Archives de: Politique

Régionales 2010 : Discours de Serge Letchimy du dimanche 21 Mars

21 mars 2010

Le peuple martiniquais a fait son choix.

Celui d’un changement profond dans un pays qui vit une crise sans précédent.

Celui d’une conception moderne de la démocratie.

Celui d’une vision moderne du développement économique.

Enfin, celui d’une responsabilité sereine

Je remercie les 78 193 électeurs et électrices qui ont voté pour la liste que j’ai eu l’honneur de diriger : Ensemble pour une Martinique nouvelle !

Je remercie tous ceux qui se sont impliqués dans cette campagne, mes colistiers, militants et sympathisants !

Cette campagne a été extrêmement rude, mais l’heure n’est pas à la rancune.

L’heure est au rassemblement !

Cette victoire n’est pas la victoire d’un clan sur un autre un clan, c’est la victoire du peuple martiniquais tout entier vers un horizon neuf.

La Région de demain ne sera pas la collectivité d’un Parti politique, ni celle d’un clan.

Et encore moins la collectivité d’un homme.

Elle sera ce qu’elle doit être : la maison du peuple, la maison de tous, ouverte à tous et attentive à toutes les créativités, à toutes les solidarités !

Le pays vient de tourner une page, et c’est un moment historique !

Mais la page qui s’ouvre doit s’inscrire dans l’humilité,

dans le respect, dans le travail,

dans la volonté de faire peuple et de nous mobiliser sans exclusive,

pour affronter les moments difficiles,

dans un élan de redressement économique, social et culturel, sans précédent.

Je rends hommage à tous les adversaires du premier tour, et du deuxième tour à M. Alfred Marie-Jeanne, à M André LESUEUR. Ils ont défendu leurs idées, affirmé leurs convictions.

C’est par la participation de tous que nous pourrons construire une démocratie de progrès. Une démocratie qui respecte les différences et qui trouve dans la contradiction la possibilité même du plus total enrichissement !

L’heure est à la joie, certes !

Mais l’heure est aussi au travail !

L’heure est aussi à la responsabilité de tous !

Il n’y a pas de temps à perdre !

Dès demain, nous mettrons au travail, notamment sur le plan de la relance économique. Je demanderai, au Président du Conseil Général, M. Claude LISE, une rencontre, pour que le plus rapidement possible, nous fassions un point sur les grands enjeux du moment, mais aussi que nous traitions de la Collectivité unique à venir !

D’ici la fin avril, notre plan de relance devra être validé par notre comité de pilotage, pour être soumis aux élus dans une séance plénière, car la relance des travaux publics doit se faire dans les plus brefs délais !

Le plus rapidement possible, je rencontrerai, le représentant de l’Etat, les élus, les maires, les présidents de communautés, pour que leur participation à notre plan de relance soit totale.

La Martinique a choisi de s’ouvrir à de nouvelles perspectives de progrès et de croissance !

Je lui dis merci !

Je mesure l’immensité de la tâche qui m’est ainsi confiée.

Que la jeunesse martiniquaise, que toutes les grandes personnes, que tous les martiniquais, d’ici et d’ailleurs, trouvent dans ce défi qui s’ouvre l’occasion d’un engagement collectif et le lieu exigeant d’une espérance nouvelle !

La Martinique nouvelle est en marche !

Merci à tous !

Vive la Martinique riche de sa diversité !

Et Vive le peuple Martiniquais !

Serge LETCHIMY.

Raymond OCCOLIER, grand intellectuel auto-proclamé, a trouvé, à l’image de Marcel PROUST, sa MADELEINE

Ce jeudi 04 mars 2010, l’excentrique et facétieux R OCCOLIER, homme politique et professeur en enseignement général en collège (au collège du VAUCLIN et non au Collège de France) eut l’honneur des colonnes de notre quotidien France Antilles avec un titre évocateur en première page :

« Ni remords, ni rancunes ».

Serait-ce là un enterrement annoncé en grande pompe, « sans fleurs, ni couronnes » de la vie politique de cet élu ?

Je pense sincèrement que la rédaction du journal n’avait pas un choix de programmation alléchant pour ce tirage en décidant de publier cette interview accordée par R OCCOLIER. En effet, sur les 15 questions posées par le journaliste, R OCCOLIER s’est livré à 7 reprises à son jeu favori de répondre par une pirouette. Pour un homme qui se définit lui-même comme un intellectuel (hic…! auto-proclamation lors d’un entretien sur ATV avec le journaliste CHESNEAU), je ressens une profonde frustration et déception en tant que lecteur. Par cette attitude, R OCCOLIER ne fait pas honneur au « club » des nombreux « intellos politiciens» [………….] de ce pays. Soit… !

Revenons sur cette interview dont quelques affirmations avancées par notre homme ont particulièrement retenu mon attention.

