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Matignon en marche, Letchimy et Lurel entendus.

Une réunion interministérielle de suivi de l’épidémie de dengue s’est tenue ce mercredi 25 août à  Matignon avec les ministères chargés de l’Ecologie, de la Défense, de la Santé, des Comptes publics, de la Jeunesse et de l’Outre-Mer.

On retiendra que Matignon confirme les décisions de la réunion interministérielle du 6 août 2010: des financements complémentaires ont été attribués par le ministère de la Santé aux Agences Régionales de Santé (ARS) et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a été saisi afin de permettre la diffusion de messages de prévention durant les semaines à venir.

Plus important Serge Letchimy et Victorin Lurel, respectivement présidents des régions Martinique et Guadeloupe ont été entendus. En effet, dans une lettre du 20 août, les deux présidents de région  soulignaient   »l’urgence de la situation » nécessitant à leurs yeux « de bousculer les procédures » afin de mettre en place une « réaction coordonnée et unitaire ».

François Fillon a donc demandé au ministère de la Jeunesse et des Solidarités actives ainsi qu’à l’Agence du Service Civique « d’étudier les conditions de mobilisation des volontaires du service civique dans le cadre des missions de prévention, communication et sensibilisation » auprès des concitoyens exposés à cette crise sanitaire.

En outre Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et Mme Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer se rendront aux Antilles dès vendredi pour constater la mise en oeuvre des dispositifs voués à endiguer, voire éradiquer, l’épidémie.

Rapport de l’ANACT sur l’approvisionnement en carburants des départements français d’Amérique

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR,

DE L’OUTRE-MER ET DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

MINISTÈRE CHARGÉ DE L’OUTRE-MER

Communiqué de presse

de Marie-Luce PENCHARD

Ministre chargée de l’Outre-Mer

Paris, le 7 juillet 2010

Rapport de l’ANACT sur l’approvisionnement en carburants des départements français d’Amérique

Marie-Luce PENCHARD, ministre chargée de l’Outre-mer, a pris connaissance des conclusions du rapport de l’agence nationale de l’amélioration des conditions de travail (ANACT) qu’elle avait commandé le 22 janvier 2010.

La ministre avait souhaité une large concertation sur place, notamment avec les représentants des consommateurs, des syndicats et des acteurs de la filière. Ce rapport s’inscrit dans une démarche de transparence que le Gouvernement a privilégiée de façon constante pour rendre compte des résultats des études successives sur l’approvisionnement en carburant et énergies des départements francais d’Amérique (DFA).

Par son approche, ce rapport complète, en effet, celui effectué en mars 2009 par l’inspection des finances sur la fixation des prix des carburants dans les DOM ainsi que l’avis rendu le 24 juin 2009 sur le même thème par l’Autorité de la concurrence.

Il convient d’ailleurs de rappeler qu’à la suite de ces travaux une réduction des marges a été mise en œuvre par arrêtés préfectoraux.

En complément, le rapport de l’ANACT explore des pistes nouvelles pour répondre aux interrogations de long terme sur la filière d’approvisionnement en carburants des DFA.

Le rapport de l’ANACT étudie, en effet, les trois scénarios suivants :

- les possibilités d’approvisionnement en carburants aux normes européennes dans l’environnement régional des Antilles-Guyane ;

- l’importation de carburants raffinés en provenance d’Europe ;

- la pérennisation du dispositif actuel en l’aménageant pour accroître son efficacité.

Pour bien appréhender les enjeux qui s’attachent  à  chacun  de  ces  trois  scénarios,  Marie-Luce PENCHARD, ministre chargée de l’Outre-mer, a reçu successivement les représentants des pétroliers, les trois préfets directement concernés ainsi que l’intersyndicale de l’entreprise SARA. Elle a aussi pris acte de l’avis des trois  présidents  de  région  réunis le 17 juin dernier au sein de l’Union régionale Antilles-Guyane, en faveur de la préservation de l’outil industriel SARA.

