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Séisme d’Haïti du 12 janvier 2010 Communiqué de presse du Conseil Régional de Martinique Notes Numéro 9, du 25 janvier 2010

Séisme d’Haïti du 12 janvier 2010

Communiqué de presse du Conseil Régional de Martinique

Notes Numéro 9, du 25 janvier 2010

Rappel : Face à l’ampleur de la catastrophe qui touche la République d’Haïti, le Président du Conseil Régional de Martinique a activé une cellule de crise, le 13 janvier 2010, afin de lui permettre de cadrer l’aide que la collectivité régionale souhaite apporter, au titre de sa solidarité et de la coopération caraïbéenne, au peuple haïtien. Cette cellule se réunit selon un calendrier mentionné dans ses communiqués, jusqu’à ce que des propositions concrètes soient proposées aux instances délibérantes de la Région. Une veille est assurée les autres jours. La cellule de crise qui représente les ressources propres de la Région accueille des partenaires et consultants extérieurs ayant une capacité d’action.

On se réfèrera aux bulletins antérieurs pour le cadre de fonctionnement de la cellule et les objectifs de la Région qui privilégie l’aide sous forme d’investissements pour le recouvrement favorisant les apprentissages et l’activité professionnelle en Haïti.

En raison de l’importance des données à traiter, les communiqués peuvent être émis le lendemain de la réunion de la cellule.

Les questions discutées ce 25 janvier sont les suivantes :

Informations diverses sur la situation en Haïti

Ce lundi, plusieurs professionnels de retour d’Haïti ont témoigné de leurs impressions sur la situation à Port-au-Prince et à Léogâne. En outre, quelques informations reçues par e-mail ont été transmises

- M. Emmanuel Florent, Médecin CICOMSCA (Centre International pour la Coopération Médicale et Sanitaire dans la Caraïbe et les Amériques).Témoignage.

L’échelle de la catastrophe est au-delà des capacités et usages en matière d’aide. L’urgence sanitaire est au-delà de bien des crises passées. De nombreux blessés restent sans soins, en raison du manque de chirurgiens, d’orthopédistes, d’anesthésistes et de soignants.

La phase de crise sanitaire peut durer 6 mois. Une fois passée la première urgence médicale (un mois environ), des complications respiratoires (poussière), des faiblesses fœtales. (Observation de M. Giboyau : la présence d’amiante dans les décombres doit faire redouter des effets à retardement).

Besoins urgents en médicaments : antalgiques (notamment pédiatriques), antibiotiques, anti-inflammatoires et Anti-diarrhéiques (les cas d’enfants touchés par des diarrhées croissent rapidement).

Pour les accouchements, la remise en route des structures encore debout se fait progressivement, malgré le grand nombre de décès parmi les médecins et autres personnels soignants.

Malgré une mobilisation internationale très forte, les besoins sont tels que les effectifs pourraient être multipliés par 3 ou plus. Chaque organisation intervient dans la limite de ses possibilités, très localement, avec ses capacités logistiques, mais on ne peut parler de maîtrise de la situation.

Les maisons non effondrées sont affectées par les répliques. La psychose des répliques laisse dehors ceux dont le domicile n’est pas endommagé. Heureusement il ne pleut pas. La mise à disposition de tentes est une priorité pour les femmes et les enfants, d’autant plus que chaque coup de vent soulève énormément de poussière de décombres. Des problèmes respiratoires, à plus ou moins long terme, doivent être envisagés.

Pour l’envoi sur place de volontaires martiniquais, des problèmes de logistique sont soulevés par la sécurité civile : problématique de l’autonomie et de la sécurité sur place des personnes et de leur matériel d’intervention. Tous les intervenants doivent impérativement avoir leur propre logistique.

- M. Roland Rosillette, ONG PLAC 21 et France-Quebec 21. Témoignage

La situation est inimaginable, les images sont celles de villes bombardées, notamment à Léogâne où presque toutes les écoles sont à terre. Les rassemblements, entre autres sur les stades, soulèvent des problèmes d’hygiène à l’échelle de la catastrophe, d’où un besoin urgent d’organiser des camps avec latrines.

De nombreuses victimes, parmi lesquelles l’élite intellectuelle dont le pays a besoin, sont retrouvées dans l’Université de Port-au-Prince en ruine. Des universités françaises se proposent d’accueillir des étudiants.