1. Les éléments qui ont déterminé son choix pour la liste RDM « Alliance pour le développement de la Martinique » :

· La stature internationale de M DE GRANDMAISON

· La mandature de M DE GRANDMAISON au parlement européen

· La présidence de M DE GRANDMAISON à la tête du réseau international des comités de bassins

2. Le bilan du conseil régional

· Les lycées en Martinique sont les mieux équipés de France

· Le constat d’un budget en équilibre et une notation financière positive

3. Les propositions de R OCCOLIER

· Le lancement d’un emprunt obligatoire de 80 millions auprès des martiniquais

A. La stature internationale de M DE GRANDMAISON

Vaste sujet, cette stature internationale aisément mesurable d’après les indicateurs suivants :

Le nombre de kilomètres parcourus à travers le monde, le nombre de pays visités, le nombre de billets d’avions et autres titres de transport libellés au nom de notre élue et de sa proche délégation, le volume de réservations en classe affaire, VIP, ALIZEE, le nombre d’aéroports empruntés, le nombre de boutiques DUTTY FREE fréquentées pour les foulards HERMES, les chapeaux, le nombre de type d’avions utilisés, de compagnies aériennes, maritimes, ferroviaires (spatiales heu…qui sait !), de sociétés de location de voiture sollicitées, le taux d’hébergement à l’hôtel et le nombre d’enseignes hôtelières essayées, l’expertise accumulée en découverte gastronomique, et pour finir, le nombre de milles accumulés auprès des compagnies aériennes pour s’offrir quelques virées exotiques après la retraite politique sur le dos des contribuables et de……l’Etat français.

Voila ce qui a fait la stature internationale de M DE GRANDMAISON, évidemment improductive pour le développement de notre pays et le bien-être de ses habitants. Toutefois cette incommensurable expérience des voyages, lui confère une compétence sans commune mesure pour apporter à nos agences de voyages locales un conseil avisé en marketing commercial. De même que nos bijoutiers peuvent s’enorgueillir d’avoir eu, à « leur propre insu », une égérie de la joaillerie locale en faisant découvrir au monde entier, nos inimitables collier-chou et chaine-forçat.

B. La mandature de M DE GRANDMAISON au parlement européen

Gloire à Paul VERGES, homme de parole, lui, qui démissionna pour permettre la nomination de M DE GRANDMAISON au poste de député européen le 14 octobre 2007. Cet acte plein de panache (A MARIE-JEANNE prenez en de la graine.. !), a propulsé la dite Dame à BRUXELLES pour une période de deux ans. De cette mandature relevant du bon vouloir de P VERGES, je retiendrai comme point d’orgue de l’action politique de M DE GRANDMAISON en faveur du développement de la Martinique et des DOM :….. demander à l’Europe la reconnaissance de l’esclavage. Et c’est tout !!!!!!

C TAUBIRA en a rêvé et l’a fait à l’assemblée nationale française, M DE GRANDMAISON en a rêvé mais n’a pu le faire au parlement européen de Bruxelles. N’est-ce pas là un manque de pertinence intellectuelle, à vouloir pratiquer avec futilité un « copier-coller » sans vergogne. La Martinique, pressée par la crise au même titre que le reste du monde, avait sans doute d’autres priorités, portées sur un réel processus de développement économique et de relance de l’emploi. Voilà la mission qui incombait à M DE GRANDMAISON en tant qu’élue martiniquaise, plutôt que cette perpétuelle revendication démagogique et stérile au nom de l’idéologie identitaire avancée à BRUXELLES. M DE GRANDMAISON n’a pas pesé bien lourd face aux enjeux auxquels elle était confrontée, ne disposant à l’évidence d’aucun projet solide prenant en compte chaque secteur économique défavorisé à aider, par méconnaissance des mécanismes et des procédures administratives à solliciter. Elle n’a pu comprendre et s’imposer dans les jeux d’influence permanents auxquels vous devez vous confronter en tant que député européen. Il est bien plus aisé d’afficher une personnalité dotée de prestige et de charisme dans nos médias locaux et nos places publiques que dans l’hémicycle bruxellois. M DE GRANDMAISON l’a appris à ses dépends et ne s’en relèvera pas.

B. La présidence de M DE GRANDMAISON à la tête du réseau international des comités de bassins

Pour faire court, je vous renvoie au lien suivant http://www.riob.org/spip.php?article20 qui vous permettra d’en savoir un peu plus sur le réseau international des organisations de bassins (le RIOB), dont M DE GRANDMAISON fut la présidente de 2004 à 2007. Je suis convaincu que vous parviendrez à la même conclusion que moi, à savoir une « usine à gaz » dont notre élue doit chercher les tenants et aboutissements encore à ce jour. Toutefois, « ce machin », dont on n’aura vu et perçu aucune retombée sur le problème de l’eau ni sur le coût sans cesse en augmentation pour les consommateurs, aura permit à M DE GRANDMAISON de peaufiner sa carrière personnelle et d’occuper un titre honorifique supplémentaire, à défaut d’en retirer de réels avantages pour la Martinique. Les coupures d’eau récurrentes subies par la population martiniquaise pendant le carême, ne semblent pas en tout cas avoir fait l’objet d’une réflexion nourrie au sein de cette instance pour y pallier, même sous la mandature de M DE GRANDMAISON.

