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Matignon en marche, Letchimy et Lurel entendus.

Une réunion interministérielle de suivi de l’épidémie de dengue s’est tenue ce mercredi 25 août à  Matignon avec les ministères chargés de l’Ecologie, de la Défense, de la Santé, des Comptes publics, de la Jeunesse et de l’Outre-Mer.

On retiendra que Matignon confirme les décisions de la réunion interministérielle du 6 août 2010: des financements complémentaires ont été attribués par le ministère de la Santé aux Agences Régionales de Santé (ARS) et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a été saisi afin de permettre la diffusion de messages de prévention durant les semaines à venir.

Plus important Serge Letchimy et Victorin Lurel, respectivement présidents des régions Martinique et Guadeloupe ont été entendus. En effet, dans une lettre du 20 août, les deux présidents de région  soulignaient   »l’urgence de la situation » nécessitant à leurs yeux « de bousculer les procédures » afin de mettre en place une « réaction coordonnée et unitaire ».

François Fillon a donc demandé au ministère de la Jeunesse et des Solidarités actives ainsi qu’à l’Agence du Service Civique « d’étudier les conditions de mobilisation des volontaires du service civique dans le cadre des missions de prévention, communication et sensibilisation » auprès des concitoyens exposés à cette crise sanitaire.

En outre Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et Mme Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer se rendront aux Antilles dès vendredi pour constater la mise en oeuvre des dispositifs voués à endiguer, voire éradiquer, l’épidémie.

Enquête sur le logement des jeunes

Le droit au logement conditionne l’autonomie et la citoyenneté. Il doit être garanti à tous, partout, quelles que soient leurs ressources, leurs origines, leurs situations. Pourtant, en Guadeloupe, le logement et l’hébergement des jeunes restent une question épineuse.

Un début de réponse existe pourtant. Le Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes (CLLAJ) de Guadeloupe propose depuis quelques jours, 17 appartements réservés aux 18-30 ans. Ces studios et T1 en duplex sont situés dans les locaux entièrement rénovés des anciens Relais Bleus du Raizet (Abymes). Ils sont réservés aux jeunes inscrits dans une dynamique d’insertion professionnelle et sociale et viennent compléter l’offre du CLLAJ. Le Comité Local gérant également une quarantaine de logements (du studio au T4) répartis entre la région de Basse-Terre et l’agglomération pointoise.

Parallèlement à cette offre, la Maison Relais a également installée ses locaux aux anciens Relais Bleus. Elle propose aux personnes en situation précaire (bénéficiaires du RSTA, personnes en situation de handicap, …), 26 appartements sur le site du Raizet. Une matinée d’information est d’ailleurs prévue lors d’une journée portes ouvertes vendredi 2 juillet 2010.

Les installations du Raizet ne règlent pour autant pas la question du logement des jeunes.  C’est pourquoi un séminaire sur ce thème s’est tenu le  jeudi 1er juillet 2010 au WTC de Jarry. Ce séminaire s’est déroulé en présence du Sous-préfet de Pointe-à-Pitre, Bernard GUERIN et du Sous-préfet chargé de la cohésion sociale et de la jeunesse, André PIERRE-LOUIS.

A cette occasion a été présentée l’étude réalisée par l’institut Qualistat sur la problématique du logement et de l’hébergement des jeunes dans l’archipel guadeloupéen.

Assemblée générale de « Tous Créoles »

Une cinquantaine de membres de « Tous Créoles ! » se sont retrouvés samedi 3 juillet dernier dans les salons du Squash-Hôtel, pour participer à l’assemblée générale annuelle de leur association. Une affluence significative, en dépit d’une forte « concurrence » constituée par un match de quart de finale du Mondial de football et la finale de tennis du simple dames à Wimbledon, sans oublier un ciel bleu et sans nuages à l’extérieur !