C’est donc sur le fondement de ces échanges que Marie-Luce PENCHARD, Ministre chargée de l’Outre-mer, a décidé de :

- prendre en considération l’attachement des acteurs locaux à l’outil industriel SARA, notamment en raison de son impact positif sur le plan économique et social et en l’absence de solutions alternatives à court terme pour garantir la sécurité des approvisionnements en toutes circonstances ;

- privilégier l’amélioration des conditions d’exploitation de l’outil SARA en liaison avec les opérateurs actuels et par une plus grande implication des principales collectivités concernées.

Pour l’avenir, la ministre souhaite que les acteurs s’engagent dans une démarche prospective qui valorise l’utilité sociale et l’efficacité économique de l’outil industriel.

Le travail de transparence et de concertation mené depuis un an permet d’arrêter aujourd’hui une position claire sur l’avenir de la filière ainsi que sur son retour à l’équilibre économique.

En effet, la solidarité nationale ne doit pas servir à subventionner de façon pérenne le prix d’un bien de consommation courante. L’Etat doit concentrer son intervention sur les dépenses de solidarité au bénéfice des personnes les plus fragiles, notamment :

-          l’entrée en vigueur du Revenu de Solidarité Active (RSA) au 1er janvier 2011,

-          le nouveau dispositif de la continuité territoriale avec des aides prioritaires pour les publics les plus modestes,

-          l’engagement financier massif de l’Etat pour la construction de logements sociaux.

Regard : BONNES VACANCES A TOUS … par Tony Delsham

C’est vrai, c’est morose partout. Souhaiter bonnes vacances à un chef d’entreprise, de même qu’à un élu responsable, s’apparente  à une plaisanterie de mauvais goût. Mais bon, ou on baisse les bras ou on retrousse les manches et … on se bat. Serons-nous nombreux à prendre l’avion dans le sens Antilles France, ou dans le sens   France-Antilles ?  Je n’ai pas interrogé les compagnies aériennes. L’année dernière j’étais descendu dans un hôtel de la place. Il avait cassé les prix, n’avait pas gagné d’argent et les dirigeants faisaient grise mine.

Le dimanche 27 juin au Club de l’économie de L.C.L, Gérard Brémont le P.D.G de Pierre et vacances, affirmait que 90% des français passeront leurs vacances en France pour le plus grand bonheur du tourisme français  et de ses hôtels. Notons que  ce marché interne  n’exige pas de prix au rabais, le problème de la saisonnalité n’existant pas, pas plus en France qu’autre part. Lorsqu’il n’y a pas de client l’hôtel ferme. Patrick Artus directeur de recherche d’un organisme officiel, sur le même plateau précisait «  qu’en temps de crise il se produit un phénomène sécuritaire du retour à la maison » Pour ma part j’ai noté,  le même phénomène en Martinique. Il s’est traduit par la vente en catastrophe de la maison et le reste, pour aller rejoindre les enfants «  qui ne travailleront jamais en Martinique, ils sont trop diplômés et  nous, on ne veut pas prendre de risque en restant ici ». Pour eux, c’est un aller sans retour. Vous en connaissez tout comme moi.  Ils iront enrichir les hôtels de Pierre et vacances en France. Pour eux la sécurité, c’est en France. Et peut-être même pourront-ils faire des affaires en Espagne puisque dans ce pays, l’industrie touristique s’est effondrée et des milliers de maisons qui attendaient les touristes annoncés, jamais venus, sont en vente pour une bouchée de pain. Information donnée, ce jour-là,  par le club de l’économie.

Mais bon …bonne vacances quand même.