C. Les lycées en Martinique sont les mieux équipés de France

Même si R OCCOLIER, contrairement à M DE GRANDMAISON, n’eut guerre droit aux voyages, affirmer que les lycées en Martinique sont les mieux équipés de France relève d’une gageure inacceptable. Pareille déclaration, d’un professeur d’enseignement général en collège, certes, « en roue libre », d’un ancien président de la commission éducation à la Région, et méconnaitre la situation déliquescente des lycées, me laisse perplexe. Vu du ciel, « l’habitat scolaire» s’apparente au port de la Pointe des grives. Nos enfants sont de plus en plus parqués dans des containers. Confrontées à des nécessités d’extension, les collectivités ne construisent plus. Elles se contentent d’implanter à profusion « ces caisses à bananes » transformant nos espaces d’éducation en bananeraies géantes. BANAMART a de beaux jours devant lui ! L’état du bâti et des équipements pédagogiques sont désuets et indignes pour la formation de nos enfants. Les lycées professionnels, qui accueillent un fort pourcentage d’enfants d’origine sociale défavorisée, sont particulièrement laissés à l’abandon. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que les lycéens du LP PETIT MANOIR n’ont pas eu une seule heure de cours en atelier pendant l’année scolaire 2008-2009. Les ateliers étaient dans un état de délabrement et ne respectaient plus les règles de sécurité en vigueur. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que le personnel enseignant (ses collègues) de ce même Lycée professionnel a débrayé il y a tout juste un mois pour protester contre l’équipement désuet du matériel pédagogique des ateliers opérationnels qu’à partir de septembre 2009. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que le Lycée Joseph PERNOCK du LORRAIN situé dans le nord atlantique, région « sous-développée » par l’incompétence de ses élus et d’une politique d’aménagement territorial déséquilibrée et partisane, se trouve dans un état de délabrement au niveau de sa structure physique même, et nécessite de toute urgence une réhabilitation. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que les élèves de ce lycée se sont mis en grève et ont manifesté dans les rues de la ville à deux reprises, en 2007-2008 et en 2008-2009 pour réclamer des conditions de travail et de vie auxquelles ils sont en droit d’attendre. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que dans ce même Lycée, dans le centre de documentation, les élèves circulent en slalomant entre des étais qui retiennent le plafond. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que la fracture numérique est bien réelle dans nos lycées. Le taux d’équipement des lycées (tous types confondus) est en dessous de la moyenne nationale, en dessous de la moyenne guadeloupéenne. Certes avec l’arrivée de MAYOTTE dans le giron français, nous gagnerons une place… Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que la cité scolaire du MARIN, donc le Lycée professionnel R NERIS, est sinistré depuis le séisme. La réaction mesurée de la Région pour permettre la rapide reprise des cours a eu pour effet que les élèves n’ont pas pu avoir de cours théoriques et d’ateliers sur une partie non négligeable de l’année scolaire 2007-2008. Leur formation a pu se dérouler grâce à l’opiniâtreté des enseignants (ses collègues) et les entreprises locales qui les ont accueillis pour pouvoir se présenter décemment aux examens. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que tous les lycées ne sont toujours pas dotés de réseau informatique wifi pour permettre à nos enfants d’accéder aux technologies nouvelles et à la culture.

Je pourrais encore développer ce dossier et prouver aux martiniquais l’incurie de la Région et de R OCCOLIER quant à la politique d’éducation menée par ces derniers, au risque de générer un buzz sur le blog.

Voilà Monsieur OCCOLIER une infime réalité de la situation des lycées en Martinique. Avant d’avancer des contre-vérités comme c’est l’usage entre vous, imprégnez-vous des dossiers. Quelle irresponsabilité !! Je vous ai donné des pistes, ALLEZ SUR LE TERRAIN comme vous et vos collègues de la Région auriez du le faire.

D. Le constat d’un budget en équilibre et une notation financière positive

Que n’ai-je pas lu !! Il est de bon ton et de bon genre de plébisciter les qualités de bon gestionnaire de A. MARIE-JEANNE. Très perfide et malhonnête, quand plus du quart des Lycée (sur 23) méritent une réhabilitation totale. Quand nos enfants travaillent avec des conditions matérielles vétustes, dépassées techniquement, avec des centres d’information et de documentation sous-dotés en ouvrages littéraires, culturels et professionnels. Les internats sont laissés à l’abandon et sont pour la plupart insalubres. Le concept d’hébergement est resté identique à ceux en vigueur dans les années 60. Ces conditions rétrogrades ne motivent pas nos enfants à adopter ce type d’hébergement et ont pour effet de leur imposer les journées les plus intenses et longues au monde : réveil en moyenne à 5H30, retour au domicile à 18H30. Imaginez la vie d’un lycéen de STE MARIE scolarisé en BTS au lycée de BELLEVUE avec des cours commençant à 7H00 et se terminant à 17H00. Vient se greffer à cette donnée la question du transport scolaire qui n’en est pas un vrai et qui pèse fortement sur la vie de nos lycéens. Nos enfants, ne mériteraient t’ils pas que la collectivité Région souffre d’un déficit budgétaire pour améliorer leurs conditions de vie, et ainsi préparer les futures forces vives du pays ?