Les besoins sont criants dans tous les domaines, inclus la logistique de distribution sur le terrain.

- Mme Yaïssa Arnaud-Bolivar, professeur de sciences économiques en Haïti. Rapatriée. Témoignage

Chacun se demande comment le pays va redémarrer une fois l’urgence passée. Quelle vie réinventer ? Un sentiment de « vide absolu » plane en l’absence totale de perspective dans le chaos. Il faut non seulement reconstruire matériellement le pays, mais aussi les structures sociétales et économiques.

A la fin des secousses, tous ceux qui le pouvaient sont sortis des bâtiments. On observait des évanouissements, des personnes hébétées couchées au milieu de la rue, des personnes hurlant.

A la carrière de La Boule, exploitée sans précautions (fait dénoncé depuis des années), un éboulement a enfoui les travailleurs.

Il faut aussi penser aux nombreux « petits » sinistrés isolés dans les campagnes, qui ont seulement perdu leurs biens, et qui ne seront pas prioritaires sur les circuits de l’aide internationale.

- M. Daniel Vigée, Médecin-Pompier de retour d’intervention (en liaison téléphonique). Témoignage

La catastrophe est survenue dans un contexte déjà difficile. Face aux risques d’émeutes, il y a des difficultés à organiser la distribution des rations alimentaires qui sont arrivées sur place.

L’état des centres de santé primaire et des dispensaires est en cours d’évaluation. Il faut développer les formations dans ce domaine et financer les salaires, il faut faciliter l’achat des matériels.

La formation des ingénieurs et des architectes est une priorité absolue. Même les bâtiments neufs financés par des organisations internationales sont tombés en raison à la fois de l’absence de règles de construction parasismique et d’un manque de contrôle des chantiers. Paradoxalement (pour le grand public), les petites cases ont mieux tenu que les bâtiments officiels. Cela est notamment lié au fait que les masses de béton impliquées sont beaucoup plus faibles. La reconstruction des quartiers insalubres doit être l’occasion d’apporter un meilleur environnement aux populations.

La Chargée de mission Risque sismique de la Région a rappelé que des projets de coopération étaient déjà en cours d’instruction au moment du séisme. Il s’agit de formations en construction parasismique mobilisant des experts martiniquais (Cf. projet CASASTABLE du Natural Risk Reduction Strategy du Conseil Régional).

- Docteur Félix Thomas, Président Union Départementale des Sapeurs Pompiers (UDSP) Martinique, médecin chef CASH

Haïtien d’origine, en Martinique depuis 1977, le docteur Thomas a été en charge de la logistique (aller et retour) des volontaires du SDIS en sauvetage-déblaiement qui sont intervenus en Haïti.

Le SDIS envoie depuis des années des détachements sur les urgences caraïbéennes, et cette fois-ci, selon les retours d’information, ce qu’on voit à la télé n’est qu’une infime partie de la réalité.

L’Union Départementale des Sapeurs Pompiers de Martinique, qui mène des actions de coopération, avait formé 11 formateurs haïtiens qui avaient commencé à leur tour à former des secouristes en Haïti. L’UDSP met l’accent sur la nécessité de créer un réseau d’unités de secours (casernes) bien réparti sur le pays. Le peu de moyens qui existaient avant la catastrophe était concentré dans Port-au-Prince. Il faut faire un inventaire des moyens et des besoins et mener une réflexion stratégique. Aider les secours haïtiens à acquérir une méthode et des moyens d’intervention permet d’améliorer leur capacité de réponse immédiate, de réduire la dépendance et, si nécessaire, de faire bénéficier la Caraïbe de la réciprocité en cas de crise.

- Lecture d’un message électronique de Jean-Claude Fignolé, Maire des Abricots reçu par la chargée de mission Risque sismique

Ce « paisible village » de la Grand-Anse (Haïti), comme bien d’autres en province, est confronté à l’arrivée massive de sinistrés dépourvus de tout, de blessés infectés, d’enfants à scolariser, de bébés à allaiter et à soigner, et également à un début de délinquance. Cette petite commune n’a aucun moyen matériel et dépend de l’aide extérieure, qui actuellement est concentrée sur la capitale.

