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Patrick Karam lance e-deom.com

Communiqué de presse de Patrick Karam du 11/02/2010

Patrick Karam lance e-deom.com :

la plateforme pour l’emploi et la création d’entreprise dédiée aux Ultramarins


Patrick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer, a dévoilé aujourd’hui www.e-deom.com, le premier portail Internet exclusivement dédié à l’emploi et à la création d’entreprise pour les Ultramarins aussi bien en outre-mer que dans l’Hexagone (cf. dossier de presse en pièce jointe). Le Délégué interministériel a salué cette avancée majeure : « www.e-deom.com constitue une réponse structurelle de poids pour mettre un terme aux discriminations et aux injustices sur le marché de l’emploi en outre-mer. Le site répond à une attente très forte d’une élite ultramarine qualifiée qui avait été relayée lors des mouvements sociaux aux Antilles en 2009. L’opacité sur le marché de l’emploi était pointée du doigt. D’où la nécessité d’améliorer la coordination des forces vives du tissu économique ultramarin. Les candidats ultramarins bénéficieront en outre d’une priorité au recrutement lorsqu’ils présentent les compétences requises au titre de l’avantage que leur confère la connaissance de l’environnement géographique du lieu de travail ainsi que la culture locale. »

A cette occasion, Patrick Karam a signé avec l’association d’entrepreneurs ultramarins GEDFOM représenté par son président Ruddy Jean-Jacques des conventions de partenariat tripartite pour une action efficace dans ces domaines avec le Pôle emploi, l’APCE (Agence pour la création d’entreprise), LADOM (L’Agence de l’outre-mer pour la mobilité) et la FEDOM (Fédération des entreprises des départements d’outre-mer). Ces institutions étaient respectivement représentées par Christian Charpy, directeur général Pôle emploi, François-Xavier Bieuville, directeur général LADOM, Philippe Mathot, directeur général APCE, et Alain Vienney, délégué général FEDOM.

Patrick Karam a donné pour mission à l’association GEDFOM d’élaborer et d’animer ce site Internet qui facilitera l’accès à l’information en la centralisant. Il s’agit, dans un souci d’égalité des chances, d’élargir l’espace économique et de fluidifier le marché du travail pour les intéressés en diffusant une information maximale.

Le portail Internet mettra en relation les demandeurs et les offreurs d’emploi aussi bien en outre-mer que dans l’Hexagone. En plus des offres d’emploi à pourvoir, des rubriques dédiées à la création d’entreprise et d’information sur l’activité économique des départements d’outre-mer seront régulièrement mises à jour pour exposer les opportunités d’investissement dans les DOM.

Le site sera pleinement opérationnel le mercredi 17 février 2010.

Contact :

Jordan Lolo-Paolini

01 53 69 25 89 | 06 64 86 03 95

jordan.lolo-paolini@outre-mer.gouv.fr

www.ultramarins.gouv.fr


Restitution de l’enquête emploi et métier de la fonction publique territoriale de Guadeloupe

Cette enquête, datée d’Octobre 2009, a été publiée mi décembre 2009.

KONFÉRANS ENTEWNASYONAL LAPWENT 20-21 OKTOB 2009

lkp_tvCollectif du 5 Février

KONFÉRANS ENTEWNASYONAL LAPWENT 20-21 OKTOB 2009

DÉCLARATION SOLENNELLE

Considérant que la situation économique et sociale actuelle existant en Guyane, Martinique et Guadeloupe résulte de la pérennisation du modèle de l’économie de plantation,

Considérant que cette économie s’appuie sur des rentes de situation de monopoles, des abus de positions dominantes qui génèrent des injustices,

Considérant que ces injustices touchent aussi bien les travailleurs, que les acteurs économiques endogènes,

Considérant que ce sont autant d’obstacles au développement économique endogène et à l’épanouissement social,

Les organisations de masse et les organisations anticolonialsites et anti-capitalistes de Guyane, Martinique et Guadeloupe, respectivement le Front pour l’avenir de la Guyane (FPAG), Kolektif 5 Févriyé (K5F) et Liyannaj Kont Pwofitasyon, réunies les 20 et 21 octobre 2009 en Conférence Internationale, an Bik a Mityalité, Lapwent Gwadloup, déclarent :

Yonn : les travailleurs et les peuples des dernières colonies de la France dans la Caraïbe ont eu raison de s’organiser en collectif, de liyanné les expériences respectives des organisations qui les composent et de se constituer en nouvelles forces à dimension populaire et de masse, diverses tant du fait de leurs pratiques que de leurs orientations stratégiques.