E. Le lancement d’un emprunt obligatoire de 80 millions auprès des martiniquais

Quelle ingénieuse idée R OCCOLIER !, quand on sait que le taux de chômage en 2009 s’élevait à 22% de la population active et que les plus touchés étaient les jeunes actifs de moins de 30 ans avec un taux de chômage de 35,8% (chiffres INSEE). Le PIB de la Martinique est de 9,682 milliards de dollars soit 24 118 dollars par habitant en 2006, ce qui correspond à 70% de la moyenne européenne. Sachez Monsieur OCCOLIER que la Martinique reste hélas une région pauvre de « l’Europe » même si elle garde le leadership dans les DOM. Pour la circonstance, votre lumineuse idée d’emprunt obligatoire s’apparente à un délire voire une fumisterie. Qui payera cet emprunt obligatoire ? Je crains que l’Histoire et Géographie que vous enseignez « en roue libre », en votre qualité de professeur d’enseignement général en collège vous ait « embrouillé la tête » en voulant nous imposer un nouvel emprunt russe.

Ma liberté de parole dans un pays encore en démocratie, mon aversion pour le culte de la personnalité, notamment pour les imposteurs, ma réprobation de l’obligation de servilité avilissante, de mise en politique, m’autorise sans émoi et sans états d’âmes à commenter ces affirmations, et à les porter à votre appréciation. N’en déplaise à ceux qui acceptent de subir l’embrigadement de leur conscience, courant le risque de restreindre ce pour quoi tant d’hommes et tant de femmes ont lutté au fil des siècles :

LA LIBERTE DE L’HOMME.

Félix PETIT

Lettre aux Martiniquais de Serge Letchimy

7 mars 2010

Les années qui viennent seront déterminantes, d’abord pour relever le pays, frappé d’une récession économique sans précédent. Ensuite, pour préparer la collectivité unique que le peuple a voulue.
Je me consacre depuis 9 ans au développement de la ville de Fort-de-France dans la continuité du travail déjà accompli. J’ai demande aux foyalais de m’accorder ces quatre prochaines années pour relever ce défi.

Un outil plus puissant.
Cette collectivité doit dépasser la simple fusion de nos assemblées pour devenir un véritable outil, plus efficace, plus cohérent, au service d’une Martinique nouvelle.
Si j’ai choisi de m’adresser a vous ici, c’est simplement pour rappeler quelques unes des valeurs qui m’animent, et qui a mon sens devraient constituer l’âme d’une véritable politique pour notre pays.

Une confiance totale.
D’abord, il y a l’amour infini que je porte à mon pays, la Martinique. Il y a cette confiance totale que je mets dans le génie, la volonté, la capacité à construire du peuple martiniquais. On sait qu’un petit pays peut étonner le monde entier quand ceux qui l’habitent sont le fruit d’une histoire comme la notre. Je suis persuade que tous ensemble, dans une démarche de rassemblement et de respect mutuel, nous pourrons faire de la Martinique, une terre d’initiatives et de progrès.
J’ai toujours considère que notre épanouissement ne passait pas nécessairement par une rupture avec le cadre républicain français, mais par la dans la dignité C’est pour moi éliminer l’assistanat, l’esprit de mendicité, le déni de notre personnalité collective. C’est aussi pour moi dans I ‘État de droit qu’est la France, la construction des bases démocratiques du développement et du progrès dans un processus de responsabilisation inédit.
Seulement, je respecte toutes les positions et je me battrai pour que chacun puisse défendre la sienne. La démocratie n’est pas un combat de coqs, c’est un espace d’écoute, d’humilité, d’échanges et de partage.
Les défis qui sont aujourd’hui les nôtres ne doivent pas s’aborder de manière étroitement économique ou sociale, Ils sont aussi culturels, voire philosophiques. Des lors, pour y faire face, il nous faut mobiliser des valeurs, et une appréciation lucide des grands enjeux contemporains, qui devront donner une âme a notre action économique et a toutes ces mesures que nous allons mettre en œuvre au plus vite.

L’esprit d’entreprendre
L’économie martiniquaise doit être au service des martiniquais. La croissance ne doit pas être au service du profit pour le profit. Toute économie doit conforter ces valeurs essentielles qui contribuent à l’élévation de chacun au maximum de ses possibilités. Elle doit permettre d’insuffler à notre jeunesse un esprit d’entreprise qui ne se situe pas uniquement dans une perspective de profit, mais dans une dynamique de citoyenneté généreuse. C’est pourquoi, je crois aussi a l’esprit de coopérative qui est tellement présent dans notre tradition, tout comme a l’aptitude a donner. Je veux aussi porter une attention toute particulière aux deux extrémités de notre tissu social : aux jeunes et a ces hommes et femmes du troisième age que l’on appelle les “Grandes personnes”.