L’Etat haïtien et les organisations incitent les familles à rejoindre leurs régions d’origine ; régions qu’ils avaient auparavant quittées en raison de la grande pauvreté et l’absence d’emploi. Les provinces ne sont pas en mesure de faire face et l’aide matérielle et sanitaire doit être envisagée à l’échelle du pays entier. Des enquêtes sur les besoins des provinces, devant être suivies d’effets concrets, sont urgentes. Il faut ajouter que les commerçants d’une région agricole comme la Grand-Anse qui étaient approvisionnés depuis Port-au-Prince ne reçoivent plus de marchandises.

Suivi de la mobilisation des associations et des sociétés de Martinique

- Association des Soignants Préparés aux Risques Majeurs (ASPRIM)

Malgré les besoins encore importants, la Préfecture continue à faire savoir qu’elle préfère mobiliser l’ASPRIM en Martinique (sans doute par difficultés à garantir les conditions de leur sécurité et de leur logistique). Cependant les médecins en Haïti avec lesquels l’ASPRIM avait déjà travaillé l’an dernier appellent à l’aide. L’ASPRIM a reçu de du Président des établissements de santé privés d’Haïti une demande pressante accompagnée d’une proposition d’hébergement des volontaires de l’ASPRIM chez l’habitant. Il est rappelé qu’en raison de l’effondrement d’hôpitaux et cliniques, Haïti est confronté à une perte importante de personnel médical.

Les membres de cette association rappellent qu’ils sont formés aux interventions d’urgence et regrettent qu’il ne soit envisagé de les mobiliser que pour la seconde phase de soins.

La DSDS demande à l’ASPRIM la mise à disposition de 2 soignants pour accompagner des médecins à l’hôpital de Pétion-ville. Les soignants martiniquais ont l’avantage de la langue créole, avantage très sollicité par les organisations en place (Nations-Unies et international).

Ces partants achemineront les cartons de masques offerts par le CHU. En outre, ils emmèneront le résultat d’une collecte auprès des infirmières martiniquaises.

ASPRIM, en collaboration avec la Région (validation par la CP du 26 janvier) propose de mettre en place un nouveau stage de formation en médecine d’urgence et de catastrophe, particulièrement orienté sur les pathologies et complications post-séisme. Il s’adresse aux nouveaux adhérents, notamment aux volontaires de l’ADHM. Il se déroulera début février.

- Association Des Haïtiens en Martinique (ADHM)

L’ADHM a des contacts quotidiens avec Haïti. Ce week-end, des Associations d’Haïtiens de Martinique, Guadeloupe et Saint-Martin se sont réunies en Guadeloupe. Leur position est que la reconstruction d’Haïti doit passer par les haïtiens et créer des emplois sur place. La suspension des taxes douanières a été décidée par l’Etat haïtien pour favoriser l’entrée de l’aide. Il a été décidé de tisser des liens entre ces associations d’haïtiens expatriés. Un forum se tiendra le 15 mai.

Selon L’ ADHM, il semblerait que 80% du PIB haïtien provient de la diaspora. La régularisation de la situation de ceux qui résident en France, à l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis, va favoriser cet afflux monétaire qui contribuera à la reconstruction en Haïti.

L’approche globale de l’action de l’ADHM se dessine. Elle s’articulerait autour de 5 axes. Les 2 premiers à court terme et les 3 autres dans la durée.

- Méthodologie de l’accompagnement de l’accueil des expatriés sanitaires et leurs accompagnants, en attendant un retour possible. (Projet qui sera déposé au Conseil général en charge du social)

- Formation des volontaires. (Jeudi réunion de travail entre ADHM et CRM pour organiser la formation des maçons. Formation des soignants avec ASPRIM en préparation).

- Education

- Agriculture

- Développement

L’association doit se structurer pour faire face à ses nouveaux objectifs et lance un appel à personnes ressources pour accompagner les projets. Elle souhaite fédérer des associations partenaires.

- ADRASSEC (Radioamateurs de Martinique)

L’ADRASSEC met en place une action caraïbéennes pour le développement des radio transmissions.