Une matinée chargée, puisque les congressistes s’attaquaient à deux assemblées : une ordinaire, ouverte vers 9h30, puis une extraordinaire en fin de matinée. Environ quatre heures de travaux et de débats fructueux, parfois animés, ont permis aux adhérents de « Tous Créoles ! » non seulement de passer en revue les nombreuses activités de leur association au cours de l’année 2009, mais aussi d’évoquer celles du premier semestre 2010, puis enfin de tracer quelques perspectives fortes pour la fin de l’année ainsi que pour 2011.

Nathalie FANFANT, présidente de la section parisienne de « Tous Créoles ! », était présente pour l’occasion.

On peut retenir essentiellement les faits marquants suivants en 2009 :

  • 1° février : rencontre avec la communauté indienne martiniquaise à l’occasion de la célébration d’une fête « bondiékouli » ;
  • 20 juin : assemblée générale annuelle, et conférence-débat d’Édouard de LÉPINE avec comme sujet la rencontre historique LAGROSILLIERE/CLERC ;
  • 8 octobre : conférence-débat de Margaret TANGER à la mairie du Lamentin ;
  • 5 novembre : conférence-débat de Louis BOUTRIN chez Clément sur le thème du préjugé de race à la Martinique ;
  • 10 décembre : conférence-débat de Rodolf ÉTIENNE, également chez Clément, avec pour sujet « Césaire et le créole ».

Outre la tenue de 8 séances du Conseil d’administration, tout cela traduit en définitive une activité soutenue en 2009 pour l’association, en dépit des semaines de blocages de février-mars. Le budget de l’association, présenté en équilibre, a été largement approuvé par les adhérents.

L’année 2010 promet d’être bien plus fournie, puisqu’à ce jour l’association enregistre déjà six manifestations publiques :

  • Dès le 13 janvier, « Tous Créoles ! » s’est investie dans une démarche en faveur des sinistrés d’Haïti, en leur adressant environ 5.000 € de pansements d’urgence, par le biais de l’association « Urgence Caraïbes » ;
  • 25 février : conférence-débat de José MARRAUD des GROTTES sur Cuba, qui a réuni un auditoire d’environ 70 personnes ;
  • 25 mars : présentation du roman « Souvenirs d’un Marron » de Jean-Charles PAMPHILE, avec le diseur de paroles Thierry VIGNÉ ;
  • 22 avril : conférence-débat avec le concours du Sermac autour de la présentation du dernier roman de Camille MOUTOUSSAMY, « Princesse Sita » ;
  • 13 mai : sympathique journée festive et de rencontre « Yoles pour tous » au François ;
  • Samedi 22 mai : très belle nuit de commémoration au Diamant, avec le spectacle chorégraphique « La danse à travers les mondes créoles », conçu par Élisabeth MAXIME, accompagnée du diseur de mots Thierry VIGNÉ et de 45 danseuses et danseurs représentant toutes les composantes de la communauté martiniquaise.

Il convient de souligner que, parmi les conférenciers intervenus à l’invitation de l’association, aussi bien Édouard de LÉPINE que José MARRAUD des GROTTES, Jean-Charles PAMPHILE ou encore Camille MOUTOUSSAMY, sont des membres actifs de « Tous Créoles ! », ce qui témoigne (si besoin en était) de la richesse intellectuelle et de la diversité de ses adhérents.

Quant au Conseil d’administration, celui-ci s’est élargi en 2010 avec de nouveaux membres motivés et impliqués ; il compte aujourd’hui 16 administrateurs et se réunit quasiment chaque mois, soit à ce jour cinq séances déjà tenues en 2010.

Au cours de l’assemblée générale extraordinaire, les membres de l’association ont modifié les statuts afin de créer plusieurs postes de vice-présidents, ainsi qu’un poste de porte-parole. Le principe de la co-présidence a été conservé. Lors de sa prochaine réunion, le Conseil d’administration aura la tâche d’élire les différents membres du Bureau.

Un déjeuner convivial partagé par les congressistes, a permis de clôturer dans la bonne humeur cette importante matinée de travail.

Télécharger ici le discours prononcé par le co-président Roger de JAHAM : Discours de Roger de JAHAM à l’AGO du 03-07-2010

LE 22 MAI DOIT ETRE TREMPLIN ET VICTOIRE DU FUTUR.