Dé : Ces nouvelles organisations représentent dans la période historique actuelle de vrais espoirs pour les travailleurs et les peuples, de vrais outils pour avancer vers plus de liberté, plus de démocratie et de justice dans ces sociétés.

Twa : La lutte pour la défense des intérêts des travailleurs, plus largement du peuple, et singulièrement de la jeunesse, le combat contre toutes les Pwofitasyon mené dans ces pays relèvent d’un processus de maturation enclenché depuis l’époque esclavagiste et s’inspirent des grandes luttes sociales menées jusqu’à ce jour.

Kat : Ces combats s’inscrivent également dans un contexte international marqué par les luttes de la classe ouvrière et des peuples contre le capitalisme et ses dégâts de tous ordres sur la planète.

Ola nou yé jodi jou

Nous avons négocié et contracté avec l’Etat français et le patronat des accords d’une portée politique et stratégique fondamentale. Pour la première fois dans l’histoire de nos pays, ce sont les travailleurs et les peuples en mouvement dans la rue qui ont imposé la satisfaction de certaines de leurs revendications.

De la Loi PONS à la LODEOM, aucun des schémas dits de développement, élaborés et débattus avec les élus, n’a permis un quelconque développement, ni la diminution du chômage. Pire, ils ont consacré le mépris, l’exclusion et la négation des peuples de nos pays.

A l’évidence, les mouvements FPAG, K5F et LKP ont établi un nouvel équilibre entre la puissance coloniale, sa représentation locale et les travailleurs et le peuple en mouvement, an konsyans é an balan. La persistance des mouvements en terme de durée, la pertinence de leurs initiatives et l’adhésion populaire dont ils bénéficient, sont significatifs d’un mouvement profond, de nature révolutionnaire et dont l’objectif est d’éradiquer la Pwofitasyon.

Fortes de ce parcours, les organisations de masse soussignées, réunies les 20 et 21 octobre 2009, en Guadeloupe, pour échanger et valider leurs expériences respectives, donner de la dimension à leurs pratiques, organiser la solidarité, notamment contre la répression, assurer la victoire des travailleurs de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe et satisfaire leurs plate-formes de revendications.

Les organisations soussignées :

refusent d’ores et déjà que les conclusions des Etats-Généraux du gouvernement français soient la réponse aux revendications et aspirations des travailleurs et des peuples en mouvement,
exigent le respect des accords et la poursuite des négociations,
entérinent ce jour l’installation à Pointe à Pitre du Collectif International de Défense créé le 9 aout 2009 à Corte (Corse),
appellent à la tenue d’une nouvelle conférence au mois de février 2010 en Martinique.
Les organisations soussignées appellent les travailleurs et les peuples :

à populariser leurs idées, à expliquer leur démarche dans les bourgs, les quartiers, les sections, les entreprises et les familles,
à se mobiliser pour les luttes en cours et pour le respect des accords concernant l’augmentation des salaires, la baisse des prix du carburant et des produits de première nécessité, le plan d’urgence pour l’emploi et la formation des jeunes,
à renforcer la mobilisation pour l’augmentation des minima sociaux, le relèvement des pensions de retraite et l’arrêt de la criminalisation de l’action syndicale,
à continuer la lutte pour éradiquer la Pwofitasyon, abolir les privilèges et instaurer de nouveaux rapports économiques et sociaux.
Que les travailleurs de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe nourrissent leur éveil et s’organisent pour le triomphe final de leurs luttes pour la liberté et l’émancipation.