- Brigitte DOPPIA consultante (EDEA)

EDEA travaille sur le terrain à des projets de coopération dans le domaine agricole (Cayes, Nippes, Léogâne Grand-Goâve…). Les objectifs sont le développement de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture

Les projets d’EDEA prennent une nouvelle ampleur en raison des migrations actuelles vers les milieux ruraux. Le Ministère de l’agriculture haïtien propose un redéploiement de ces projets s’adressant aux jeunes et favorisant leur insertion au travers des activités agricoles et agro-alimentaires. Des formations pourraient être assurées par des formateurs martiniquais, et des formateurs haïtiens désormais sans emploi car eux-mêmes réfugiés dans les campagnes.

- M. Ange-Eric RANGON, entrepreneur TP

Les entrepreneurs martiniquais souhaitent se mobiliser. Ils sont à la recherche d’informations pour cadrer une offre. A court terme démolition, déblaiement. Leur message est d’éviter un « Katrina bis » par manque de réactivité.

- M. Franck ROBERT, coordonateur projets CE en Haïti (informations diverses suite à des échanges avec ses interlocuteurs en Haïti)

Les ONG qui étaient en Haïti avant la catastrophe ont perdu des moyens logistiques. Les financements arrivent mais les transports pour les acheminer sont insuffisants. En ce moment, les organisations sur le terrain forment des volontaires haïtiens à administrer les soins légers aux blessés.

Bâtiment : l’absence de contrôles techniques reste une menace. Il est impératif de suivre les chantiers financés avec une aide à la reconstruction.

Le contexte de ces dernières années avait permis l’émergence de projets de coopération. La perte des données dans les décombres risque des les retarder alors qu’il faudrait les activer. Il faut favoriser et fédérer les petites actions. Utiliser les contacts existants. En raison de leur proximité culturelle les entreprises en Martinique et en Guadeloupe ont la capacité de faire des offres pertinentes.

- M. Maurice Juston pour Métal Système

Sa société étudie des procédés constructifs appropriés au contexte caraïbéen (climat, séismes, cyclones) à coût réduit. Projet en cours de définition.

Autres informations émanant de la Région Martinique

La région rappelle que les actions proposées doivent créer de l’activité en Haïti.

La Direction des relations internationales et de la coopération finalise le dossier de positionnement de la Région à proposer à la CP du 26 janvier.

La chef de service informe que :

- la Préfecture par le biais du Services des Etrangers a mis en place un dispositif pour faciliter l’accueil et le suivi des haïtiens en Martinique et des Haïtiens rapatriés. Il est prévu des autorisations provisoires de séjour ainsi que des regroupements familiaux, et un suivi médical des rapatriés.

- La piste du Cap Haïtien est en cours d’agrandissement

- une réunion pour finaliser la mise en place d’une collecte de matériel de santé

- le Service social régional reçoit de nombreuses propositions de parrainages (accueil d’enfants pour finir l’année scolaire

- Sir Hillary, Vice Chancellor et principal de UWI Cave Hill a envoyé un message appuyant sur la responsabilité de la France (Haïti ayant du payer à la France une « dette d’Indépendance » jusqu’en 1922) et des Etats Unis d’Amérique dans l’appauvrissement d’Haïti et appelle à une Reconstruction équitable d’Haïti.

Les élus présents concluent en faisant ressortir les principes suivants

-: Etre pratique et développer des actions concrètes.

- Favoriser l’émergence des bureaux de contrôle technique en Haïti.

- Retisser les liens entre Martinique et Haïti.


Prochain communiqué : Mercredi 27 janvier.

Contact presse : Direction des Relations Internationales et de la Coopération

service.cooperation@region-martinique.mq / 0596 59 64 69

Séisme d’Haïti du 12 janvier 2010 Communiqué de presse du Conseil Régional de Martinique Numéro 7, du 21 janvier 2010

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Séisme d’Haïti du 12 janvier 2010

Communiqué de presse du Conseil Régional de Martinique

Numéro 7, du 21 janvier 2010


Rappel : Face à l’ampleur de la catastrophe qui touche la République d’Haïti, le Conseil Régional de Martinique a activé une cellule de crise, le 13 janvier 2010, afin de lui permettre de cadrer l’aide que la collectivité régionale souhaite apporter, au titre de sa solidarité et de la coopération caraïbéenne, au peuple haïtien. Cette cellule se réunit selon un calendrier mentionné dans ses communiqués, jusqu’à ce que des propositions concrètes soient proposées aux instances délibérantes de la Région. Une veille est assurée les autres jours. La cellule de crise qui représente les ressources propres de la Région accueille des partenaires et consultants extérieurs ayant une capacité d’action.

