L’esprit d’entreprendre
L’économie martiniquaise doit être au service des martiniquais. La croissance ne doit pas être au service du profit pour le profit. Toute économie doit conforter ces valeurs essentielles qui contribuent à l’élévation de chacun au maximum de ses possibilités. Elle doit permettre d’insuffler à notre jeunesse un esprit d’entreprise qui ne se situe pas uniquement dans une perspective de profit, mais dans une dynamique de citoyenneté généreuse. C’est pourquoi, je crois aussi a l’esprit de coopérative qui est tellement présent dans notre tradition, tout comme a l’aptitude a donner. Je veux aussi porter une attention toute particulière aux deux extrémités de notre tissu social : aux jeunes et a ces hommes et femmes du troisième age que l’on appelle les “Grandes personnes”.

Les Grandes personnes comme sources et ressources.
Je veux que notre Martinique nouvelle ne s’inscrive pas dans cette logique de mise à l’écart des aines, et de leur paupérisation rampante, que l’on retrouve en Occident. Une Grande personne est pour moi un trésor d’expérience et d’expertises, une ressource que nous devons absolument impliquer dans le projet commun.
Nous aurons besoin d’eux dans la mise en œuvre de ces proximités nouvelles et de ces accompagnements solidaires que nous allons mettre en place.

La jeunesse comme force au présent et chance du futur.
Notre jeunesse doit assumer pleinement son rôle de force vive pour l’avenir. Elle doit pouvoir étudier, apprendre, s’impliquer dans la vie du pays et du monde, dans des conditions de logement, de ressources, de déplacements et de loisirs, qui soient les plus décents possibles! La Martinique nouvelle sera attentive a ses jeunes. Elle sera soucieuse de leur assurer les conditions d’une liberté inventive, contestatrice, qui assurera toute la richesse de son évolution future.

Un pays propre.
Reste enfin, la question du rapport a notre environnement et plus largement aux changements climatiques qui vont provoquer dans les années qui viennent de douloureuses mutations et de grandes catastrophes. Nous devons enfin envisager une production agricole hautement diversifiée qui assurera une large part de notre consommation alimentaire. De même, notre fabuleuse biodiversité, ouvre à notre Martinique nouvelle des perspectives de valorisation considérables, qui nous promettent bien des horizons en termes de créations d’entreprises, d’emplois, de formations diverses, et de visibilité internationale.

Maintenant!
Avec le survol de ces quelques principes, vous voyez a quel point il ne s’agit pas seulement d’élections régionales, de développement économique, ou de simple définition des modalités de fonctionnement d’une collectivité unique.
Il s’agit de faire le choix d’une société martiniquaise s’installant dans d’inédites fondations.
Il s’agit de traiter, aujourd’hui même, les premières urgences: emploi, relance économique, mise en place de la collectivité unique. II s’agit également de mettre en œuvre sur plusieurs années de nouvelles politiques plus audacieuses en matière économique, en matière de solidarités, en matière d’environnement…

La Martinique nouvelle et possible, elle est a notre portée, construisons-la maintenant!

Serge Letchimy

Programme du MIM : Avançons en confiance

Ensemble pour une Martinique nouvelle : le programme officiel

A qui appartient l’argent du Conseil Régional ?

Par Karl Paolo

Au moment où les élus qui, depuis 12 ans dirigent la région, doivent rendre des comptes aux électeurs martiniquais, seuls juges de leurs résultats et non au magazine français « Capital », nouvelle bible de nos « patriotes », on en entend de belles sur les tréteaux électoraux !

En effet, à écouter le discours des élus MIM – CNCP du Conseil régional sortant, les fonds de la collectivité sont leur « propriété personnelle ». Mieux, ils semblent s’être donnés pour mission de les amasser, des les conserver, mais par-dessus tout de ne pas les dépenser pour développer le pays, répondre aux besoins de la population, sauvegarder l’emploi et permettre la création d’activités en injectant ces moyens financiers dans le circuit économique, en faisant par exemple en sorte que l’alimentation en eau potable soit assurée à tous les martiniquais, que l’activité économique se développe, que les élèves soit scolarisés dans de bonnes conditions et que la formation professionnelle et l’apprentissage puisse permettre aux jeunes comme aux adultes d’acquérir des qualifications pour une insertion sociale et professionnelle réussie.

Le comportement du président sortant du Conseil régional rappelle étrangement celui d’un personnage d’une comédie de Molière, « Arpagon » lequel passait son temps à dire : « ma cassette, ou est ma cassette, je veux ma cassette, on veut voler ma cassette » en parlant d’un coffre rempli d’or lui appartenant !

