Archives de 'Hexagone (5ème DOM)'

Suivi des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone : un peu de mieux

La deuxième réunion du comité de suivi des décisions du CIOM (conseil interministériel de l’outre-mer) relatives à l’Hexagone se tenait hier au ministère chargé de l’outre-mer sous l’égide de la délégation générale à l’outre-mer en présence de Patrick KARAM, délégué interministériel pour l’égalité des chances des FrançaiSEs d’outre-mer.

Les associations ont salué la mobilisation continue de l’État et sa volonté manifeste d’appliquer les décisions annoncées le 6 novembre par le président de la République en présence de la ministre chargée de l’outre-mer.

Pour autant, elles ont de nouveau demandé que les réunions de ce comité de suivi soient préparées avec ses membres, y compris ceux des régions.

Elles ont également souligné que les expertises rassemblées lors des États généraux de l’outre-mer du 19 février au 6 novembre 2009 n’étaient pas suffisamment sollicitées par l’État, notamment en ce qui concerne le suivi des décisions relatives à la mémoire ou à l’économie du sport.

Plus de détails : http://www.tjenbered.fr/2010/20100909-00.pdf

Suivi des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone : des inquiétudes…

Mercredi 8 septembre à 15h00 se tiendra à Paris, au ministère chargé de l’outre-mer, la deuxième réunion du «comité de suivi des décisions du CIOM (conseil interministériel de l’outre-mer) relatives à l’Hexagone». Cette réunion s’annonce malheureusement comme une simple réunion d’information, comme l’avait été la première le 25 février.

Convoquer des rapporteurEs bénévolEs, venuEs pour certainEs des régions à leurs frais (!), sans documents préparatoires (!!), un jour de semaine à 15h00 (!!!) n’est pas compatible avec le sérieux et l’efficacité exigés par le président de la République Nicolas SARKOZY et la ministre chargée de l’outre-mer Marie-Luce PENCHARD lors de la conclusion du CIOM, le 6 novembre.

Nous exigeons le respect de nos vœux formulés à l’issue de la réunion du 25 février, qui vont de soi dans le cadre d’une mission de service public :

1°) Disposer, tous les deux mois, d’un bilan d’étape du suivi des décisions du CIOM relatives à l’Hexagone ;

2°) Être rembourséEs, concernant les rapporteurEs des ÉGOM (États généraux de l’outre-mer) venuEs des régions pour assister aux réunions de ce comité de suivi, de nos frais de déplacement ;

3°) Être consultéEs sur l’horaire des prochaines réunions de ce comité.

Pour le Collectifdom, le président, Daniel DALIN

06 10 02 40 19

d.dalin@collectifdom.com

Pour le Collectifdom, le secrétaire général adjoint, David AUERBACH CHIFFRIN

06 10 55 63 60 (Hexagone) | 06 96 05 24 55 (Antilles) | Télécopie : 01 76 50 59 79

contact@tjenbered.fr

Président de Tjenbé Rèd (Association afro-caribéenne de lutte contre les homophobies, les racismes & le sida) ;

Pour le Collectif des ÉGOM (États généraux de l’outre-mer) dans l’Hexagone,

Pierre PASTEL, porte-parole,

06 23 84 60 93

Sociologue ;

Rapporteur de la commission à la mémoire et à l’identité des ÉGOM dans l’Hexagone en 2009

Plus d’infos : http://www.tjenbered.fr/2010/20100902-00.pdf

Mercredi 8 septembre à 15h00 se tiendra à Paris, au ministère chargé de l’outre-mer, la deuxième réunion du «comité de suivi des décisions du CIOM (conseil interministériel de l’outre-mer) relatives à l’Hexagone». Cette réunion s’annonce malheureusement comme une simple réunion d’information, comme l’avait été la première le 25 février.

Convoquer des rapporteurEs bénévolEs, venuEs pour certainEs des régions à leurs frais (!), sans documents préparatoires (!!), un jour de semaine à 15h00 (!!!) n’est pas compatible avec le sérieux et l’efficacité exigés par le président de la République Nicolas SARKOZY et la ministre chargée de l’outre-mer Marie-Luce PENCHARD lors de la conclusion du CIOM, le 6 novembre.