UN MARCHE INTERNE …

Patrick Artus a précisé que « le Tourisme n’est pas une activité de la survie » qu’il sera de plus en plus dominé par une haute technologie. En clair, les petits boulots du tourisme : nettoyer, balayer, servir, sont amenés à disparaître  ou en tout cas on assistera à la diminution de  l’effectif du personnel. Et, conclut Patrick Artus, « le tourisme est une chaine, on parle d’ailleurs de l’industrie du tourisme ». Pour l’heure, notre marché interne s’exprimant surtout pendant les grandes vacances, demande aux hôtels de réduire de façon considérable leur prix. Les Hôteliers, l’année dernière ont affirmé ne pas avoir gagné d’argent. D’autre part, la vente de produits de consommation courante, pièce détachées pour automobiles et matériels Hi-fi,  jusqu’alors assurée par  la grande distribution,  ralentit de plus en plus, jusqu’à disparaître un jour dans un délai relativement court. En effet, les moins de trente cinq ans, génération informatisée, préfèrent faire leur marché  dans  ce gigantesque magasin qu’est le Net. La disparation de certains postes dans les grandes surfaces   est donc prévisible

Mais bon …bonne vacances quand même.

A QUAND LA RELANCE ?

Oh, nos élus y travaillent ferme ! Avec détermination. L’un des objectifs prioritaires est la création d’emplois. Il faut doper la commande publique permettant les logements sociaux, il faut rénover ou créer des structures d’accueil pour le tourisme, et le BTP doit pouvoir agir, car chacun sait que lorsque le BTP va, tout va !  Mais,  la meilleure volonté et la plus grande détermination du monde permettront-elles aux entreprises de faire face à la réalité d’une épargne engloutie, sans avoir réglé les dettes ? Permettront-elles de calmer l’impatience du propriétaire des locaux loués qui a besoin de l’argent de sa location pour faire face à ses propres obligations ? Permettront-elles de stopper les procédures enclenchées par l’huissier ?   C’est aujourd’hui que l’entreprise a besoin d’argent, or les retombées de notre dynamisme seront-elles au rendez-vous avant un an ?

Oh ! Nos élus ont sans doute tout organisé, tout prévu. Notamment…exiger   des pouvoirs publics, un moratoire quant aux dettes.

Alors bon …bonne vacances quand même.

Tony DELSHAM.

Pôles d’excellence rurale : Un projet labellisé dans le département de la Guadeloupe au titre de la promotion 2010

La politique des pôles d’excellence rurale (PER) a permis depuis 2005 de faire émerger  379 projets d’investissement sur les territoires ruraux. Innovants, créateurs d’emploi, fédérateurs et s’inscrivant dans une logique de développement rural, les PER sont des outils adaptés d’aménagement du territoire, encourageant les initiatives et la structuration de l’activité publique et privée dans de nombreux départements.

S’inspirant de cette réussite et dans le cadre de la préparation des Assises des Territoires Ruraux, une nouvelle génération de PER a été lancée en octobre 2009. Le comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 11 mai 2010 a confirmé tout l’intérêt de cette démarche et de son développement.

A l’issue de l’examen des 201 projets présentés sur le plan national, Michel MERCIER, Ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire, et Bruno LE MAIRE, Ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, viennent de communiquer la liste des  dossiers retenus. Ces projets bénéficieront de subventions d’Etat pour un montant allant, selon la nature et l’importance du projet, de 350 000 à 1,5 millions d’euros.

En ce qui concerne le département de la Guadeloupe, le projet suivant a été sélectionné :

« Le chemin des saveurs » du Nord Basse-Terre déposé par la Communauté de Communes du Nord Basse-Terre

Les porteurs de projet ainsi que les élus qui les ont soutenus seront reçus, mercredi 7 juillet à 12 h 30, à Paris, par Michel MERCIER et Bruno LE MAIRE, au Ministère de l’espace rural et de l’aménagement du territoire.

Contact :

M. Mamadou SOW

Chargé de mission SGAR

Tel : 05 90 99 37 62

Intervention du député Alfred MARIE-JEANNE à l’article 24 du projet de loi relatif à la modernisation de l’agriculture et de la pêche