Les Grandes personnes comme sources et ressources.
Je veux que notre Martinique nouvelle ne s’inscrive pas dans cette logique de mise à l’écart des aines, et de leur paupérisation rampante, que l’on retrouve en Occident. Une Grande personne est pour moi un trésor d’expérience et d’expertises, une ressource que nous devons absolument impliquer dans le projet commun.
Nous aurons besoin d’eux dans la mise en œuvre de ces proximités nouvelles et de ces accompagnements solidaires que nous allons mettre en place.

La jeunesse comme force au présent et chance du futur.
Notre jeunesse doit assumer pleinement son rôle de force vive pour l’avenir. Elle doit pouvoir étudier, apprendre, s’impliquer dans la vie du pays et du monde, dans des conditions de logement, de ressources, de déplacements et de loisirs, qui soient les plus décents possibles! La Martinique nouvelle sera attentive a ses jeunes. Elle sera soucieuse de leur assurer les conditions d’une liberté inventive, contestatrice, qui assurera toute la richesse de son évolution future.

Un pays propre.
Reste enfin, la question du rapport a notre environnement et plus largement aux changements climatiques qui vont provoquer dans les années qui viennent de douloureuses mutations et de grandes catastrophes. Nous devons enfin envisager une production agricole hautement diversifiée qui assurera une large part de notre consommation alimentaire. De même, notre fabuleuse biodiversité, ouvre à notre Martinique nouvelle des perspectives de valorisation considérables, qui nous promettent bien des horizons en termes de créations d’entreprises, d’emplois, de formations diverses, et de visibilité internationale.

Maintenant!
Avec le survol de ces quelques principes, vous voyez a quel point il ne s’agit pas seulement d’élections régionales, de développement économique, ou de simple définition des modalités de fonctionnement d’une collectivité unique.
Il s’agit de faire le choix d’une société martiniquaise s’installant dans d’inédites fondations.
Il s’agit de traiter, aujourd’hui même, les premières urgences: emploi, relance économique, mise en place de la collectivité unique. II s’agit également de mettre en œuvre sur plusieurs années de nouvelles politiques plus audacieuses en matière économique, en matière de solidarités, en matière d’environnement…

La Martinique nouvelle et possible, elle est a notre portée, construisons-la maintenant!

Serge Letchimy

A qui appartient l’argent du Conseil Régional ?

Par Karl Paolo

Au moment où les élus qui, depuis 12 ans dirigent la région, doivent rendre des comptes aux électeurs martiniquais, seuls juges de leurs résultats et non au magazine français « Capital », nouvelle bible de nos « patriotes », on en entend de belles sur les tréteaux électoraux !

En effet, à écouter le discours des élus MIM – CNCP du Conseil régional sortant, les fonds de la collectivité sont leur « propriété personnelle ». Mieux, ils semblent s’être donnés pour mission de les amasser, des les conserver, mais par-dessus tout de ne pas les dépenser pour développer le pays, répondre aux besoins de la population, sauvegarder l’emploi et permettre la création d’activités en injectant ces moyens financiers dans le circuit économique, en faisant par exemple en sorte que l’alimentation en eau potable soit assurée à tous les martiniquais, que l’activité économique se développe, que les élèves soit scolarisés dans de bonnes conditions et que la formation professionnelle et l’apprentissage puisse permettre aux jeunes comme aux adultes d’acquérir des qualifications pour une insertion sociale et professionnelle réussie.

Le comportement du président sortant du Conseil régional rappelle étrangement celui d’un personnage d’une comédie de Molière, « Arpagon » lequel passait son temps à dire : « ma cassette, ou est ma cassette, je veux ma cassette, on veut voler ma cassette » en parlant d’un coffre rempli d’or lui appartenant !

Mais soyons justes, il y a des exceptions !!! La première concerne la construction d’une luxueuse école primaire dans l’ile de la Dominique, équipée à faire pâlir d’envie n’importe quel élève de Martinique. Mais quand, on aime, on ne compte pas !

Au delà de cette générosité grandiose, on chercherait en vain quelles sont les écoles primaires dévastées par le cyclone Dean et reconstruites à 100% par la Région Martinique ! Il n’y en a aucune.

La seconde exception fait la une de l’actualité ces temps-ci : Il s’agit de ce bel ensemble immobilier, abritant une école des arts et des sciences ainsi qu’un centre de formation professionnel détruits par un cyclone et reconstruit dans l’ile de la Grenade!!!!! Rien à dire !!! Encore bravo !

Quelle est la réalité ?

En premier lieu, il faut que chaque martiniquais sache que c’est dans sa poche que sort « l’argent de la Région » et que lorsque l’on est généreux, c’est lui qui paye en fin de compte !