Nous exigeons le respect de nos vœux formulés à l’issue de la réunion du 25 février, qui vont de soi dans le cadre d’une mission de service public :

1°) Disposer, tous les deux mois, d’un bilan d’étape du suivi des décisions du CIOM relatives à l’Hexagone ;

2°) Être rembourséEs, concernant les rapporteurEs des ÉGOM (États généraux de l’outre-mer) venuEs des régions pour assister aux réunions de ce comité de suivi, de nos frais de déplacement ;

3°) Être consultéEs sur l’horaire des prochaines réunions de ce comité.

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Pour le Collectifdom, le président, Daniel DALIN

06 10 02 40 19

d.dalin@collectifdom.com

Pour le Collectifdom, le secrétaire général adjoint, David AUERBACH CHIFFRIN

06 10 55 63 60 (Hexagone) | 06 96 05 24 55 (Antilles) | Télécopie : 01 76 50 59 79

contact@tjenbered.fr

Président de Tjenbé Rèd (Association afro-caribéenne de lutte contre les homophobies, les racismes & le sida) ;

Pour le Collectif des ÉGOM (États généraux de l’outre-mer) dans l’Hexagone,

Pierre PASTEL, porte-parole,

06 23 84 60 93

Sociologue ;

Rapporteur de la commission à la mémoire et à l’identité des ÉGOM dans l’Hexagone en 2009

Plus d’infos : http://www.tjenbered.fr/2010/20100902-00.pdf

Homophobies : Un Guadeloupéen agressé dans les transports en commun

UN ADMINISTRATEUR DE TJENBÉ RÈD AGRESSÉ DANS LES TRANSPORTS EN COMMUN

Communiqué de presse n°TR10SOC14

Fort-de-France, vendredi 6 août 2010

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Mardi 6 juillet vers 17h15, un administrateur de TJENBÉ RÈD d’origine guadeloupéenne était victime d’une agression devant le terminus ATHIS CAR de la gare RER de Choisy-le-Roi, qui s’est poursuivie à l’intérieur d’un car.

Un individu (également d’origine antillaise) a commencé à lui adresser des remarques homophobes (en créole) dans la gare RER, avant de le poursuivre dans ce bus et de l’y frapper jusqu’à lui laisser une marque à l’œil. Notre administrateur s’est défendu. Un conducteur s’est interposé avant qu’une équipe de sécurité «n’intervienne»… en entamant une sorte de discussion avec l’agresseur, alors que la victime s’éloignait dans son bus, en état de choc, seule au milieu de passagers témoins mais inactifs !

TJENBÉ RÈD interpelle Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’État chargé des transports, ainsi que le STIF (Syndicat des transports d’Île-de-France), le groupe KEOLIS (société-mère de la compagnie ATHIS CAR) et le réseau OPTILE (Organisation professionnelle des transports d’Île-de-France) sur leurs politiques en matière d’agressions homophobes. Dans le cas présent, les conducteurs et l’équipe de sécurité ont semblé avoir pour seule préoccupation de rétablir le trafic ; n’ont pas interrogé la victime sur son état de santé ; ne lui ont pas proposé d’appeler la police ou un médecin ; ne l’ont pas aidé à collecter des témoignages ; n’ont pas appréhendé l’agresseur.

TJENBÉ RÈD a proposé à son administrateur de l’accompagner dans le dépôt d’une plainte pour agression et non assistance à personne en danger. Cette précaution serait d’autant plus nécessaire que la victime a de nouveau, le 22 juillet, croisé son agresseur sur les lieux de l’agression : eh oui, l’homophobie est aussi un sport de proximité.

Pour TJENBÉ RÈD, le président, David AUERBACH CHIFFRIN

06 96 05 24 55 – 06 10 55 63 60

contact@tjenbered.fr

Droit de réponse à Claude Ribbe suite à sa nouvelle attaque contre Patrick Karam et Tjenbé Rèd

Lettre recommandée avec accusé de réception
Communication n°TR10POL19
Paris, jeudi 18 mars 2010

Monsieur,

Dans le billet posté sur votre blog claude-ribbe.com le 9 février 2010, intitulé «Patrick KARAM, n°2 présumé de la liste UMP à Paris, inaugure sa campagne en attaquant en justice, le 11 février 2010, aux frais de l’État, l’écrivain Claude RIBBE», vous tenez notamment les propos suivants :