Lors de mon intervention à la discussion générale, j’ai rassemblé en un seul tenant les principaux points litigieux qui sont autant d’obstacles à la mise en oeuvre du projet de loi sur la modernisation de l’agriculture et de la pêche en martinique.
J’ajoute le problème de l’indivision qui non réglée juridiquement, conduit  encore au morcellement du foncier.En effet, les cohéritiers s’octroyent une partie de l’exploitation initiale privilégiant ainsi l’aspect pratrimonial sur l’aspect économique.
Je signale de nouveau que la rareté du foncier agricole est aggravée par les installations de fermes photovoltaïques au sol.On assiste là à une véritable anarchie du fait que le photovoltaïque n’est pas encadré par la loi.C’est un effet d’aubaine pervers.
Je rappelle qu’à mon initiative, deux amendements ont été adoptés lors de la LODEOM :l’un qui permet dorénavant de déterminer dans le SAR la localisation préférentielle des activités relatives aux énergies renouvelables,l’autre qui vise à soutenir le financement du dévelopement des énergies renouvelables sur les équipements publics.
Autre point Concernant la molécule chloredécone, dont la rémanence est multi-séculaire, elle n’a rien épargné sur son passage.
Elle a contaminé, et sols, et eaux, et produits agricoles, jusqu’à l’être humain.Quand on pense que ce produit toxique, à pictogramme tête de mort, a été interdit aux Etats-Unis depuis 1976, quand on se rappelle le rapport circonstancié Snégaroff de 1977, on est en droit de réclamer dommages et intérêts pour ceux qui ont été frappés à leur insu.Je veux parler surtout des agriculteurs, des aquaculteurs, des marins-pêcheurs.

Par conséquent,

Il faut mettre en place une véritable veille sanitaire.

En effet, on ne peut plus nier qu’il est impératif de faire un recensement de tous les ouvriers agricoles utilisateurs du chlordécone de 1972 à 2002.
Il faut également lancer une étude épidémiologique à l’endroit de cette catégorie de population  restée très longtemps au contact du produit.

Il faut déclencher un suivi médical de ces familles car la Mutuelle Sociale Agricole n’a pas été étendue à la Martinique jusqu’ à présent.

Vu la gravité de la situation, l’extension de cette mutuelle me paraît impérative, monsieur le Ministre.

Discours du député Alfred MARIE-JEANNE lors de la discussion générale du projet de loi relatif à la modernisation de l’agriculture et de la pêche

Monsieur le Président,Monsieur le Ministre,Collègues de l’Assemblée

Monsieur le Ministre,
Les récentes émeutes de la faim dans le monde, la dilapidation du foncier agricole, l’arrachage des plantes alimentaires de subsistance et leur remplacement par des productions spéculatives, l’exploitation intensive des ressources halieutiques, la déforestation inconsidérée…, sont des preuves patentes d’un productivisme outrancier.Il est temps de corriger le tir.

Le projet de loi  sur la modernisation de l’agriculture et de la pêche, pour louable qu’il soit, apporte-t-il les réponses appropriées ?

Pour la Martinique je pense qu’on est loin du compte.

Cette modernisation pour être viable, ne saurait seulement se cantonner à ces deux secteurs, tant les choses sont compartimentées à souhait, tant les obstacles à surmonter sont nombreux, tant les remises en cause sont nécessaires.

Pour preuve, la Martinique est devenue de plus en plus dépendante de l’extérieur pour ses moindres approvisionnements. Je dirai même que c’est un fait exprès.
En un mot, c’est l’import qui domine, c’est l’import qui prédomine. C’est encore lui qui étouffe en grande partie l’embryon de développement endogène malgré les efforts persistants déployés par ailleurs en ce domaine.

C’est une lutte sans merci pour atteindre les objectifs fixés.

Les chiffres parlent d’eux mêmes.

Pour un pays qui regorge de fruits: c’est plus de 75% d’importation.Pour la viande porcine : c’est plus de 80 %Pour la viande bovine : c’est plus de 80 %Pour la volaille : c’est plus de 90 % Pour la viande ovine et caprine : c’est plus de 95% Pour les produits de la pêche: c’est au moins 50%

Cet énoncé non exhaustif démontre qu’il y a largement place pour un développement endogène de qualité générateur d’emplois pérennes.