En effet, 70% du budget régional est alimenté par des impôts et de taxes payés par la population martiniquaise. Qu’en disent les comptes administratifs de la collectivité ?

2006                                                        2008

Total des recettes régionales                                     256 937 112,30€                                     352 040 107,20€

Impôts et taxes                                                            203 662 128,40€                                    240 960 365,30€

%                                                                                        79%                                                          68%

Les choses sont donc claires :

1 – l’argent de la Région n’est la propriété ni d’une personne ni d’un clan ! Il appartient au peuple martiniquais ;

2 – c’est parce que cet argent lui appartient que le peuple martiniquais est en droit d’exiger que cet argent soit utilisé pour apporter des solutions à ses problèmes, pour améliorer son cadre de vie et développer son pays.

En second lieu, les sommes prélevées sur chaque martiniquais par le Conseil régional depuis 10 ans sont en augmentation sensible contrairement à ce que prétend le président sortant de la collectivité.

Impôts et taxes perçus par le Conseil régional

(Sources : comptes administratifs)

1999                                                2008

Impôts locaux                                                 130 853 651, 37 €                        144 149 358,59 €

  • Taxes sur les permis de conduire
  • Taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules
  • Taxe sur les rhums
  • Taxes sur les carburants
  • Taxe additionnelle à l’octroi de mer+FRDE
  • Taxes d’embarquement transport aérien et maritime
  • Taxe additionnelle aux droits de mutation

De 130 millions à 144 millions d’euros, l’augmentation est nette : en 10 ans, c’est presque 13,3 millions d’euros soit plus de 87 millions de francs, (8,7 milliards de centimes) qui sont sortis de la poche de tous les martiniquais pour enrichir la cassette du Conseil régional !

Fort bien ! Mais qu’en a-t-on fait quand le président sortant de la Région se vante d’avoir plus de 28 millions d’euros d’excédent en 2008 ? La conclusion est que cette augmentation de la fiscalité régionale était parfaitement inutile puisqu’elle n’a servi à RIEN puisque les sommes collectées n’ont JAMAIS ETE UTILISEE ! YO PA TE BISOIN LAGEN TA LA !!!!

Et ce n’est pas fini !

En 2008 nous dit le compte administratif de la collectivité, les impôts locaux ont rapportés

18,9 millions d’euros au Conseil régional.

Et, bien ami lecteur, sachez qu’au budget primitif 2010 qui vient d’être voté, M. Marie-Jeanne et les siens ont décidé de mettre leur main dans votre poche en prélevant 20,4 millions d’euros d’impôts locaux, soit 1,4 millions d’euros de plus – presque 10 millions de francs -, juste de quoi sans doute financer une nouvelle école en Dominique ou ailleurs !

Près de 8% d’augmentation des impôts locaux régionaux entre 2008 et 2010, alors que la Martinique est en pleine crise et que le chômage explose, c’est ce que le président sortant du Conseil régional appelle une « bonne gestion » !!!

Electeurs, à vous d’en juger !

Karl PAOLO

3 mars 2010

Serge Letchimy en meeting à Schoelcher


Avançons en Confiance avec Alfred MARIE-JEANNE (vidéo)

Avançons en confiance avec Alfred MARIE-JEANNE à la tête de la Région

Document transmis par Mme Maguy Marie Jeanne

Analyse du discours de Nicolas SARKOSY à l’Atrium le 18 février 2010

Les référendums se suivent et se ressemblent dans les DOM, ou presque, enfin désormais je devrais dire les ex-DOM concernant la Martinique et la Guyane depuis le 24 janvier, le tour de la Guadeloupe viendra plus tard soyez-en sur, d’une manière ou d’une autre. La Réunion semble institutionnellement épargnée pour l’instant, mais on ne peut jurer de rien.

Le piège Raffarin assemblée unique-nouvelle collectivité n’ayant pas fonctionné le 7 décembre 2003, on nous l’a resservi en en janvier 2010 version Sarkozy, mais nettement plus élaboré cette fois-ci :

La première astuce a été de jouer sur deux couples de  mots « unique, nouvelle » et  « assemblée, collectivité »   pour créer la confusion « nouvelle assemblée unique » =  « nouvelle collectivité unique »

La deuxième astuce a été de décomposer le piège en deux temps le 10 puis le 24 janvier. Le 10 janvier ils ont fait semblant de vous demander de choisir entre le 73 et le 74 en sachant très bien que vous alliez voter massivement non au 74, le vrai objectif étant d’endormir votre méfiance pour le vote du 24 janvier, afin qu’a la faveur d’une forte abstention parfaitement prévisible,  le oui à ce qu’ils ont présenté comme l’assemblée unique, mais qui est en en fait une « nouvelle collectivité unique » l’emporte même de peu,  cela suffit,  l’idée étant de faire silence sur le fort taux d’abstention, pourtant très significatif.