Les questions discutées ce 21 janvier sont les suivantes :

L’information utile en provenance d’Haïti se clarifiant progressivement, la semaine prochaine la cellule adopte un nouvel agenda avec trois réunions hebdomadaires jusqu’à nouvel ordre : le lundi, le mercredi et le vendredi. Sa mission reste inchangée.

Informations générales sur la situation en Haïti

L’attention est attirée sur le fait que la sécurisation des régions sinistrées n’est pas encore assurée pour permettre l’implantation d’acteurs civils dans des conditions fiables.

Les acteurs potentiels doivent se faire référencer auprès du système d’aide international.

La Région informe que selon le communiqué OCHA Situation Report # 8, du 20 janvier 2010, le gouvernement haïtien a divisé la zone sinistrée en 8 zones pour l’organisation de l’aide humanitaire, et que chaque zone est suivie par un ministre haïtien en charge de la coordination des efforts d’assistance. Cette division est la suivante : 1) Petionville and Kenscoff; 2) Carrefour; 3) Gressier; 4) Petit Goave, Grand Goave and Leogane; 4) Tabarre; 5) Cabaret and Croix de Bouquets; 6) Delmar; 7) Jacmel; and 8) Ville de Port au Prince.

Parallèlement à ce découpage administratif, selon le communiqué OCHA Situation Report # 6, du 17 janvier 2010, les champs d’actions de l’aide humanitaire et au recouvrement sont au nombre de 12, et la coordination de chacun est confiée à une agence des Nations Unies. La répartition est la suivante :

- Gestion et coordination des camps de sinistrés : IOM (International Organization for Migration)

- Education : UNICEF (United Nations Children’s Fund)

- Hébergement d’urgence et aide non alimentaire : IOM / IFRC (International Federation of Red Cross And Red Crescent Societies)

- Aide alimentaire : WFP (United Nations World Food Programme)

- Logistique : WFP

- Protection des personnes OHCH (Office of the High Commissioner for Human Rights), assistée de l’UNICEF pour les enfants, de l’UNFPA (United Nations Population Fund) pour les femmes

- Eau et hygiène : UNICEF

- Agriculture et sécurité alimentaire : FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations)

- Première phase de recouvrement : UNDP (United Nations Devlopment Programme)

- Télécommunications en phase d’urgence : WFP

- Santé : WHO / PAHO (World Health Organization / pan American Health Organization)

Critères de viabilité des projets de coopération avec Haïti

Lorsque la médiatisation ralentira, les intentions réelles des partenaires apparaîtront et permettront de mieux cibler les aides efficaces.

Le Conseil Régional souhaite que les projets de coopération après la phase d’urgence impliquent concrètement les partenaires haïtiens sur place. Ceci afin d’améliorer leur technicité et leurs propres capacités, et non de recevoir passivement une aide matérielle. La capacité de création d’activité en Haïti est un critère primordial pour l’instruction des dossiers.

La Région réitère son souci d’éviter les annonces sans effets dans un contexte de crise où cette pratique est fréquente.

Haïti est un Etat très centralisé. Bien que faisant preuve de dynamisme, les communes n’ont pas forcément la capacité de gestion des fonds et les moyens logistiques.

Toute intervention en Haïti pendant la phase d’urgence, et vraisemblablement après, doit être validée dans ce pays par l’autorité nationale ou un représentant dûment approuvé par celle-ci dans le cadre du plan d’aide global pour le pays, et par la municipalité d’accueil du projet.

Suivi de la mobilisation d’associations et sociétés de Martinique

- Association des Soignants Préparés aux Risques Majeurs (ASPRIM)

La Préfecture fait savoir qu’il n’y a plus de besoin d’urgence pour les soignants, mais désormais pour les anesthésistes et les chirurgiens. Les soignants en Martinique doivent rester disponibles pour les rapatriés sur place.

- Association Des Haïtiens en Martinique (ADHM)

L’ADHM fait savoir que la Préfecture ne lui demande qu’une liste de familles.