Front pour l’avenir de la Guyane :
Albert DARNAL

Kolektif 5 Févriyé :
Philippe PIERRE-CHARLES

Liyannaj Kont Pwofitasyion :
Elie DOMOTA

Lapwent, le 21 octobre 2009

Sondage effectué lors de la Journée Outre-Mer Développement le 05/09/09 par LH2DOM

Les chiffres parlent d’eux mêmes et montrent que la journée a clairement atteint son objectif :
« Outre-Mer Développement est un évènement sur une journée qui a pour but de réunir le monde économique et social des Antilles et de la Guyane et leurs diasporas, pour créer de l’échange, mettre en réseau et partager des idées, en vue de promouvoir le développement de l’Outre-Mer Caribéen. »
On notera la propension de la nouvelle génération de diplômés à envisager l’entreprenariat aux Antilles.
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Outre-Mer Développement : Le rendez vous de ceux qui font bouger la Caraïbe

Le 5 Septembre 2009 aura lieu à Paris, Outre-Mer Développement, un évènement sur une journée qui a pour but de réunir le monde économique et social des Antilles-Guyane et leurs diasporas, pour créer de l’échange, mettre en réseau et partager des idées, en vue de promouvoir le développement de l’Outre-Mer Caribéen.

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Cette journée est une initiative d’entrepreneurs des Départements Français d’Amérique vers la diaspora de ces territoires, ainsi que vers tous ceux qui s’intéressent à leur développement.

Son objectif est multiple :
- Tout d’abord, permettre à tous ceux qui s’y intéressent de mieux comprendre les problématiques de développement économique et social auxquelles sont confrontés la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane
- Ensuite, contribuer à susciter des projets d’entrepreneurs pour participer au développement de ces territoires
- Enfin, permettre à ceux qui le souhaitent, d’approfondir un projet d’installation ou de retour dans ces territoires
- C’est une journée pour regarder la réalité en face avec la volonté de la rendre meilleure par l’énergie, le travail et la mise en commun des  intelligences.
- Alors que le débat soit le plus vigoureux possible, le plus vivifiant aussi !que des vocations puissent naître ! que de l’envie de Caraïbes y soit renforcée !

La journée s’articule autour de différents rendez-vous répondant le plus largement possible aux besoins des visiteurs :
- Les conférences : Réunissent un panel d’experts et de personnalités. Eloquence et pertinence sont au rendez-vous pour des présentations dynamiques suivies de sessions de questions-réponses.
- Les ateliers : Les ateliers participatifs sont le cœur de l’esprit d’Outre-Mer Développement. Ils ont pour but de favoriser l’échange et la réflexion en petits groupes.
- Les animations : Rencontres Investisseurs/Porteurs de Projet , Rencontres Emplois, 100 idées pour l’Outre-Mer, Stands partenaires…

Intervenants confirmés

Olivier Laouchez, Jean Crusol, Claudy Siar, Daniel Robin, David Doumith, StéphaneHayot, José Jacques-Gustave, Sandrine Joseph, Patrick Fabre,…

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Facebook : @Le groupe de ceux qui font bouger la Caraïbe (Déjà 1400 membres !)
Sur Twitter & @Outremer_Dev.

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Contacts organisateurs :

Paris

Béatris Compère

0603242609

beatriscompere@gmail.com

Fort-de-France

François Brichant

06 96 94 85 83

fbrichant@lagencedecom.fr

Serge Letchimy répond aux questions d’Antilles Politique

Au lendemain du grand mouvement social antillais, le Député Maire de Fort-de-France répond aux questions d’Antilles Politique.

Les questions :
  • Comment allez-vous depuis les derniers événements ?
  • Quelle est votre version des faits ?
  • Pensez vous que la manifestation des planteurs était une provocation ?
  • Que répondez-vous à ceux qui pensent que les politiques ont été absents pendant le conflit social ?
  • Le politique n’est-il pas en train de perdre le leadership de l’opinion, avec l’émergence d’une personnalité de la société civile comme Domota ?
  • De quelle façon les élus sont impliqués dans les travaux préparatoires?
  • Quel poids auront les avancées obtenues lors des EG ?
  • Le Secrétariat d’Etat à l’Outre mer a parlé d’une nécessaire prise de responsabilité des DOM dans leur développement. Faut il y voir une ’occasion de définir un nouveau modèle de développement local  concerté avec l’UE?
  • Le cadre constitutionnel actuel est assez rigide bien que ce cadre puisse encore évoluer face aux enjeux qui se posent aux territoires ultramarins. Quel modèle préconisez-vous ?