On reconnait là, la patte de l’enfant gâté de la Vème, élève de Mitterrand et de Chirac, héritier d’une droite décomplexée, mais complexé par sa petite taille, animé par l’esprit de revanche et cherchant à tout prix à prouver, qu’il peut réussir là où d’autres  grands avant lui ont trébuchés.

Cet esprit de revanche on le retrouve, dans l’analyse de son discours à l’atrium le 18 février, où il n’a pas pu s’empêcher de rappeler sa déconvenue lors de son voyage en 2005 je le cite : « si je remonte en 2005, je ne le fais pas pour polémiquer avec qui que ce soit, ca n’aurait aucun sens d’ailleurs  mais je me souviens des polémiques au moment de ma venue en 2005, elles m’avaient d’ailleurs blessé » s’en suit une récupération éhontée de l’image d’Aimé Césaire ce « grand homme, un sage » avec lequel il se serait réconcilié, lors d’un entretien en 2006.

Puis entre le passage de pommade dans le dos aux élus, et la condamnation sans appel des troubles de 2009, cette phrase lourde de sens, qu’il laisse échapper, à telle enseigne qu’on se demande si ce discours très troublant, n’est pas l’addition de deux textes ou de deux pensées exprimant des sentiments très différents voire contraires  « c’est pas parce que j’ai été reçu gentiment et avec beaucoup de chaleur que j’oublie » , stupéfiant !  Et au passage pour démontrer qu’il a une bonne connaissance des « outres-mers » il prend soin de préciser lors de ce rappel des participants aux manifestations de 2009, résumés dans le terme « les violents », « plus en Guadeloupe qu’en Martinique d’ailleurs » histoire d’entretenir la division entre les deux iles, et quid de leurs revendications.  Jégo est  mort vive Penchard !

Vient ensuite le passage succulent de pommade dans le dos de la population, spécialiste avertie de droit constitutionnel « et j’ai encore en mémoire le souvenir de tous les conseils et tous les commentaires, ça ne les intéressera pas, ils n’y comprendront rien . Quelle méconnaissance de la Martinique, et de l’outre-mer en général ! » Du fout… de gueule pur et simple si on rapproche ces propos  de « vous vous êtes exprimé avec la plus grande clarté, sur le premier référendum car non seulement on en a fait un, ce qui était déjà un risque, mais comme ça ne suffisait pas on en a fait deux ».  Justement pourquoi en avoir fait deux et surtout,  de quel premier référendum s’agit-il au fait ?

De celui du 7 décembre 2003, ou de celui du 10 janvier 2010, et même dans un cas ou dans l’autre, celui du 24 janvier  serait le deuxième ou le troisième, donc à l’évidence et de l’aveu même du président on peut conclure que le peuple martiniquais ne s’est pas exprimé « avec la plus grande clarté » le 24 janvier 2010.

L’aveu de toute cette grande supercherie qu’a été  cette consultation du 24 janvier, se révèle de façon éclatante, dans ce discours du 18 février. Il suffit de citer ce passage d’une incroyable maladresse.

« j’avais pris l’engagement, de demeurer neutre, et je mets au défi qui que ce soit de pouvoir témoigner que je n’ai pas respecté, cette parfaite neutralité, tout juste vous avais-je dit, dès le mois de Juin dernier que pour moi le statu quo institutionnel n’était pas souhaitable compte tenu des modes de gouvernance partout dans le monde, et aussi compte tenu des évènements que nous venions de vivre, le seul point ou vraiment je me suis un peu engagé, mais en vous demandant de ne pas garder le statu quo. »

Alors de deux choses l’une soit le président de la république a voulu nous faire prendre des vessies pour des lanternes, soit je n’y comprends plus rien à la langue française. Mais une chose reste sure : on ne peut pas dans une même phrase affirmer une chose et son contraire. Car les mots, et groupes de mots « engagement de rester neutre » « parfaite neutralité »et « pour moi le statu quo n’était pas souhaitable » « le seul point ou vraiment je me suis engagé » « en vous demandant de ne pas garder le statu quo » ne sont rationnellement, ni compatibles, ni associables pour quelqu’un sain d’esprit.

Moïse DANIEL

Marie-Luce Penchard : erreur ou manipulation médiatique ?

Les pseudo-dérapages médiatiques deviennent une habitude dans la politique française.

Jean-Marie Le Pen, grand précurseur, a fait des émules dans la section « Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas et je le fais parce que çà sort de mes tripes ».

Loin de moi l’idée que Madame Penchard aie quelque accointance avec le borgne énervé, mais force est de constater que ce genre de sortie devient un passage obligé de la communication « à la Sarkozy ». On se souvient notamment de Jean Sarkozy à l’EPAD et du « karcher ».

A chaque fois, il y a un objectif précis derrière : masquer une autre actualité ou montrer à une frange de la population qu’au fond, on est comme « Monsieur tout le monde ».

Alors,  imaginons que vous êtes Marie-Luce Penchard. Bien sûr, ce schéma est critiquable mais, il faut parfois simplifier pour voir clair.