«Le CollectifDOM, dont le président de fait est Patrick KARAM, est subventionné, directement et indirectement, par la délégation interministérielle à l’outre-mer. Son seul rôle, comme on peut le constater en visitant le site de KARAM-DALIN, est de dire du bien de Patrick KARAM et du mal des ennemis de Patrick KARAM. Une seconde association, Tjenbé Rèd, remplit exactement le même rôle, envoyant force mailings pour dire que KARAM est beau, gentil et intelligent. D’autres associations, également subventionnées, directement ou indirectement, par Patrick KARAM, ont la même fonction.»

Conformément à l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse sur la presse, nous vous demandons de publier le présent droit de réponse sur votre blog dans les meilleurs délais :

1°) Tout d’abord, nous contestons avoir pour «seul rôle» de «dire du bien de Patrick KARAM et du mal des ennemis de Patrick KARAM» : il s’agit là d’un jugement de valeur profondément réducteur, eu égard à l’ampleur et à la diversité de nos démarches, et vous n’avancez d’ailleurs aucun fait qui permettrait d’appuyer un tel jugement ; notamment, vous ne citez pas ces mystérieux «ennemis» de Patrick KARAM desquels nous aurions dit du «mal» ;

2°) De même, nous n’avons jamais déclaré que l’intéressé serait «beau, gentil et intelligent» : en fait de «gentillesse» et «d’intelligence», nous avons simplement signalé à plusieurs reprises son engagement pour les valeurs républicaines et pour l’égalité des droits ; pour ce qui est de sa «beauté», nous vous laissons le registre de l’émotion esthétique dans lequel vous semblez exceller ;

3°) Enfin, nous contestons être au nombre des associations supposément «subventionnées, directement ou indirectement, par Patrick KARAM» ou «par la délégation interministérielle à l’outre-mer».

Depuis le 19 juin 2008, c’est au moins la quatrième fois que nous devons, Monsieur, rectifier vos approximations ou autres jugements de valeur. Il nous déplairait de devoir y revenir une nouvelle fois.

Sincèrement,

David AUERBACH CHIFFRIN,
Président de Tjenbé Rèd (Association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida),
Porte-parole du Collectif des ÉGOM (États généraux de l’outre-mer) dans l’Hexagone,
Rapporteur coordinateur des ÉGOM dans l’Hexagone en 2009,
Rapporteur de la commission Égalité & Discriminations des ÉGOM dans l’Hexagone,
Membre du comité de pilotage du Raac-sida (Réseau des associations africaines & caribéennes agissant en France dans la lutte contre le sida)
06 10 55 63 60
contact@tjenbered.fr

http://www.tjenbered.fr/

Tjenbé Rèd dénonce les attaques homophobes d’extrême droite contre Patrick Karam

Communiqué de presse n°TR10POL18

Paris, mercredi 17 mars 2010

Le site Internet e-deo.info, dans un article en ligne le 14 mars, attaque Patrick KARAM, délégué interministériel pour l’égalité des chances des FrançaisES d’outre-mer, candidat aux élections régionales en Île-de-France, pour son «homofolie» supposée.

Ce site, plus que proche de l’extrême droite, entretient ainsi à dessein une confusion malsaine entre l’homophobie et son contraire supposé («l’homofolie»), entre un sentiment personnel (la sympathie envers les personnes homosexuelles, qu’il conviendrait d’ailleurs de qualifier plus exactement «d’homophilie») et un engagement républicain pour l’égalité des droits de ces personnes.

C’est bien au nom des valeurs républicaines que Patrick KARAM apporte depuis 2007 un soutien constant mais exigeant à certaines démarches de TJENBÉ RÈD, association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida.

Ce sont bien ces valeurs qui insupportent e-deo.info.