ADHM va définir techniquement et économiquement son projet de familles d’accueil, ainsi que la méthodologie de traçabilité des actions et des financements. Bien cibler les actions.

Ce week-end, une rencontre sera organisée en Guadeloupe entre les associations d’Haïtiens de Guadeloupe, de Martinique et de Saint-Martin pour un débriefing de ce qui a été fait et un briefing pour la coordination de ce qui doit être encore fait.

Le consulat général d’Haïti proposerait une aide pour les offres de formations venant de Martinique. Un courrier officiel est attendu à ce sujet.

- Fédération Martiniquaise des Conducteurs d’Engins et PIC SARL

Le groupement a formé 80 personnes en Haïti, pour la conduite d’engins de travaux publics. Suite à la catastrophe et pour faire face aux besoins de déblaiement, le groupement prépare une offre.

- Société CERTA

La société propose du mobilier parasismique pour équiper les zones exposées à un aléa sismique élevé, dont les constructions ne sont pas parasismiques. Un dossier technique et financier est en cours.

- GEODE – UAG

L’UAG est déjà partenaire de la Région dans le cadre d’un projet global en matière de catastrophes naturelles. Les compétences de GEODE (expertise, recherche et formations) restent mobilisées pour la phase de recouvrement.

- La Région confirme que les dossiers d’offres à court terme émanant d’entités martiniquaises et précisant les références de leurs correspondants haïtiens, doivent être formalisés dans de très brefs délais.

La cellule réunit, notamment, des porteurs de projets d’aide et les oriente vers les services pour le dépôt de leurs dossiers. Ce sont les instances délibérantes qui statueront sur les aides régionales accordées ou non.

Autres informations émanant de la Région Martinique

La Région informe que :

- elle porte un projet global de coopération caraïbénne Natural Risks Reduction Strategy (NRRS) regroupant 9 sous-projets dédiés aux divers axes de la prévention et de la préparation aux risques majeurs, ainsi qu’au recouvrement post-catastrophe. Il fait suite et prolonge des travaux déjà réalisés. Plusieurs sous-projets associent des régions Haïtiennes et notamment les régions de la péninsule Sud concernées par la faille d’Enquillo[1] et le report de contraintes vers l’ouest suite à la rupture du 12 janvier. L’impact du séisme du 12 janvier 2010 incite la Région à poursuivre cette action et à l’amplifier.

- La collecte des informations sur la situation des pertes et leur tri par secteur social, technique et économique  se poursuit dans l’attente de la mission d’évaluation.

Prochain communiqué : Vendredi 22 janvier.

Contact presse : Direction des Relations Internationales et de la Coopération

service.cooperation@region-martinique.mq / 0596 59 64 69


[1] Nom de la faille sur laquelle le séisme du 12 janvier 2010 s’est produit.


Séisme d’Haïti du 12 janvier 2010 Communiqué de presse du Conseil Régional de Martinique Numéro 6, du 20 janvier 2010

Séisme d’Haïti du 12 janvier 2010

Communiqué de presse du Conseil Régional de Martinique

Numéro 6, du 20 janvier 2010

Rappel : Face à l’ampleur de la catastrophe qui touche la République d’Haïti, le Conseil régional de Martinique a activé une cellule de crise, le 13 janvier 2010, afin de lui permettre de cadrer l’aide que la collectivité régionale souhaite apporter, au titre de sa solidarité et de la coopération caraïbéenne, au peuple haïtien. Cette cellule se réunit tous les jours ouvrables pour le moment, puis plusieurs fois par semaine, jusqu’à ce que des propositions concrètes soient proposées aux instances délibérantes de la Région. Une veille est assurée via Internet pendant les week-ends. La cellule de crise qui représente les ressources propres de la Région accueille des partenaires et consultants extérieurs ayant une capacité d’action.

Les questions discutées ce 20 janvier sont les suivantes :

Dernières informations sur la situation en Haïti

Une réplique de magnitude 6.1 (profondeur 10 km) a touché ce matin la région de Grand-Goâve à 6 h 03. Cette région qui était déjà affectée par des intensités VII-VIII connaîtra sûrement une aggravation de sa situation. La zone sinistrée s’étend vers l’ouest.

En raison de la résilience du peuple haïtien, plus les moyens appropriés tardent à venir, plus la reconstruction spontanée va se faire là où c’est possible et dans des conditions précaires.