Vous êtes arrivé au Ministère de l’Outre- Mer en passant par le cabinet de Sarkozy

Vous avez des appuis puissants en Guadeloupe mais aucune légitimité sur le terrain

Vous n’avez même jamais été élue et le reproche principal que vous fais un opposant guadeloupéen socialiste, pour ne pas le nommer, est d’être loin des affaires guadeloupéennes, de fait.

En fait, vous êtes loin des « guadeloupéens » qui d’ailleurs ne vous connaissent pas et n’ont pas « d’histoire avec vous ».

Et puis tout d’un coup, vous leur annoncez que vous êtes prête à sacrifier le fruit d’une très belle carrière de haut fonctionnaire (inégalée pour un antillais) par pur sentiment d’appartenance nationale (ici, nation = peuple + territoire - aucune notion indépendantiste)

Vous dîtes cela devant 50 pelés et 30 tondus.

Et là, le PS de la Réunion se met à gronder ! Jusqu’ici, c’est normal.

Par contre, quand le PS national en parle, ils travaillent pour vous en Guadeloupe et Victorin Lurel (ah mince, je l’ai nommé) doit être un peu alarmé parce que son argument principal est mis à mal par la voix de son propre parti.

On vous reproche d’avoir dit çà en tant que Ministre de l’Outre-Mer et les autres Outre-Mer ont raison de s’alarmer.

Sauf que vous êtes sur une liste pour les Régionales de Guadeloupe.

La dernière fois qu’il y a eu des élections locales, tous les Ministres qui les ont perdus ont été sortis du gouvernement, par exemple M. Juppé.

Donc en conclusion, vous n’êtes déjà plus Ministre : soit vous êtes élue à la Région Guadeloupe soit vous retournez dans un cabinet (bien que sincèrement, je doute que cela soit aussi radical dans ce cas précis.

Ce qui ‘est une « faute » pour la ministre est peut être une bonne opération de communication pour la candidate.

Je citerai au passage le cas de M. Frêche qui ne serait jamais passé au Grand Journal de Canal + si le PS n’avait fait gonfler la polémique, le renforçant au niveau local par la même occasion.

Parfois, on se demande si le PS ne le fait pas exprès.

Patrick Karam lance e-deom.com

Communiqué de presse de Patrick Karam du 11/02/2010

Patrick Karam lance e-deom.com :

la plateforme pour l’emploi et la création d’entreprise dédiée aux Ultramarins


Patrick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer, a dévoilé aujourd’hui www.e-deom.com, le premier portail Internet exclusivement dédié à l’emploi et à la création d’entreprise pour les Ultramarins aussi bien en outre-mer que dans l’Hexagone (cf. dossier de presse en pièce jointe). Le Délégué interministériel a salué cette avancée majeure : « www.e-deom.com constitue une réponse structurelle de poids pour mettre un terme aux discriminations et aux injustices sur le marché de l’emploi en outre-mer. Le site répond à une attente très forte d’une élite ultramarine qualifiée qui avait été relayée lors des mouvements sociaux aux Antilles en 2009. L’opacité sur le marché de l’emploi était pointée du doigt. D’où la nécessité d’améliorer la coordination des forces vives du tissu économique ultramarin. Les candidats ultramarins bénéficieront en outre d’une priorité au recrutement lorsqu’ils présentent les compétences requises au titre de l’avantage que leur confère la connaissance de l’environnement géographique du lieu de travail ainsi que la culture locale. »

A cette occasion, Patrick Karam a signé avec l’association d’entrepreneurs ultramarins GEDFOM représenté par son président Ruddy Jean-Jacques des conventions de partenariat tripartite pour une action efficace dans ces domaines avec le Pôle emploi, l’APCE (Agence pour la création d’entreprise), LADOM (L’Agence de l’outre-mer pour la mobilité) et la FEDOM (Fédération des entreprises des départements d’outre-mer). Ces institutions étaient respectivement représentées par Christian Charpy, directeur général Pôle emploi, François-Xavier Bieuville, directeur général LADOM, Philippe Mathot, directeur général APCE, et Alain Vienney, délégué général FEDOM.

Patrick Karam a donné pour mission à l’association GEDFOM d’élaborer et d’animer ce site Internet qui facilitera l’accès à l’information en la centralisant. Il s’agit, dans un souci d’égalité des chances, d’élargir l’espace économique et de fluidifier le marché du travail pour les intéressés en diffusant une information maximale.

Le portail Internet mettra en relation les demandeurs et les offreurs d’emploi aussi bien en outre-mer que dans l’Hexagone. En plus des offres d’emploi à pourvoir, des rubriques dédiées à la création d’entreprise et d’information sur l’activité économique des départements d’outre-mer seront régulièrement mises à jour pour exposer les opportunités d’investissement dans les DOM.

Le site sera pleinement opérationnel le mercredi 17 février 2010.

Contact :

Jordan Lolo-Paolini

01 53 69 25 89 | 06 64 86 03 95

jordan.lolo-paolini@outre-mer.gouv.fr

www.ultramarins.gouv.fr