Le crapauduc et le Huchon (Débat entre Patrick Karam, Valérie Pécresse et les originaires des outre-mers dans le cadre de la campagne régionale)

Samedi 6 mars 2010 -

18h00-20h00 – Après Jean-Paul Huchon la veille, qui l’avait d’ailleurs copieusement chargé, c’était au tour de Patrick Karam de recevoir ce soir, avec Valérie Pécresse sa tête de liste, les associations ultramarines au nom de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) et de ses partis annexes. Les lieux sont moins vastes et moins pratiques que ceux hier du PS (Parti socialiste) : une péniche au bout du monde, au pied de l’esplanade immense et glacée qui borde le siège de France Télévisions, loin du centre de Paris, difficilement accessible en métro ; une salle étroite et toute en enfilade (forcément, une péniche), peu pratique pour entendre les orateurs à la tribune à l’autre bout (six personnes par rangée sur une quinzaine de rangées). L’ambiance est volontiers potache, Patrick Karam multiplie les saillies en créole et tape, tape, tape à bras raccourcis sur Huchon et ses engagements «non-tenus», évoque l’affaire Ali Soumaré qui symboliserait l’amalgame effectué par ledit Huchon entre noirs et délinquants. Surprise : Nathalie Fanfant est à la tribune (elle est candidate sur sa liste à Paris). Des questions de la salle ?

Un certain David Auerbach Chiffrin, ci-devant président de l’association Tjenbé Rèd, prend la parole et rappelle que le bilan de l’hôte des lieux à la délégation interministérielle pour les FrançaiSEs d’outre-mer est solide ; il rappelle que Patrick Karam est pourtant attaqué pour des propos racistes qu’il aurait tenus en 2006 sur l’antenne de Canal + (voir notre billet de la veille) et lui demande de s’exprimer sur ces propos supposés ; enfin, il le remercie d’avoir été le premier homme politique interpellé à soutenir l’appel interassociatif du 30 novembre pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines ; il lui demande maintenant si Valérie Pécresse et lui pourraient signer cet appel comme d’autres candidatEs. Concernant ses supposés propos racistes, Patrick Karam répond qu’il a simplement, lors de l’émission de télévision en question, indiqué que les personnes de couleur ne devaient pas être amalgamées à raison de leur couleur, par exemple un ouvrier tenant un marteau-piqueur, un sans-papiers et un docteur, comme le font certains hommes politiques ou responsables associatifs (bonjour le Cran !). Concernant l’appel du 30 novembre, il répond que la question d’une signature peut être étudiée mais qu’il ne faudrait pas que la conférence envisagée crée un amalgame entre le sida et les populations ultramarines : «Moun pa acheté chat en sac !» (il n’a pas craint, pourtant, un tel amalgame au sujet de la drépanocytose en soutenant les associations ultramarines de lutte contre cette maladie). Quoiqu’il en soit l’argument n’est pas infondé et un rendez-vous est sollicité, accepté d’un oui de la tête par l’intéressé [2].

D’autres personnes interviennent mais il est difficile de les entendre dans le brouhaha évoqué précédemment, un certain Monsieur Payet (déjà vu la veille chez Huchon) intervient pour dire qu’il n’a pas été entendu par Huchon et que désormais, il a compris, il votera Pécresse ! – créant un certain malaise parmi les personnes présentes la veille à la réunion du PS, qui ont l’impression d’un montage. Un plénipotentiaire mahorais souhaite également disposer plus facilement de salles pour ses réunions associatives avant de mettre l’accent sur l’alphabétisation de ses compatriotes vivant dans l’Hexagone. Roger Karoutchi prend alors la parole, introduit (si) par Patrick Karam comme un amuseur annoncé, et effectivement c’est Fernand Reynaud ! Dans un numéro époustouflant (ah, les crapuducs…), il critique le bilan du président sortant du conseil régional avec un sens du détail, de l’anecdote et de la précision qui force l’admiration. Quel homme ! Quel comique ! Quel politique ! Quelle efficacité oratoire ! Ah, le logo de la région sur les couvertures des dromadaires à Nouatchok et sur les 1000 chaises longues disparues du festival de Cannes… Sur les bacs à libellules sans libellules… Par rapport au tiède et au fade ambiant, il détonne sévèrement et c’est incompréhensible qu’il n’ait pas été davantage mis en avant par sa famille politique. Valérie Pécresse arrive en toute fin de réunion en ayant à peine le temps de prendre la parole, une cinquantaine de FrancilienNEs d’origine serbe ayant commencé à s’installer en prévision de la réunion suivante qui aurait déjà dû commencer. Tout juste a-t-elle le temps de proposer que la région «abonde» les billets d’avion vers l’outre-mer garantis à pris réduit par l’Etat aux ultramarins n’étant pas rentrés chez eux depuis plus de dix ans.