Le Médiateur du crédit aux entreprises en Martinique

Aujourd’hui en Martinique, sera présenté le dispositif de la médiation national du crédit. Nicolas jacquet, Médiateur Délégué en charge de l’Outre-Mer et William Nahum, Médiateur Délégué en charge des relations avec les organisations socioprofessionnelles,  présenteront avec le Préfet Ange Mancini ce dispositif national lancé en Octobre 2008.

Ce dispositif gouvernemental de soutien aux PME en difficulté est un outil qui aidera les entreprises à assurer leur trésorerie en aménagement leurs dettes. Au plan local, la médiation du crédit aux entreprises sera assurée par l’IEDOM. Les entreprises pourront solliciter un tiers de confiance issu du paysage institutionnel ou consulaire local pour les assister dans les démarches. Vous trouverez l’ensemble des informations relatives au tiers de confiances (rôle et contacts) sur le site internet du Médiateur : http://www.mediateurducredit.fr

Quelles sont les entreprises éligibles ?

  • les entreprises commerciales qu’elle que soit leur taille ou leur forme juridique (EI, EURL, SNC, SARL,SA, SAS, SASU, Holding regroupant des sociétés dont l’activité économique se situe en totalité ou en majeure partie en France)
  • les jeunes entreprises (moins de 3 ans d’activité)
  • les artisans
  • les commerçants
  • les entrepreneurs individuels
  • les professions libérales réglementées et non réglementées
  • les créateurs enregistrés au registre du commerce et les repreneurs d’entreprise ayant essuyés un refus de financement de leurs établissements financiers sur des projets fiabilisés
  • les auto entrepreneurs dotés d’un numéro SIREN
  • les SCI professionnelles
  • les associations, y compris celles de 1901, dès lors qu’elles sont soumises aux impôts commerciaux (impôt sur les sociétés, TVA, taxe professionnelle…)
  • les entreprises soumises à procédures amiables (mandat ad hoc, conciliation…)
  • les entreprises soumises à procédures collectives :
    • placées en sauvegarde
    • en redressement judiciaire
    • et même en liquidation judiciaire suite à une demande de l’administrateur judiciaire sur un éventuel projet de reprise acté par le tribunal de commerce nécessitant des financements

Une fois les démarches effectuées, voilà comment cela fonctionne :

 

 

Bon nombres de lecteurs d’Antilles Politique ont contacté les rédacteurs pour leur demander auprès de qui ils pouvaient se rapprocher pour bénéficier des fonds d’intervention annoncés dans le cadre du plan Corail. Le guichet qui était annoncé, Martinique Iniative, n’a apparemment pas eu beaucoup plus d’informations que nous à ce sujet. En me promenant sur la blogosphère j’ai pu lire ceci : « Le hic, c’est que ni Mr JEGO, ni ses collaborateurs, n’ont contacté le président de Martinique Initiative que je suis. Résultat: le prêt à taux zéro servi par Martinique Initiative, annoncé dans le plan CO.RAIL, n’est jusqu’a aujourd’hui, qu’une illusion ! DMS » Ce post est en date du 30 Mars, mais sauf erreur de ma part, Martinique Initiative n’a toujours pas pu mettre en œuvre cette annonce gouvernementale. Lle dispositif de médiation du crédit aux entreperises ne s’inscrit pas dans les dispositifs annoncés dans le plan Corail.

Le plan Corail devait présenter un ensemble de mesures exceptionnelles pour le soutien aux entreprises. Le Médiateur du crédit est un dispositif national qui a été lancé en Novembre 2008. Il a fallu 6 mois et une crise sociale de longue haleine pour que l’Etat fasse la promotion d’un outil qu’il créée à destination des entreprises en difficulté.

La réactivité est un peu longue pour mettre en œuvre un dispositif qui ne contribue plus uniquement à aider les entreprises mais plutôt à sauver des économies locales. En Guadeloupe, depuis le 12 Mars ce sont plus de 300 emplois qui ont disparu dans 89 entreprises qui ont été liquidées. La situation est grave. L’économie doit rebondir et s’appuyer sur l’ensemble des dispositifs existant. Les pouvoirs publics locaux doivent aussi faire le nécessaire pour mettre en œuvre les annonces faites au plan local et national.

Gageons que la médiation du crédit soit très vite opérationnelle sur nos territoires.

D’ailleurs je serai curieux de savoir si parmi nos lecteurs entrepreneurs certains ont déjà pu bénéficier d’un appui des collectivités locales ou de l’Etat suite à la crise, et si oui, sous quelle forme ?