Extrait de CENESTHESIE ET L’URGENCE D’ETRE de Tony DELSHAM.

Certains estiment que l’action commune des héritiers des trois groupes ne s’aurait s’enclencher qu’après l’image vengeresse du descendant d’esclavagistes, genoux en terre, demandant pardon des crimes commis par ses ancêtres. D’autres, réclament une réparation passant par la confiscation de biens jugés indus. Nous ne partageons pas ces choix demandés dans le cadre d’un département français. Ils sont irréalistes. La cohésion d’un peuple, d’une société, d’un groupe d’hommes, n’admet pas l’humiliation de l’une des composantes de ce peuple, de cette société, de ce groupe d’hommes.

Les forces alliés ayant terrassé l’Allemagne nazie se gardèrent bien de mettre tous les Allemands dans le même sac, se gardèrent bien d’humilier le peuple en son entier et les vainqueurs s’appuyant sur les adversaires Allemands du nazisme conservèrent au pays de Goethe et de Wagner une dignité qui lui permit de retrouver le concert des nations européennes, dès la fin de l’occupation.

La République Française n’a pas décapité tous les monarchistes. Elle s’est simplement débarrassée des irréductibles et à « proposé » aux autres de crier « Vive la République » Depuis, ces derniers sont devenus bons républicains, et si certains vivent dans la nostalgie du passé, les lois du peuple français balisent leurs phantasmes et leurs rêves secrets en les rappelant à l’ordre à la moindre déviance.

A la Martinique personne n’a été décapité, mais personne n’a non plus « proposé » au groupe des blancs de crier « Vive le 22 Mai »

Et pour cause ! Les esclaves libérés, comme le rappellent les journaux de l’époque mentionnés par l’historien Edouard de Lépine, semblable au peuple de France parcouraient les rues en criant « Vive la République, Vive la Liberté » En outre, entre le gouverneur affolé de l’époque, car confronté à l’interprétation des ordres de Paris, l’impétuosité du groupe des gens de couleur libres ne sachant qui devait être l’interlocuteur avec lequel on devait discuter de projets concrets et réfléchis concernant le futur, et l’impatience du groupe des noirs esclaves grisé par sa découverte de la puissance du nombre, personne n’était en mesure de faire de propositions lucides qui tiendraient compte, à la fois des intérêts de Paris et de ceux de Fort-de-France. L’organisation post esclavagistes est issue d’une vente à la criée, dominée par les forts en gueule des différents groupes sous le regard fuite en avant d’une administration centrale dépassée.

Conclusion ?

Si, pour les Etasuniens, le 4 juillet est la victoire des Etats-Unis passés, présent et futur, pour les Russes, le 17 octobre la victoire de la Russie, passée, présente et à venir, pour les Français le 14 juillet la victoire de la France passée, présente et à venir, pour les Martiniquais le 22 Mai est victoire de la Martinique du passé, pénalise le présent et rend incertain le futur. Il n’est pas source de joie, mais mur des lamentations.

Plus d’un siècle et demi plus tard, il n’y plus d’irréductibles, et, quand bien même y en aurait, le présent les rappellerait à l’ordre. Pourtant, c’est chacun dans son coin que Nègres, békés, mulâtres, et même des zoreyes, continuent à crier « Vive la Martinique ». Affirment œuvrer et penser Martinique. Cela avec une évidente sincérité. Comment fédérer et mettre ce … patriotisme au service de la Martinique et des Martiniquais ?

* * *

Assumer notre destin : En cette fin d’année 2005 l’état du monde n’est guère rassurant, et c’est dans un contexte survolté, où le problème religieux et le problème racial semblent se radicaliser, que les Antillais de Paris décident de lutter contre la stratégie de l’invisibilité, tandis que leur pays d’origine affronte un climat étrange où chacun paraît attendre l’explosion et les catastrophes annoncées. L’ère des grands travaux est définitivement terminée entraînant faillites et licenciements, les jeunes aux poches bourrées de diplômes et à la tête pleine de projets explorent toutes les possibilités qui leur sont offertes, montent d’éphémères entreprises supportées par les aides bonne conscience du système avant de s’expatrier animés du sentiment d’avoir été chassés de chez eux par une stratégie voulue, la drogue fait des ravages, braquages et agressions avec armes sont désormais le lot quotidien, les élus s’entredéchirent, .