En repartant (pas de petit pot ni de petit punch, non non), durant les quinze minutes d’attente sur le quai glacial du RER C, j’échange quelques mots avec des participantEs. Déclinant mon identité et mes responsabilités associatives (lutte contre les racismes, les homophobies, le sida), l’un d’entre eux marque un arrêt de plusieurs secondes puis me dit : «Ouh là, ça fait trop de choses là… Dieu interdit ça, Dieu interdit l’homosexualité ! C’est pas dans la Bible, la Bible dit que c’est interdit !» – Je reste moi-même un peu interdit car je n’étais pas prêt à faire une intervention contre l’homophobie en ces lieux, comme quoi il faut toujours être prêt, mais je finis par répondre quelque chose comme : «C’est ton interprétation du texte… Est-ce que par exemple tu portes des vêtements tissés de deux fils différents ? Cela aussi, la Bible l’interdit…» -«Non !» – «Si, c’est dans le Lévitique…» – Un malaise flotte évidemment, heureusement une jeune femme intervient avec un ami pour lui dire quelque chose comme : «Comment tu sais que Dieu l’interdit, t’as eu un fax ? Il t’a envoyé un courriel ? Dieu a créé les homosexuels, il faut respecter la création de Dieu !» – Et lui : «Ce n’est pas Dieu, c’est l’homme, c’est la responsabilité de l’homme, les homosexuels ne devraient pas exister !» – Et moi : «Donc tu es en train de me dire que je ne devrais pas exister ?» – Bref, le RER arrive et comme c’est un RER à deux étages et que l’intéressé choisit l’étage du dessous et mes alliéEs l’étage du dessus, je lui dis vaguement au revoir et rejoint mes alliéEs de circonstance au-dessus. Nous avons quelques échanges intéressants puis je descends à Saint-Michel avec mon secrétaire général, délégué pour la Martinique. Fin de ma soirée UMP.

En naviguant sur le site Internet de Valérie Pécresse, je trouve son programme (source [3]) : pas un mot sur les ultramarins, Patrick Karam n’est pas cité une seule fois, il n’est pas même indiqué par le moteur de recherche interne au site. Le tract sur les discriminations distribué au cours de la réunion n’est pas disponible sur le site [4]. Dans un coin du site cependant, un peu perdu, on voit un vague lien «Diversité» qui pointe vers un site méconnu [5], celui animé par l’intéressé sur ce thème, où l’on trouve ce tract [6]. On y apprend même qu’un groupe «Les LGBT avec Valérie Pécresse», remarquablement discret jusqu’à présent, existe et se trouve sous la responsabilité d’une certaine Anne Boring, ci-devant membre de GayLib [7]. - David Auerbach Chiffrin, citoyen français, fondateur de Tjenbé Rèd, association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida en Outre-Mer et dans l’Hexagone

Lors d’un débat avec les originaires des outre-mers, Jean-Paul Huchon promet une Maison des îles de France et condamne Georges Frêche, Gérard Collomb et François Rebsamen

Vendredi 5 mars 2010 -

19h30-22h00 – Le président sortant du conseil régional d’Île-de-France (notre photographie) rencontrait ce soir les associations ultramarines, à quelques jours du premier tour des élections régionales. Dans le hall de son local de campagne, au 95 de la rue Falguière dans le XVème arrondissement de Paris, une soixantaine de plénipotentiaires écoutent et regardent et sont eux-mêmes, tels des poissons dans un bocal, écoutéEs et regardéEs par les permanentEs de campagne accoudéEs à la balustrade du premier étage, qui commentent entre eux, sourient, susurrent comme au spectacle, au zoo de Vincennes ou à l’Exposition coloniale avec son village des indigènes. Jean-Paul Huchon (JPH) commence par proclamer son sentiment de fraternité avec la salle, invoquant les mânes de son grand-père Camille Huchon, «martiniquais» (ce qui constitue un scoop d’ailleurs peu documenté : grand-père béké, métropolitain, descendant d’esclave ?). Il attaque ensuite Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des FrançaiSEs d’outre-mer, en rappelant ses propos supposés du 14 mai 2006 sur Canal +, dans l’émission «Le Vrai Journal» animée par Karl Zéro : «Est-ce qu’il y a un point commun entre un Antillais, un Guadeloupéen qui a tété aux mamelles de la République et qui est catholique, et des sans-papiers qui seraient musulmans, polygames et dont certains pratiquent l’excision ?»