La situation au regard de la gestion du très grand nombre de décédés est sensible, car l’élimination des corps « en masse » ajoute au traumatisme des populations.

Transit des haïtiens en Martinique

A la demande de la cellule, la chef de service en charge des relations internationales de la Région a relayé les questions de l’ADHM auprès de la Préfecture et de ses services (qui font un point quotidien en interne sur les interventions en Martinique et en Haïti).

La Préfecture fait savoir que :

-        elle rapatrie en priorité les ressortissants français, les ressortissants haïtiens ayant un conjoint français, ou titulaires d’un titre de séjour ;

-        sur 1 600 personnes visées, la moitié a déjà été rapatriée ;

-        une fois arrivés en Martinique, ils sont pris en charge par une cellule psychologique et un suivi administratif est mis en place. Sauf état sanitaire critique, ils sont hébergés en hôtel avant rapatriement sur un territoire français de leur choix.

-        pour ceux qui arrivent à Paris, l’accueil est organisé par le quai d’Orsay en relation avec les services de l’aéroport.

La Préfecture propose à l’ADHM de fournir une liste des familles d’accueil.

L’ADHM réitère sa proposition de travailler en direct avec la Préfecture.

Eléments sur la situation et les besoins sanitaires

Le CHU doit faire face à une forte demande de produits pharmaceutiques. Les blessés haïtiens sont accueillis principalement en traumatologie et le Plan blanc[1] perturbe le fonctionnement ordinaire. Les hôpitaux de Trinité et du Lamentin, dans une moindre mesure, hébergent également des victimes.

La Croix Rouge (PIRAC Antilles) d’abord affectée à Jacmel est en cours de relocalisation.

Un appel urgent à envoi de produits pharmaceutiques a été reçu par des médecins martiniquais depuis Haïti. Une urgence toute particulière de produits d’hygiène médicale (notamment masques et gants) est signalée.

La Région, qui envisageait déjà une action dans ce domaine, va se renseigner sur le matériel potentiellement disponible en Martinique auprès des hôpitaux et fournisseurs grossistes pour des lots bien conditionnés.

Suivi de la mobilisation d’associations de Martinique (suite)

-        Association des Soignants Préparés aux Risques Majeurs (ASPRIM)

La DSDS a pris la relève du SAMU pour la gestion des soignants envoyés sur place. L’inspecteur de santé publique, qui gère la logistique, a redemandé la liste des volontaires ASPRIM. Il leur est demandé en outre de préciser les compétences particulières des membres de l’ASPRIM. Le COD[2] exprime une demande urgente d’infirmiers en nombre pour un départ rapide.

L’ASPRIM a demandé à la DSDS un état des conditions d’accueil du premier groupe à partir et se tient prête.

-        Association Des Haïtiens en Martinique (ADHM)

L’ADHM doit dresser rapidement la liste des candidats à la formation en construction parasismique de ses maçons volontaires. Leur départ éventuel, se fera sous couvert de l’ADHM, lorsque les conditions seront réunies.

-        La Région reste dans l’attente des demandes officielles comprenant entre autres un agenda prévisionnel des stages à réaliser. Cet appui n’implique pas de façon systématique un départ pour Haïti.

Préparation des actions de recouvrement sur le moyen terme

La collecte des informations sur la situation des pertes et leur tri par secteur social, technique et économique  se poursuit dans l’attente de la mission d’évaluation.

Le Conseil régional précise que son action ultérieure se fera en collaboration avec l’autorité nationale haïtienne et en accord avec les municipalités concernées.

Portail Internet « Haïti » du Conseil Régional

La page Haïti du site Internet régional est opérationnelle en interne et sera bientôt ouverte au public.

-        Diffusion des communiqués quotidiens

-        Interviews

-        Informations utiles

L’autorisation d’activer certains liens vers des sites externes est en cours.

Prochain communiqué : Jeudi 21 janvier.

Contact presse : Direction des Relations Internationales et de la Coopération

service.cooperation@region-martinique.mq / 0596 59 64 69

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[1] Réquisition prioritaire des blocs opératoires pour les urgences.