L’attitude du gouvernement français qui depuis 1981, admet comme interlocuteurs privilégiés, non plus les descendants du groupe des blancs, mais bien l’ensemble des Martiniquais à travers les élus, a considérablement changé les données. Cependant les rapports inter groupes ne sont pas apaisés pour autant, le moindre incident ravive les rancœurs et les différentes composantes de l’identité martiniquaise continuent à se neutraliser. Pire, on assiste à ce qui ressemble à une tentative de concentration de zoreyes dans des zones géographiques précises, Diamant et Trinité notamment, qui pourrait bien concrétiser la formation d’un groupe cultivant un communautarise bien plus dangereux que le camp retranché du François, et portant les germes d’un vrai racisme. Dans un chapitre précédent nous avons constaté qu’existaient deux sortes de zoreyes. Celui parfaitement intégré, ayant adopté la Martinique et qui est adopté par les Martiniquais. L’autre replié sur lui-même, raciste et colonialiste justifie son attitude par l’hostilité qu’il affirme rencontrer chez les autochtones. L’image non stabilisée que lui renvoie la société martiniquaise lui fourni toutes sortes d’alibis.

Le drame de la Martinique, n’est-ce pas en définitive l’incurie des nôtres : intellectuels et hommes politiques « qui n’égalèrent pas leur destin ? »

Qui ne surent pas reconnaître les acquis de notre propre histoire et l’autorité inéluctable du devenu, loin des matrices originelles ?

Qui oublièrent de chanter l’enracinement, drapeau des conquérants, pour vouer un véritable culte au déracinement, linceul des perdants ?

Qui ne surent ou ne voulurent pas définir avec lucidité ce qu’était un martiniquais, bien que la réalité socio-historique s’affirme depuis bien longtemps déjà ?

En 2005, le devenu s’impose et le devenir s’impatiente. Alors fermement et avec insolence face à l’histoire, nous osons suggérer une action concrète dont l’intention est de nommer, de reconnaître et d’officialiser, enfin, l’identité martiniquaise à travers toutes ses composantes, car il n’est pas sûr que la simple arrivée des nouvelles générations comblera le vide perturbant de notre histoire. En effet, la reproduction du geste du père ou des aînés est une constante dans les familles et encore plus dans les sociétés non affranchies des pesanteurs du passé. Au cours de l’année 2003, Aimé Césaire symbole de la résistance nègre, et Bernard Hayot considéré, à tort ou à raison, comme le porte drapeau du pouvoir béké, ont raté une magnifique occasion. En effet, ils avaient décidé tout deux de planter un arbre à l’habitation Clément. Cérémonie sobre devant quelques invités, sans intention historique, ni recherche symbolique. Une telle rencontre, un tel geste avaient suscité un grand intérêt, preuve que la société martiniquaise est en attente du déclic. D’où notre conviction de la nécessité du symbole fort. Agissons le plus rapidement possible. Dès 2OO6, tentons de faire du 22 Mai la victoire de la Martinique passée, présente, et future. La victoire de tous les Martiniquais, sans exclusive.

Nous imaginons aisément les réactions outragées des guerriers à l’armure rouillée autoproclamés défenseurs de la dignité martiniquaise, de l’âme martiniquaise. Hélas, aucun papyrus frappé du sceau d’une authenticité, prenant source dans des mythologies ou dans l’histoire, ne leur confère la moindre légitimité. Le non-être des kidnappés d’Afrique fut organisé par les architectes d’une époque barbare. L’époque est révolue et les architectes congédiés, mais nous tardons à les remplacer par les nôtres, ceux de la renaissance de l’Etre issus du Tout-pays, issus du Tout- Martinique.