Là, il refroidit un peu l’assistance, assez acquise à Patrick Karam, fondateur du CollectifDOM, qui a donné un visage aux ultramarins de l’Hexagone. Personnellement, je ne connaissais pas ces propos, litigieux sous cette forme. J’espère qu’ils sont mal rapportés ou qu’ils correspondent sinon à une maladresse du discours verbal, rattrapée ensuite par des rectifications ou des regrets. Personne n’est à l’abri de telles maladresses, pas même JPH qui conclut son intervention par une superbe bourde néocolonialiste : «Ce que j’aime chez vous, c’est, même dans les temps de crise, votre capacité à rire, s’amuser, danser, être un peuple vivant.»

La parole est ensuite donnée à la salle et en premier lieu à Serge Romana, animateur du Comité Marche du 23 mai 98. En qualité de président de Tjenbé Rèd, je prends ensuite la parole pour interroger l’édile sur l’affaire Frêche en saluant la position enfin claire adoptée par le Parti socialiste mais en déplorant le soutien que lui apportent encore Collomb et Rebsamen ; sur la possibilité de bénéficier d’un local au sein de la Maison des îles de France inscrite à son programme (sources [6] et [4], page 91) ; sur les sources lui ayant permis de chiffrer à 600.000, dans ce programme (page 10, source [3]), le nombre d’ultramarins en Île-de-France (chiffres en vain cherchés durant les Etats généraux de l’outre-mer, en 2009). Je conclus mon intervention en le remerciant pour sa signature, avec Marie-Pierre de la Gontrie, de l’appel du 30 novembre pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines ; je précise que cette double signature est d’autant plus susceptible d’être signalée qu’elle n’était pas demandée, seul un soutien ayant été sollicité. Gilles Payet, avec un accent réunionnais typique, semble-t-il fonctionnaire de la région francilienne, demande une enquête administrative sur un litige qu’il ne précise pas, évoquant une tentative de suicide et ses ongles de pied arrachés (preuve à l’appui). Daniel Dalin, président du CollectifDOM, rappelle son amitié pour Patrick Karam, rappelle à son tour l’affaire Frêche (qui a insulté nos footballeurs) et déplore qu’il ait fallu attendre que l’intéressé s’en prenne aux juifs pour que le Parti socialiste enfin se décide à prendre une sanction réelle : «Tu parles de respect mais avant les élections, le respect, ça n’existe pas». Il poursuit en tutoyant JPH mais en l’interpellant sur ses engagements non tenus en matière de «passeport mobilité» («J’en fais mon affaire») et de continuité territoriale (pour les non-connaisseurs de la chose ultramarine, la continuité territoriale, ça veut principalement dire : le prix des billets d’avion). Judith (?), vice-présidente du CAFAM (Centre d’aide aux familles matrifocales et monoparentales), prend ensuite la parole. Elie Domergue (?), directeur de CCAS dans les Hauts-de-Seine, demande pourquoi les listes de JPH ne comprennent que trois ultramarins en position éligible. Il évoque également l’accueil en Île-de-France des étudiantEs venuEs d’outre-mer qui ont du mal à se loger. Daniel Hierso (?) évoque pour sa part le manque de financement des investissements de recherche & développement en développement durable ; il attire ainsi l’attention de JPH sur la nécessité de favoriser le développement économique et en particulier l’accompagnement et l’aide à la création d’entreprise par les jeunes dans les quartiers sensibles.