Mais soyons justes, il y a des exceptions !!! La première concerne la construction d’une luxueuse école primaire dans l’ile de la Dominique, équipée à faire pâlir d’envie n’importe quel élève de Martinique. Mais quand, on aime, on ne compte pas !

Au delà de cette générosité grandiose, on chercherait en vain quelles sont les écoles primaires dévastées par le cyclone Dean et reconstruites à 100% par la Région Martinique ! Il n’y en a aucune.

La seconde exception fait la une de l’actualité ces temps-ci : Il s’agit de ce bel ensemble immobilier, abritant une école des arts et des sciences ainsi qu’un centre de formation professionnel détruits par un cyclone et reconstruit dans l’ile de la Grenade!!!!! Rien à dire !!! Encore bravo !

Quelle est la réalité ?

En premier lieu, il faut que chaque martiniquais sache que c’est dans sa poche que sort « l’argent de la Région » et que lorsque l’on est généreux, c’est lui qui paye en fin de compte !

En effet, 70% du budget régional est alimenté par des impôts et de taxes payés par la population martiniquaise. Qu’en disent les comptes administratifs de la collectivité ?

2006                                                        2008

Total des recettes régionales                                     256 937 112,30€                                     352 040 107,20€

Impôts et taxes                                                            203 662 128,40€                                    240 960 365,30€

%                                                                                        79%                                                          68%

Les choses sont donc claires :

1 – l’argent de la Région n’est la propriété ni d’une personne ni d’un clan ! Il appartient au peuple martiniquais ;

2 – c’est parce que cet argent lui appartient que le peuple martiniquais est en droit d’exiger que cet argent soit utilisé pour apporter des solutions à ses problèmes, pour améliorer son cadre de vie et développer son pays.

En second lieu, les sommes prélevées sur chaque martiniquais par le Conseil régional depuis 10 ans sont en augmentation sensible contrairement à ce que prétend le président sortant de la collectivité.

Impôts et taxes perçus par le Conseil régional

(Sources : comptes administratifs)

1999                                                2008

Impôts locaux                                                 130 853 651, 37 €                        144 149 358,59 €

  • Taxes sur les permis de conduire
  • Taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules
  • Taxe sur les rhums
  • Taxes sur les carburants
  • Taxe additionnelle à l’octroi de mer+FRDE
  • Taxes d’embarquement transport aérien et maritime
  • Taxe additionnelle aux droits de mutation

De 130 millions à 144 millions d’euros, l’augmentation est nette : en 10 ans, c’est presque 13,3 millions d’euros soit plus de 87 millions de francs, (8,7 milliards de centimes) qui sont sortis de la poche de tous les martiniquais pour enrichir la cassette du Conseil régional !

Fort bien ! Mais qu’en a-t-on fait quand le président sortant de la Région se vante d’avoir plus de 28 millions d’euros d’excédent en 2008 ? La conclusion est que cette augmentation de la fiscalité régionale était parfaitement inutile puisqu’elle n’a servi à RIEN puisque les sommes collectées n’ont JAMAIS ETE UTILISEE ! YO PA TE BISOIN LAGEN TA LA !!!!

Et ce n’est pas fini !

En 2008 nous dit le compte administratif de la collectivité, les impôts locaux ont rapportés

18,9 millions d’euros au Conseil régional.

Et, bien ami lecteur, sachez qu’au budget primitif 2010 qui vient d’être voté, M. Marie-Jeanne et les siens ont décidé de mettre leur main dans votre poche en prélevant 20,4 millions d’euros d’impôts locaux, soit 1,4 millions d’euros de plus – presque 10 millions de francs -, juste de quoi sans doute financer une nouvelle école en Dominique ou ailleurs !

Près de 8% d’augmentation des impôts locaux régionaux entre 2008 et 2010, alors que la Martinique est en pleine crise et que le chômage explose, c’est ce que le président sortant du Conseil régional appelle une « bonne gestion » !!!

Electeurs, à vous d’en juger !

Karl PAOLO

3 mars 2010

Une collectivité qui s’endette, c’est une collectivité qui investit pour sa population

par Karl Paolo

Depuis que la campagne électorale pour les régionales a commencé, le principal argument de campagne des élus et candidats du MIM – CNCP – PALIMA est de dire que le Conseil régional n’a pas un centime d’emprunt auprès des banques, qu’il n’a aucune dette ! Ils s’en vantent et s’en félicitent comme si ils avaient découvert la pierre philosophale ou la formule permettant de transformer le plomb en or !