Encore faut-il ne plus lésiner à l’enclencher très hardiment et sans relâche.Car la cohérence et la synergie requises en la matière, ont été volontairement et profondément mises à mal par tous ceux qui n’y trouvaient pas  intérêts immédiats.Et j’explique :

-Les cultures vivrières et maraîchères sont loin de couvrir les besoins.
Cette part va en diminuant du fait de la pollution exécrable des sols.D’où renforcement prévisible de l’import. Pourquoi alors ne pas prévoir une aide substantielle en faveur des petits exploitants pour la culture hors sol ?

-La transformation des produits à valeur ajoutée est plutôt marginale jusqu’à présent. Et pourtant la matière première ne manque pas.D’où renforcement de l’import.

-La Surface Agricole Utile (SAU) se rétrécit d’année en année nous éloignant de plus en plus du seuil requis pour un autosuffisance optimum.

De 80 000 ha en 1960, elle n’est que de 25 000 aujourd’hui.Cette déperdition qui s’est accélérée au cours de ces dernières années, handicapent assurément un développement conséquent.

Dans ces conditions, c’est l’import qui sortira renforcé.

-Quant à l’élevage, il est insuffisamment développé au point que l’abbatoir départemental n’atteint pas son quota d’abattage ce qui l’a conduit au bord du dépôt de bilan.Là encore, c’est l’import qui sortira renforcé.

-Je veux également signalé une anomalie aggravante de la situation.C’est le fameux Plan de Prévention des Risques qui interdit carrément la pratique agricole sur des superficies autrefois largement exploitées. C’est du jamais vu

! Allez comprendre pourquoi !
En tout cas, au bout, c’est l’import qui sortira renforcé.

-L’un des corollaires de cette situation déplorable est que les superficies de friches augmentent. La conséquence inéluctable  à terme est de les voir classer en zones intouchables. D’où réduction des possibilités et des activités. C’est l’import qui sortira renforcé.

-La SAFER, quant à elle, par manque cruel de moyens, a perdu de facto l’exercice de son droit de préemption.
Elle, dont la mission de service publique est de protéger le foncier agricole, se trouve démunie.
Qui plus est, son action est jugée illégale lorsqu’elle intervient en cas de vente avec réserve d’usufruit ou de nue-propriété.
Ces pratiques consistent à contourner et à détourner le droit de la SAFER.Et rien n’est fait jusqu’ici pour les interdire malgré mon interpellation au gouvernement en février 2008.
C’est le démembrement de la Surface Agricole Utile qui continuera à prévaloir au détriment de la production.In fine, c’est encore l’import qui sortira renforcé.

-Quant à la pollution des sols agricoles par le chloredécone, c’est le coup de grâce donné à bon nombre de petits paysans. Quel gâchis !
La nocivité notoire de ce produit est telle, que les nombreux arrêtés d’interdiction de planter par-ci, de pêcher par là, pleuvent sans cesse, tandis que  que les découragés, les nouveaux précarisés pleurent sur le sort qui leur est tristement réservé.C’est l’import qui sortira encore renforcé.

Dans le même ordre d’idée, une directive européenne a prévu l’interdiction de l’épandage aérien.
A cet égard, ôtez-moi d’un doute.Il paraît qu’une dérogation aurait déjà été demandée, comme ce fut le cas en son temps pour le chloredécone, molécule mortifère qui ne finit pas de sévir.Saurez vous éviter les mêmes errements pour ne pas reproduire les mêmes effets désastreux ?

Et pour parfaire ce cycle infernal, au prétexte de voler aux secours des énergies renouvelables, indispensables certes, on empiète allègrement sur la Surface Agricole Utile par centaines d’hectares, en déployant au sol le photo-voltaïque ; comme si l’un des moyens de se moderniser, passait obligatoirement par le bradage des terres d’un pays d’étendue réduite et vulnérable.
Quant à la défiscalisation, son effet pervers le plus pernicieux a été de bouffer une partie des terres agricoles et de faire flamber les prix du foncier.

Concernant la pêche,

Les directives européennes nous sont appliquées le plus souvent de façon draconienne et sans discernement.