Répondant à ces interpellations, JPH rappelle son engagement de commémorer la journée du 23 mai : «Faire du 23 mai, journée dédiée à la mémoire des victimes de l’esclavage colonial, la journée régionale de lutte contre le racisme en Ile-de-France» (sic) ; il omet de répondre à la question sur la possibilité de bénéficier d’un local au sein de la future Maison des îles de France ; il propose d’accueillir la conférence envisagée par l’appel du 30 novembre. Sur l’insistance de Daniel Dalin, il commente également l’affaire Frêche en réprouvant sévèrement l’attitude des maires de Lyon et de Dijon : «C’est vrai qu’on n’a pas réagi assez vite et que maintenant notre réaction apparaît comme centrée sur l’antisémitisme. Maintenant, on a pris un risque politique, celui de respecter une certaine éthique. Martine Aubry a eu raison de prendre ce risque. Vous parlez de Gérard Collomb et de François Rebsamen mais Bertrand Delanoë a soutenu Hélène Mandroux. Le Parti socialiste doit être fidèle à ce qu’il est parce qu’on lui demande plus qu’aux autres. On va prendre un pain mais on fait le bon choix. Je crois que Gérard Collomb et François Rebsamen réagissent comme des élus qui se disent : « Nous, les élus, on veut d’abord gagner les élections et le reste, on verra après » ; comme au temps de la SFIO sur les ruines de laquelle nous avons dû construire le Parti socialiste.»

Viviane Romana, épouse de Serge mais ici colistière de JPH, rappelle que «les chantiers sont énormes, cinquante ans après l’arrivée massive des migrantEs d’outre-mer». Elle rappelle que dès le départ les premierEs arrivéEs ont cherché à mettre en place des structures d’aide et d’accompagnement et que c’est donc «avec beaucoup d’humiliation… d’humilité» qu’elle envisage son action : «Il faut des associations intermédiaires, alors que 20% de nos familles sont monoparentales, il faut fédérer nos capacités ; si 50.000 associations évoquent les questions identitaires depuis cinquante ans, c’est bien qu’il existe des questions identitaires ; la nouvelle génération ne sera pas fonctionnaire.»

JPH évoque le conseil de la diversité (ou de l’égalité), indique qu’il va «reprendre le dossier» du passeport mobilité (en précisant qu’il faudra «cadrer les choses» afin que ça ne soit pas trop largement ouvert et partant infaisable financièrement) ; évoque un «comité de pilotage» pour la Maison des îles de France auquel les associations participeraient. Revenant sur le chiffrage des ultramarins en Île-de-France, il rappelle son opposition de principe au comptage ethnique (mais alors pourquoi indiquer dans son programme qu’il y a 600.000 ultramarins en Île-de-France ?) et indique qu’il ne sait pas d’où vient le chiffrage indiqué sur son programme (mais alors pourquoi l’indiquer ?), précisant qu’il n’en voit pas l’intérêt (mais alors, comment planifier les politiques publiques qu’il envisage ?) : «Tout ce qui compte, c’est qu’il y a une communauté importante et qu’il faut faire quelque chose pour elle». Mais alors, pourquoi prévoir, page 91 de ses Propositions [4], la «mise en place de statistiques sexuées pour assurer l’égalité entre les femmes et les hommes» ? En quoi les femmes seraient-elles plus ou moins dignes d’attention que les ultramarins ?

Après le départ de JPH, Jean Levain (?) des radicaux de gauche évoque la drépanocytose et la formation des médecins. Guillaume Vultain (?) des républicains et citoyens de Jean-Pierre Chevènement évoque les nouvelles technologies et leur apport dans la continuité territoriale ; la coopération interrégionale avec les départements et régions d’outre-mer (DROM). George Pau-Langevin, colistière, députée de Paris, prend enfin la parole et termine sur une injonction un peu vieillotte de voter pour la gauche, «vraie famille de coeur des ultramarins» ou quelque chose comme ça… Non au comptage ethnique, oui au vote ethnique ? De nombreux échanges s’ensuivent et Serge Romana m’indique ainsi une étude «très connue» (oups) de Claude-Valentin Marie pour l’Insee en 1999 qui chiffrerait à 325.000 le nombre d’ultramarins dans l’Hexagone (cf. sources [7] à [10]). Le pot final est excellent (très bons petits pains à la morue, bon punch). – David Auerbach Chiffrin, citoyen français, fondateur de Tjenbé Rèd, association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida en Outre-Mer et dans l’Hexagone (avec le concours de Teddy Jacques, secrétaire général de Tjenbé Rèd, délégué pour la Martinique)