[2] Centre Opérationnel Départemental

Comité de sécurité franco-dominiquais


RepubliqueFrancaiseMinistère de l’Intérieur,

De l’outre-mer et des collectivités territoriales

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Préfecture de la région Guadeloupe

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Cabinet de M. le Préfet

Basse-Terre, le mardi 27 octobre 2009

Dossier de Presse

Comité de sécurité franco-dominiquais

La 3e réunion du Comité de sécurité franco-dominiquais est organisée mercredi 28 octobre en Préfecture.

Qu’est-ce que le Comité de sécurité franco-dominiquais ?

Les relations entre la Guadeloupe et la Dominique sont marquées depuis le début des années 2000 par une intensification des échanges économiques et humains. Il s’agit d’une manifestation positive de l’intégration de la Guadeloupe au sein de son environnement régional.

Cependant, parallèlement aux échanges légaux se développent les trafics, notamment de stupéfiants, et les réseaux d’immigration clandestine.

Pour répondre aux défis croissants de sécurité, les autorités françaises et dominiquaises ont décidé d’instaurer une instance permanente d’échanges et de dialogue. Le Comité de sécurité franco-dominiquais a été créé en 2005[1]. Il a déjà été réuni à deux reprises, le 3 juin 2006 à Basse-Terre et le 19 mai 2008 à Roseau.

Le Comité de sécurité a vocation à faciliter le dialogue et la coopération entre autorités françaises et dominiquaises concernant l’ensemble des sujets liés aux questions de sécurité. Les sujets abordés sont donc la coopération dans les domaines des actions de Police, de Gendarmerie, de douanes, dans le domaine judiciaire…

Quels sont les participants du Comité de sécurité ?

La délégation dominiquaise est présidée par le Ministre des affaires étrangères, de l’immigration et du travail, M. Vince HENDERSON. Elle est en outre composée :

- du Secrétaire parlementaire au cabinet du Premier Ministre, M. Petter SAINT-JEAN ;

- de la 1ère magistrate dominiquaise, Mlle Evelina BAPTISTE ;

- de la Directrice des Affaires politiques du Ministère des Affaires étrangères, Mme Sonia MAGLOIRE-AKPA ;

- du directeur des douanes, M. Roderick IRISH ;

- du Commissaire de Police, M. Hobbes Jno. BAPTISTE.

La partie française est présidée par M. le Préfet, vice-présidée par Mme la Procureure générale près de la Cour d’appel de Basse-Terre, Mme Christine PENICHON. L’ensemble des services de douanes, de police, et de gendarmerie, sont présents, ainsi que Mme l’Ambassadrice de France à Castries.

Quel est l’état des relations bilatérales franco-dominiquaises ?

Les relations bilatérales entre la France et la Dominique sont bonnes.

Elles s’inscrivent dans la durée. De nombreuses rencontres de haut niveau alimentent le dialogue continu avec les autorités dominiquaises. Rappelons qu’en 2006, le Premier Ministre M. SKERRIT signait à Basse-Terre, avec M. SARKOZY, alors Ministre de l’Intérieur, des accords bilatéraux de réadmission et de circulation.

Elles s’inscrivent dans la pratique. Des opérations impliquant la Dominique sont organisées par les services français, par exemple dans les domaines de la formation ou de l’échange d’expérience.

Quels sont les enjeux de la 3ème réunion du Comité de sécurité ?

1. Dans le domaine de la coopération douanière et policière, et de la lutte contre les migrations illégales, l’accent est mis sur les échanges d’informations entre services et sur les possibilités juridiques d’intervention dans les eaux territoriales de chacun des Etats.

2. Dans le domaine judiciaire, la compréhension des systèmes juridiques réciproques est au cœur des débats, ainsi que les échanges d’informations entre institutions.

3. Dans le domaine de la pêche, la France propose de mettre à disposition de la Dominique son excellence dans le sauvetage en mer en échange d’avancées dans les négociations sur les accords d’accès réciproques en matière de pêche. Ce dernier point concerne la mise en œuvre de l’article n°129 du protocole d’accord du 4 mars 2009.

4. La facilitation des mouvements de populations entre la France et la Dominique est enfin à l’ordre du jour.


[1] Par l’arrangement administratif du 24 octobre 2005 signé à Basse-Terre par M. Girot de Langlade, Préfet de la Région Guadeloupe, et M. Skerrit, Premier Ministre de la Dominique