Or, l’essentiel des embarcations concernées ont recours à la pêche côtière. Leur longueur moyenne est de 7 m et pour les plus longues moins de 12 m.
Ai-je besoin de plaider plus avant ! On a complexifié à outrance et les freins sont partout.
Quelle logique! Sinon celle du pourrissement qui fait son oeuvre de déstabilisation.
C’est l’exclusif de Colbert revisité et réaménagé à l’aune des temps présents.
En conclusion :Je viens de vous décrire l’univers dans lequel le développement endogène devra se frayer un chemin.
En tout cas, Existent les potentialités

Existent les hommes  en qualité et en quantité

Existent les moyensExistent les marges de manœuvre
Mais, Exit la spéculation si l’on tient vraiment à réussir ce challenge.

Exit aussi, l’usage exclusif des ordonnances
Pour conserver le savoirPour amplifier le savoir-fairePour conquérir le pouvoir-faire.

Alfred MARIE-JEANNE
Paris le mercredi 30 juin 2010

LE 22 MAI DOIT ETRE TREMPLIN ET VICTOIRE DU FUTUR.

Extrait de CENESTHESIE ET L’URGENCE D’ETRE de Tony DELSHAM.

Certains estiment que l’action commune des héritiers des trois groupes ne s’aurait s’enclencher qu’après l’image vengeresse du descendant d’esclavagistes, genoux en terre, demandant pardon des crimes commis par ses ancêtres. D’autres, réclament une réparation passant par la confiscation de biens jugés indus. Nous ne partageons pas ces choix demandés dans le cadre d’un département français. Ils sont irréalistes. La cohésion d’un peuple, d’une société, d’un groupe d’hommes, n’admet pas l’humiliation de l’une des composantes de ce peuple, de cette société, de ce groupe d’hommes.

Les forces alliés ayant terrassé l’Allemagne nazie se gardèrent bien de mettre tous les Allemands dans le même sac, se gardèrent bien d’humilier le peuple en son entier et les vainqueurs s’appuyant sur les adversaires Allemands du nazisme conservèrent au pays de Goethe et de Wagner une dignité qui lui permit de retrouver le concert des nations européennes, dès la fin de l’occupation.

La République Française n’a pas décapité tous les monarchistes. Elle s’est simplement débarrassée des irréductibles et à « proposé » aux autres de crier « Vive la République » Depuis, ces derniers sont devenus bons républicains, et si certains vivent dans la nostalgie du passé, les lois du peuple français balisent leurs phantasmes et leurs rêves secrets en les rappelant à l’ordre à la moindre déviance.

A la Martinique personne n’a été décapité, mais personne n’a non plus « proposé » au groupe des blancs de crier « Vive le 22 Mai »

Et pour cause ! Les esclaves libérés, comme le rappellent les journaux de l’époque mentionnés par l’historien Edouard de Lépine, semblable au peuple de France parcouraient les rues en criant « Vive la République, Vive la Liberté » En outre, entre le gouverneur affolé de l’époque, car confronté à l’interprétation des ordres de Paris, l’impétuosité du groupe des gens de couleur libres ne sachant qui devait être l’interlocuteur avec lequel on devait discuter de projets concrets et réfléchis concernant le futur, et l’impatience du groupe des noirs esclaves grisé par sa découverte de la puissance du nombre, personne n’était en mesure de faire de propositions lucides qui tiendraient compte, à la fois des intérêts de Paris et de ceux de Fort-de-France. L’organisation post esclavagistes est issue d’une vente à la criée, dominée par les forts en gueule des différents groupes sous le regard fuite en avant d’une administration centrale dépassée.

Conclusion ?

Si, pour les Etasuniens, le 4 juillet est la victoire des Etats-Unis passés, présent et futur, pour les Russes, le 17 octobre la victoire de la Russie, passée, présente et à venir, pour les Français le 14 juillet la victoire de la France passée, présente et à venir, pour les Martiniquais le 22 Mai est victoire de la Martinique du passé, pénalise le présent et rend incertain le futur. Il n’est pas source de joie, mais mur des lamentations.