Nous imaginons les protestations courroucées et sincères d’héritiers des trois groupes qui se sont persuadés qu’à la Martinique l’ennemi a visage humain. Qu’il est blanc et béké. Ou noir et négre. Ou métissé et mulâtre. Ou cheveux soyeux et indien.

Non !

A la Martinique l’ennemi est la somme des rancœurs, des rancunes et des haines, qui perdurent parce que le poète n’a pas encore chanté l’amour. Ni l’amitié. Ni la fraternité. Pas plus qu’il n’a chanté la Martinique. Sauf à l’enrobée de flonflons doudouistes ou de délires névrotiques.

Nous imaginons également les diatribes de ceux qui confondent souffrance personnelle directement liée à un conflit immédiat avec un béké, avec un mulâtre, avec un nègre, avec un indien, avec le système et notre souffrance collective elle, directement liée à l’histoire et donc plus lointaine et maîtrisable, grâce à la grandeur humaine.

Qu’importent ces réactions prévisibles ! Avec le défi permanent que l’histoire a toujours exigé de nous, hissons-nous au niveau des autres nations en imposant au Tout- France et au Tout- Europe, le Tout Martinique. Offrons aux héritiers du groupe des noirs esclaves, du groupe des blancs esclavagistes, du groupe des gens de couleur libre, du groupe des Indiens, un pari sur le futur. Faisons-le avec l’éclat qui sied aux actes fondamentaux, avec le rituel qui soudent les hommes unis par un même destin et officialise la naissance des nations. La Martinique du présent, avec son identité affirmée et reconnue, se félicitera de l’image du préfet de la République Française déposant une gerbe aux pieds du neg mawon réhabilité, ne s’offusquera pas outre mesure du drapeau bleu blanc rouge, symbole de l’ensemble des régions françaises, côtoyant le drapeau martiniquais, symbole de la Région Martinique qui, dans une écrasante majorité, pour l’heure, accepte le bloc français et européen.

Alors, la poétique de la relation professée par Edouard Glissant nous conduira, sans doute au Tout- Martinique, condition obligée pour obtenir la Créolité qui, répétons-le, n’existe pas dans une Martinique, victime d’une dilution pure et simple. Alors seulement nous pourrons en adulte, rejoindre le Tout- Monde. Les procureurs intransigeants, relais de l’outre-tombe, seront enfin remplacés par les avocats du présent. Dès lors, la Créolisation, le Tout- Monde, le chaos- monde, l’Archipélisation, suite logique du discours de la Négritude, ne seront plus concepts inaccessibles. Les Martiniquais n’auront plus l’impression de n’être point concernés par les propositions de nos penseurs, de nos censeurs, et seront prêts à échanger sans craindre de se perdre.

C’est cette Martinique-là, et nulle autre, qui en toute sérénité et en toute lucidité, décidera si elle doit être pays indépendant parmi les autres états de la Caraïbe, pays autonome au sein de la République Française, ou vrai département français avec une histoire spécifique et originale.

Utopique, cette proposition ?

Pas sûr. En tous cas, Aimé Césaire lui-même, n’a-t-il pas souhaité, dans un passé récent, une utopie refondatrice ?

Schœlcher le 7 juin 2005.

Journée mondiale contre les homophobies : Le Comité Idaho et Tjenbé Rèd reçus au ministère de l’outre-mer

Louis-Georges TIN, président du Comité Idaho (comité organisateur de la Journée mondiale de lutte contre les homophobies) et de l’association An Nou Allé, et David AUERBACH CHIFFRIN, président de l’association Tjenbé Rèd, ont été reçus vendredi 14 mai par le directeur de cabinet de Marie-Luce PENCHARD, ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l’outre-mer.

Ils ont de nouveau pris acte des avancées significatives de Madame PENCHARD en matière de lutte contre le VIH et le sida.

Ils ont notamment souhaité qu’elle accentue également sa réflexion sur le développement du tourisme vers les publics LGBT (lesbiens, gais, bi & trans), sur la base d’initiatives menées par exemple au Mans ou à la Réunion.