Voila donc des partis politiques qui se proclament « anticolonialistes, anti-impérialistes ,… que sais-je encore, mais qui n’hésitent pas à reprendre à leur compte, sans la moindre réflexion, sans la moindre critique, les positions les plus réactionnaires que les ultra libéraux, partisan du capitalisme pur et dur, ceux des fameux critères de Maastricht et ceux du Fonds Monétaire International n’osent même plus soutenir !!!

Avec de tels arguments aux cotés desquels les ultralibéraux passent pour d’aimables plaisantins, comment classer ces mouvements politiques à gauche alors qu’ils considèrent tout à fait normal de sacrifier le sort d’une population et le développement de son pays à un pseudo dogme de gestion dont ils sont les seuls inventeurs et les seuls promoteurs ?

En effet, quel pays au monde n’est pas endetté ? Du Malawi à la Suisse en passant par le Canada et la Tunisie, presque tous les pays, riches ou pauvres, sont endettés, y compris la France, 31ème au palmarès avec une dette de plus de 1000 milliards d’euros, soit 68,8% des ressources produites chaque année par le pays.

Et bien, ami lecteur sachez que les dirigeants de ces pays sont, pour le MIM – CNCP – PALIMA, d’incorrigibles mauvais gestionnaires ! AUCUN n’a ni lu, ni entendu, ni compris Monsieur Alfred Marie-Jeanne, seul président d’une collectivité territoriale à ne pas avoir le moindre centime de dettes ! M. OBAMA est donc un imbécile aux yeux de M. Marie-Jeanne, lui qui a accru l’endettement des Etats Unis. MM. POUTINE, LULA, CHAVEZ, bref, tous les chefs d’Etat devraient se rendre, non pas au Forum de Davos ou à Doha mais à l’immeuble de Plateau Roy pour venir écouter le nouveau pic de la Mirandole des finances publiques qui dirige notre collectivité régionale depuis 12 ans ! Et nous l’ignorions !!!!

D’abord, l’endettement, même massif de tous ces pays n’est pas si dramatique. En effet, contrairement à un individu, la collectivité a une durée de vie infinie. Ensuite, l’endettement étant la condition sine qua non de l’investissement, on ne peut parler d’endettement sans évoquer en même temps des richesses produites, crées grâce à cet endettement. Enfin, l’endettement est une nécessité vitale et Nicolas Sarkozy lui-même, élu à la présidence de la République en promettant de réduire l’endettement de la France n’a pu que l’accroitre ! Il aurait sans doute du demander des conseils à notre futur prix Nobel d’économie.

Cela prêterait à rire s’il ne s’agissait pas de choses sérieuses aux conséquences extrêmement graves pour des milliers de martiniquais ! Réfléchissons deux secondes, amis lecteurs !

Si l’Etat français et son gouvernement décidait d’appliquer le principe qu’affirme de manière totalement absurde le président du Conseil régional, à savoir « zéro dette », on fermerait immédiatement écoles, collèges, lycées, universités, hôpitaux, services publics, on arrêterait de payer les salaires des agents publics, les retraites et les pensions, les conseils généraux et les conseils généraux n’auraient plus les concours de l’Etat, bref, c’est toute l’économie qui serait par terre ! Que dirions-nous d’une telle situation ? Que diraient les syndicats enseignants si les postes venaient à être supprimés par milliers, les salaires réduits de 30% au motif de réduire l’endettement de la France, si les prestations sociales étaient divisées par 2 afin de réduire le déficit de la Sécurité Sociale ? Un rêve croyez-vous ? C’est exactement la politique prônée sans doute sans le savoir par M. Marie-Jeanne !!!!

Si le théorème Marie-Jeanne, c’est-à-dire celui de « l’endettement zéro » était mis en œuvre par les banques et les organismes financiers et que le robinet du crédit était brutalement coupé en Martinique, l’entreprise pourrait-elle vivre, l’artisan pourrait-il poursuivre son activité, le salarié pourrait-il être payé en fin de mois, le client pourrait-il acheter ? Bien sur que non !

Quel martiniquais pourrait payer au comptant, « cash », sa maison, sa voiture, son téléviseur, ses meubles et sa gazinière ? MM. Marie-Jeanne, Marie-Sainte, Duville, Michalon et consorts, tous propriétaires de leur maison, ne se sont-ils pas endettés pour l’acquérir ?