BC

Le plan Corail, Le nouveau dispositif gouvernemental de soutien aux entreprises

Le gouvernement se mobilise pour soutenir les entreprises ultras marines en mettant en place le Plan Corail (Contrat de reprise d’activité et d’initiative locale).

Ce nouveau dispositif exceptionnel vise à redynamiser le tissu économique local frappé par les évènements de ce début d’année.

L’économie locale a été profondément touchée. Un retour à la normal est envisageable dans les prochains mois, mais pour le moment la situation reste précaire. L’approvisionnement des grandes enseignes de distribution reste très perturbé car soumise à une reprise lente de l’activité portuaire. « Les derniers containers de frais datent de début mars. Le port autonome est surchargé. » Indique Christophe LEROY directeur du Carrefour de Milenis en Guadeloupe dans un article du Monde paru hier. Il indique dans cet entretien qu’ un retour à la normale n’est pas envisageable avant un mois.

Hormis le secteur de la grande distribution qui a été pointée du doigt par le LKP et le collectif du 5 Février, d’autres pans de l’activité économique ont été lourdement impacté. Les TPE PME, qui constituent une part importante du tissu économique auront du mal à trouver la trésorerie nécessaire pour faire face à l’ensemble des charges qu’elles doivent acquitter. Le Plan Corail annoncé par le Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer vise justement ces petites unités de production.

Voici les principales mesures du plan Corail :
- Report du paiement des impôts et droits de douane
- Suspension pendant six mois des poursuites en recouvrement exercées par Urssaf et Assedic
- Un abandon de 50 % des créances pourra être consenti en cas d’établissement d’un plan d’apurement des dettes sociales par les entreprises concernées
- Les règles applicables au chômage partiel seront assouplies
- Augmentation de la durée d’indemnisation et du montant des allocations
- Un ensemble de dispositions pour l’appui au développement des entreprises
- Des mesures spécifiques pour l’hôtellerie et les TPE

Les mesures phares de ce dispositif permettront aux entreprises de bénéficier d’un certain nombre d’allègement de charge et l’accès à des prêts pour avoir la trésorerie nécessaire pour être pérennes.
Yves JEGO se félicite des avancées obtenues dans ce plan. Il est incontestable que ces mesures sont hors du commun et, souhaitons le, seront suffisantes pour assurer la survie des petites entreprises.
Les Collectivités locales devraient également se mobiliser dans ce sens. Le soutien à l’activité économique est une compétence des Conseils régionaux. Ce serait l’occasion pour eux de faire la promotion de ces outils encore trop méconnus des entrepreneurs et des organismes consulaires.

Ces dispositifs portés ou soutenus par les Conseil régionaux peuvent prendre plusieurs formes :
- Les prêts d’honneur. Il s’agit de fonds qui sont prêtés sans garantie et sans intérêt aux créateurs d’entreprises. Ces fonds sont portés en Martinique par la Plateforme d’Initiative locale Martinique Initiative, association d’accompagnement à la création d’entreprise. Ces prêts sont adossés à des emprunts contractés auprès des banques. En Guadeloupe, l’ADIE propose également l’accompagnement et le financement des entrepreneurs.
- Les fonds de garantie. Les emprunts bancaires sont souvent difficiles à obtenir les entrepreneurs car les banques exigent des garanties qu’ils ne peuvent pas fournir. Pour cela, les Conseils régionaux abondent des fonds permettant de garantir ces emprunts.
- Le capital investissement. Les Conseils régionaux peuvent abonder des fonds de capital investissement qui soutiennent le financement des entreprises. Les grands secteurs de l’activité économique disposent de fond spécifique pour soutenir les entreprises d’une filière.

Ces dispositions financières viennent s’ajouter aux dispositifs fiscaux et sociaux dont les entreprises antillaises peuvent déjà bénéficier. (Zones franches, contrats aidés…)Mais tous les entrepreneurs sont ils au courant de ces dispositifs ? Les sollicite-t-il suffisamment ?

En assurant la promotion de ces dispositifs auprès des acteurs concernés, les collectivités contribueraient de manière bien plus efficiente au développement des entreprises et en l’occurrence au maintien de leur activité.