Interrogés à l’issue de l’entretien par France-Antilles et RFO, Louis-Georges TIN et David AUERBACH CHIFFRIN ont signalé la qualité de l’écoute du directeur de cabinet de la ministre ainsi que l’attention accordée par cette dernière à la lutte contre le sida et à la lutte contre les homophobies.

Ils ont cependant regretté que Marie-Luce PENCHARD ne semble pas devoir annoncer d’engagement à l’occasion de la sixième Journée mondiale de lutte contre les homophobies, ce lundi 17 mai, alors que cette date est officiellement reconnue comme telle par la République.

Jean-Paul Huchon et Marie-Pierre de la Gontrie signent l’appel pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines

Le 11 février, TJENBÉ RÈD interpellait cinq candidatEs aux élections régionales en Île-de-France, région surnommée – avec Paris – «le cinquième DOM» car elle rassemble près d’un million d’originaires des outre-mers.

Il s’agissait de Stéphane DASSÉ (UMP), Marie Pierre DE LA GONTRIE (PS), Christophe GRÉBERT (MoDem), Alexis HAOUADEG (Front de gauche) et Caroline MÉCARY (Europe Écologie).

L’association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida leur demandait de soutenir l’appel pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines en France, lancé le 30 novembre par 26 organisations et personnalités qualifiées, sur la base des mesures annoncées le 6 novembre par le président de la République Nicolas SARKOZY au terme du CIOM (conseil interministériel de l’outre-mer).

L’équipe de campagne de Jean-Paul HUCHON (président sortant du conseil régional d’Île-de-France) et Marie-Pierre de la Gontrie (porte-parole de campagne de Jean-Paul HUCHON, première vice-présidente du conseil régional d’Île-de-France, conseillère de Paris et secrétaire nationale du Parti socialiste aux libertés publiques et à la justice) nous indique par un courriel que les deux éluEs font mieux que soutenir cet appel : ils le signent.

Alexis HAOUADEG avait soutenu cet appel le 20 février ; Stéphane DASSÉ, Christophe GRÉBERT et Caroline MÉCARY n’ont pas encore fait connaître leur position.

Pour TJENBÉ RÈD (Association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida),
David AUERBACH CHIFFRIN, président
06 10 55 63 60 – contact@tjenbered.fr

1er mars 2010 – Jean-Paul Huchon et Marie-Pierre de la Gontrie signent l’appel pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines – Communiqué de presse n°TR10SAN06
http://www.tjenbered.fr/2010/20100301-00.pdf

Le Front de gauche soutient l’appel pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines

LE FRONT DE GAUCHE SOUTIENT L’APPEL POUR UNE CONFÉRENCE SUR LE SIDA PARMI LES POPULATIONS ULTRAMARINES

Communiqué de presse n°TR10SAN04
Paris, mardi 23 février 2010

Le 11 février lors d’un débat public, TJENBÉ RÈD interpellait cinq candidatEs aux élections régionales en Île-de-France, région surnommée – avec Paris – «le cinquième DOM» (département d’outre-mer) car elle rassemble près d’un million de citoyenNEs françaiSEs originaires des outre-mers.

Il s’agissait de Stéphane DASSÉ (Union pour un mouvement populaire), Marie Pierre DE LA GONTRIE (Parti socialiste), Christophe GRÉBERT (Mouvement démocrate), Alexis HAOUADEG (Front de gauche) et Caroline MÉCARY (Europe Écologie)

L’association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida leur demandait ainsi de soutenir l’appel pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines en France, lancé le 30 novembre par 26 organisations et personnalités qualifiées, sur la base des mesures annoncées le 6 novembre par le président de la République Nicolas SARKOZY au terme du CIOM (conseil interministériel de l’outre-mer).