[1] 26 février 2010 – De : dialogue@huchon2010.fr/ Envoyé : vendredi 26 février 2010 15:53/ Objet : Rep : Suite au débat au Centre LGBT Paris Île-de-France du 11 courant – Demande de soutien à l’appel du 30 novembre pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines en France

http://www.tjenbered.fr/2010/20100305-99.pdf

[2] 6 mars 2010 – Huchon câline les ultra-marins d’Ile-de-France…/ 06/03/2010 à 09h34/ Par LIBÉRATION.FR [NB : La photographie qui illustre cet article ne date pas de la soirée relatée par cet article]

http://www.liberation.fr/politiques/0101623012-le-sondage-qui-donne-l-ump-gagnante-en-alsace

http://www.tjenbered.fr/2010/20100306-99.pdf

[3] 26 janvier 2010 – Mon projet pour l’Île-de-France, Jean-Paul Huchon – Parti socialiste – Parti radical de gauche – Mouvement républicain et citoyen – Mouvement unitaire progressiste (12 pages, cf. page 10)

http://www.huchon2010.fr/mon-projet-pour-lile-de-france

http://www.tjenbered.fr/2010/20100314-99.pdf

[4] 17 février 2010 – Mes propositions pour l’Île-de-France, Jean-Paul Huchon – Parti socialiste – Parti radical de gauche – Mouvement républicain et citoyen – Mouvement unitaire progressiste (92 pages, cf. page numérotée 91)

http://www.huchon2010.fr/programme

http://www.tjenbered.fr/2010/20100314-98.pdf

[5] 31 janvier 2010 – Projet Huchon 2010 pour l’Île-de-France – Dossier de presse (28 pages, cf. page 28)

http://www.huchon2010.fr/mon-projet-pour-lile-de-france

http://www.tjenbered.fr/2010/20100314-97.pdf

[6] 5 mars 2010 – La proposition du jour : une Maison des îles de France – Viviane Romana, candidate en Seine-Saint-Denis

http://www.huchon2010.fr/actualit%C3%A9/une-maison-des-%C3%AEles-de-france

http://www.tjenbered.fr/2010/20100305-69.pdf

[7] Mai 2002 – Un quart des personnes nées aux Antilles vit dans l’hexagone – Antiane, n°52

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/guyane/themes/antiane/ae52/ae52_art06.pdf

http://www.tjenbered.fr/2002/20020531-99.pdf

[8] Novembre 1991 – Marie Claude-Valentin : «La population des DOM en 1990», Économie et Statistique, n° 248
[9] Juin 1992 – Marie Claude-Valentin, Signori Sabine : «La population des DOM-TOM vivant en métropole», Insee-Première, n° 204
[10] 2 avril 2007 – Biographie des personnalités Comité pour la mémoire de l’esclavage – Claude-Valentin Marie

http://www.tjenbered.fr/2007/20070402-99.pdf

http://www.outre-mer.gouv.fr/?biographie-des-personnalites-comite-pour-la-memoire-de-l-esclavage.html

[11] 6 mars 2010 – Huchon estime que Collomb et Rebsamen ne respectent pas «l’éthique» du Parti socialiste – Communiqué de presse n°TR10POL12

http://www.tjenbered.fr/2010/20100306-00.pdf

Tjenbé Rèd salue l’action du CollectifDOM qui interroge les candidatEs aux régionales dans le «cinquième DOM» : l’Île-de-France

Depuis 2003, LE COLLECTIFDOM fondé par Patrick KARAM soutient, rassemble et représente les originaires des outre-mers.

En février 2009, au plus fort des mouvements sociaux en Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion, LE COLLECTIFDOM rassemblait plusieurs milliers de ces originaires à Paris, notamment des adhérentEs de TJENBÉ RÈD (association membre du COLLECTIFDOM), solidaires de leurs proches et de leurs familles.

Le 3 mars 2010, LE COLLECTIFDOM présidé par Daniel DALIN adresse un questionnaire en dix points aux principauxLES candidatEs aux élections régionales des 14 et 21 mars en Île-de-France (surnommée «le 5ème DOM» car près d’un million d’originaires des outre-mers y vit).

TJENBÉ RÈD salue cette démarche qui porte notamment sur la mixité sociale, le soutien aux jeunes de la diversité, la santé ou la mémoire de l’esclavage.