Ainsi donc, ce qui serait bon pour l’individu Marie-Jeanne, Marie-Sainte, Duville, Michalon serait mauvais pour la collectivité régionale de Martinique dont les investissements servent pourtant l’intérêt général ! Il serait normal que tel élu du MIM connu pour son gout des BMW s’endette pour acquérir un des derniers modèles mais il serait criminel que le Conseil régional s’endette pour financer la remise en état du réseau d’eau potable et d’assainissement et l’augmentation du nombre de réservoirs ? A qui va-t-on faire avaler une pareille baliverne ?

Il faut donc faire preuve d’une totale irresponsabilité quand on se félicite d’un endettement zéro de la région Martinique alors que tant de problèmes se posent aux pays, à ses entreprises et à ses habitants.

Une collectivité qui s’endette, c’est d’abord une collectivité qui investit pour améliorer le cadre et les conditions de vie de sa population et pour permettre, faciliter et impulser le développement de son territoire! En effet, sauf à couvrir des dépenses inutiles ou éphémères, les emprunts ne peuvent financer que les dépenses d’investissements dont le pays et la population ont le plus grand besoin. Ne pas le faire alors qu’on en a les moyens revient à priver la population des services (logements, transport, infrastructures) auxquels elle a droit et à restreindre le niveau d’activité des entreprises et donc celui de l’emploi alors que tout devrait être fait pour le développer.

Une collectivité qui s’endette, c’est aussi une collectivité qui a les moyens de s’endetter c’est-à-dire qui à la capacité de rembourser ses emprunts ! Et dans ce domaine, il n’y a pas de triche possible car les comptes sont publics et subissent un triple contrôle : un contrôle de légalité réalisé par le préfet, un contrôle sur la régularité des dépenses engagées effectué par le comptable public (fonctionnaire du Trésor) et enfin un contrôle de la Chambre régionale des Comptes. De ce point de vue, les 28 millions d’euros d’excédent dégagés par la Région Martinique à la clôture de l’exercice 2008 correspondent à une capacité d’emprunt de quelques 300 millions d’euros.

Si la prudence recommande de conserver des marges de manœuvre, ne pas utiliser le tiers de cette capacité d’emprunt pour obtenir des banques 100 millions d’euros en bénéficiant de la baisse des taux d’intérêt afin de permettre au pays de passer un cap difficile en relançant la commande publique dans des secteurs où cette action pourrait avoir un effet multiplicateur, tant en terme de financement privé qu’en terme d’activité et d’emploi, est totalement incompréhensible et démontre une manque total de vision prospective et une absence d’imagination. Quand on considère que le rendement de la fiscalité est directement lié au développement de l’activité et de création de richesse, on ne peut que conclure que le Conseil régional marche sur la tête en refusant d’être ce qu’il doit être : le pilote du développement économique, social et culturel du pays.

Une collectivité qui s’endette, c’est enfin une question de confiance, confiance des préteurs dans la solidité des projets des élus mais aussi et surtout confiance des élus dans l’avenir du pays qu’ils ont à gérer, confiance des élus dans la capacité d’entreprendre et de créer de ses habitants.

Mais c’est sans doute là que le bas blesse ! Le seul projet du président sortant du Conseil régional était et est toujours d’imposer l’article 74. Il n’y en a pas d’autre puisque lui-même considère, il l’a assez répété lors de la consultation du 10 janvier, qu’on ne peut rien faire dans le cadre actuel de l’article 73, « usé jusqu’à la corde ».

Le peuple martiniquais a répondu massivement « NON » à la volonté qu’il affichait de faire passer en force l’article 74. Qu’il le veuille ou non, en tant que principal chef des 74zistes, M. Marie-Jeanne a reçu une « claque » de la part de 80% des électeurs martiniquais. Il s’agit le 14 mars prochain de traduire dans les faits la volonté exprimée les 10 et 24 janvier en votant massivement pour la liste « Pour une Martinique nouvelle » afin de garantir ce que leur vote a affirmé : « NON au 74 » et « OUI » à la collectivité unique, élue sur la base d’un scrutin mixte respectant la représentation des territoires. Car les martiniquais doivent y prendre garde : pour revenir sur l’article 74, M. Marie-Jeanne et son équipe n’ont d’autre choix que de poursuivre la politique du pire c’est-à-dire, NE RIEN FAIRE pour mettre notre pays en mouvement !!! Et c’est bien pourquoi ils n’ont aucun projet !

Karl PAOLO

3 mars 2010