Suite à ce débat, Alexis HAOUADEG (candidat du Front de gauche en Seine-Saint-Denis) nous fait part dans un courriel de son soutien à cet appel : «Je pense que les actions de santé et de prévention communautaire sont particulièrement efficaces et utiles. [...] Ayant lu votre appel je ne peux qu’y souscrire et vous apporter mon soutien pour tenter d’obtenir que les instances décisionnaires vous aident dans l’organisation et le financement d’une conférence sur le sida en direction des populations ultra-marines. Je m’engage à transmettre votre appel à mes colistiers et à défendre votre cause auprès des futurs élus régionaux du Front de gauche.»

Pour TJENBÉ RÈD (Association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida),
David AUERBACH CHIFFRIN, président
06 10 55 63 60
contact@tjenbered.fr

UN AN APRÈS LE LANCEMENT DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’OUTRE-MER, TJENBÉ RÈD ATTEND DU CONCRET

UN AN APRÈS LE LANCEMENT DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’OUTRE-MER,
TJENBÉ RÈD ATTEND DU CONCRET

Communiqué de presse n°TR10POL05
Paris, vendredi 19 février 2010

Le 19 février 2009, le président de la République Nicolas SARKOZY lançait les États généraux de l’outre-mer.

Un an plus tard, alors que certaines des 137 mesures retenues par le chef de l’État le 6 novembre sont mises en œuvre, TJENBÉ RÈD (association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida) souhaite que les mesures relatives au VIH/sida et à la santé trouvent également leur mise en œuvre.

Notamment, la fiche III-7 prévoit que «la prévention et l’éducation à la santé» soient «renforcées avec des campagnes ambitieuses de dépistage et une communication plus opérationnelle en direction des publics cibles, en particulier pour le VIH».

Dans une lettre adressée aujourd’hui au président de la République, Tjenbé Rèd lui demande de soutenir l’appel interassociatif lancé le 30 novembre – sur la base de ces mesures – pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines.

Nicolas SARKOZY ferait ainsi entrer ces mesures dans le concret.

David AUERBACH CHIFFRIN,
président de TJENBÉ RÈD,

rapporteur coordinateur

des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone

06 10 55 63 60
contact@tjenbered.fr

Pièces jointes, notes & annexes

[1] 30 novembre 2009 – Appel pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines en France – Communication conjointe TJENBÉ RÈD | ÉLCS | LDH Cayenne | LDH Saint-Denis de la Réunion | CGT Réunion | Action Sida Martinique | AMVIE | ARPS | Sida – Les liaisons dangereuses | HOMO-SPHÈRE | CollectifDOM | ARCC | CITEDUC | Collectif des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone | Agwadec | Contact Aquitaine | Maison des diversités | Melting Pomme | STRASS | Jean-Jacob BICEP | André-Max BOULANGER | Daniel ILLEMAY | Patrick JEANNETTE | Jean-Jacques SEYMOUR | Dolorès POURETTE | Dr Estelle CARDE – Communication n°TR09SAN09
http://www.tjenbered.fr/2009/20091130-00.pdf

[2] 6 novembre 2009 – Le conseil interministériel de l’outre-mer annonce des mesures contre le sida : Tjenbé Rèd rappelle le lien entre prévention du VIH et prévention des homophobies – Communiqué de presse n°TR09POL53
http://www.tjenbered.fr/2009/20091106-00.pdf

[3] 19 février 2010 – Lettre à Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République, en vue de lui demander de soutenir l’appel interassociatif lancé le 30 novembre pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines
http://www.tjenbered.fr/2010/20100219-01.pdf

Ma lettre à Eric Besson

Cher(s) ami(e)s,

J’ai écrit récemment à Monsieur Besson pour lui rappeler ses engagements concernant la régularisations des haitiens en France et le regroupement familial.

En voici le texte:

Monsieur le Ministre,

Vous avez annoncé, au lendemain du séisme, des mesures exceptionnelles à destination des migrants haïtiens présents de façon irrégulière en France. Ainsi, vous êtes-vous prononcé en faveur d’un gel des expulsions, d’une flexibilité accrue pour la délivrance de visas sanitaires. Les regroupements familiaux en cours d’instruction ou à venir devaient être facilités.

Mais aujourd’hui, un mois après le séisme, nombre de familles de ressortissants haïtiens se plaignent d’une rigidité continue et préservée des démarches.

En outre, les éléments et les documents nécessaires pour mener à bien ces démarches sont bien souvent sous les décombres des bâtiments publics effondrés et donc n’existent plus.

Les mesures d’urgence et de bon sens que vous avez proposé se sont avérées inapplicables au regard de l’ampleur de la catastrophe. Dès lors quels nouveaux dispositifs envisagez-vous de mettre en place, afin de permettre véritablement aux Haïtiens qui avaient déjà des attaches avec la France de venir s’y établir ? De quelle manière comptez-vous assouplir les procédures pour les adapter à l’urgence et à la gravité de la situation ?

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma parfaite considération.

George PAU-LANGEVIN

Permanence : 8, rue de la Cour des Noues, Paris 20e (M° Gambetta)

Tél. 01 43 15 61 24 – Mel : georgepaulangevin@yahoo.fr

http://www.georgepaulangevin.fr

Nouvelles modalités de participation aux concours de la Fonction publique pour l’Outre-mer

Eric WOERTH et Marie-Luce PENCHARD annoncent la mise en place

de nouvelles modalités de participation aux épreuves écrites

des concours de la Fonction publique pour l’Outre-mer

Le dispositif s’appliquera dès le concours des IRA dont les épreuves débuteront le 15 février 2010.

A l’issue du premier Conseil interministériel de l’Outre-mer, qui s’est tenu à l’Elysée le 6 novembre 2009, le Président de la République avait notamment annoncé une réforme des modalités de participation des candidats d’Outre-mer aux concours de la Fonction publique.

Jusqu’à présent les administrations qui organisaient des concours nationaux n’ouvraient pas systématiquement un centre d’épreuves écrites dans chaque territoire d’Outre-mer. Les candidats étaient donc tenus à de longs déplacements.

Lorsque des centres étaient ouverts localement, les horaires étaient définis sans tenir suffisamment compte du décalage horaire. Les candidats dont les territoires sont situés dans des fuseaux horaires très éloignés de la métropole (secteur Amérique et secteur Pacifique notamment), composaient à des heures très matinales ou très tardives, voire en pleine nuit.

Ces conditions constituaient donc des difficultés supplémentaires pour les candidats d’Outre-mer.

Eric WOERTH, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, et Marie-Luce PENCHARD, ministre chargée de l’Outre-mer, ont souhaité que la réforme des modalités de participation aux concours nationaux pour les candidats d’Outre-mer entre immédiatement en vigueur. Elle s’appliquera donc dès le 15 février prochain, date de début des épreuves écrites du concours d’accès aux Instituts régionaux d’administration (IRA).

Tous les candidats d’outre-mer pourront passer les épreuves écrites dans des centres ouverts dans chacun des territoires : Guadeloupe, Martinique, Guyane, Mayotte, La Réunion, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française.

Les candidats pourront aussi composer dans de meilleures conditions grâce à un aménagement des horaires permettant de mieux tenir compte du décalage horaire propre à chaque territoire. Ainsi, une gestion plus dynamique des horaires des épreuves, permettra d’agir sur plusieurs paramètres : début plus tardif des épreuves en métropole, raccourcissement de l’interruption entre les deux épreuves, meilleure exploitation de la durée de l’interdiction de quitter la salle après le début de l’épreuve… Grâce à la combinaison de ces mécanismes, tous les candidats d’Outre-mer composeront à des horaires mieux adaptés à leur rythme de travail. Aucun candidat ne sera plus amené à passer des épreuves écrites en pleine nuit.

Comme le soulignent Eric WOERTH et Marie-Luce PENCHARD, « il s’agit de permettre à tous les candidats, où qu’ils vivent, de participer aux concours de la Fonction publique dans des conditions de plus grande égalité ».

Contacts presse :

Cabinet d’Eric Woerth : Eva Quickert-Menzel, Aurélie Herz, Pierre-Antoine Lachal – 01 53 18 42 96

Cabinet de Marie-Luce Penchard : Matthieu Bejot – 01 53 69 26 74