Plus d’un siècle et demi plus tard, il n’y plus d’irréductibles, et, quand bien même y en aurait, le présent les rappellerait à l’ordre. Pourtant, c’est chacun dans son coin que Nègres, békés, mulâtres, et même des zoreyes, continuent à crier « Vive la Martinique ». Affirment œuvrer et penser Martinique. Cela avec une évidente sincérité. Comment fédérer et mettre ce … patriotisme au service de la Martinique et des Martiniquais ?

* * *

Assumer notre destin : En cette fin d’année 2005 l’état du monde n’est guère rassurant, et c’est dans un contexte survolté, où le problème religieux et le problème racial semblent se radicaliser, que les Antillais de Paris décident de lutter contre la stratégie de l’invisibilité, tandis que leur pays d’origine affronte un climat étrange où chacun paraît attendre l’explosion et les catastrophes annoncées. L’ère des grands travaux est définitivement terminée entraînant faillites et licenciements, les jeunes aux poches bourrées de diplômes et à la tête pleine de projets explorent toutes les possibilités qui leur sont offertes, montent d’éphémères entreprises supportées par les aides bonne conscience du système avant de s’expatrier animés du sentiment d’avoir été chassés de chez eux par une stratégie voulue, la drogue fait des ravages, braquages et agressions avec armes sont désormais le lot quotidien, les élus s’entredéchirent, .

L’attitude du gouvernement français qui depuis 1981, admet comme interlocuteurs privilégiés, non plus les descendants du groupe des blancs, mais bien l’ensemble des Martiniquais à travers les élus, a considérablement changé les données. Cependant les rapports inter groupes ne sont pas apaisés pour autant, le moindre incident ravive les rancœurs et les différentes composantes de l’identité martiniquaise continuent à se neutraliser. Pire, on assiste à ce qui ressemble à une tentative de concentration de zoreyes dans des zones géographiques précises, Diamant et Trinité notamment, qui pourrait bien concrétiser la formation d’un groupe cultivant un communautarise bien plus dangereux que le camp retranché du François, et portant les germes d’un vrai racisme. Dans un chapitre précédent nous avons constaté qu’existaient deux sortes de zoreyes. Celui parfaitement intégré, ayant adopté la Martinique et qui est adopté par les Martiniquais. L’autre replié sur lui-même, raciste et colonialiste justifie son attitude par l’hostilité qu’il affirme rencontrer chez les autochtones. L’image non stabilisée que lui renvoie la société martiniquaise lui fourni toutes sortes d’alibis.

Le drame de la Martinique, n’est-ce pas en définitive l’incurie des nôtres : intellectuels et hommes politiques « qui n’égalèrent pas leur destin ? »

Qui ne surent pas reconnaître les acquis de notre propre histoire et l’autorité inéluctable du devenu, loin des matrices originelles ?

Qui oublièrent de chanter l’enracinement, drapeau des conquérants, pour vouer un véritable culte au déracinement, linceul des perdants ?

Qui ne surent ou ne voulurent pas définir avec lucidité ce qu’était un martiniquais, bien que la réalité socio-historique s’affirme depuis bien longtemps déjà ?

En 2005, le devenu s’impose et le devenir s’impatiente. Alors fermement et avec insolence face à l’histoire, nous osons suggérer une action concrète dont l’intention est de nommer, de reconnaître et d’officialiser, enfin, l’identité martiniquaise à travers toutes ses composantes, car il n’est pas sûr que la simple arrivée des nouvelles générations comblera le vide perturbant de notre histoire. En effet, la reproduction du geste du père ou des aînés est une constante dans les familles et encore plus dans les sociétés non affranchies des pesanteurs du passé. Au cours de l’année 2003, Aimé Césaire symbole de la résistance nègre, et Bernard Hayot considéré, à tort ou à raison, comme le porte drapeau du pouvoir béké, ont raté une magnifique occasion. En effet, ils avaient décidé tout deux de planter un arbre à l’habitation Clément. Cérémonie sobre devant quelques invités, sans intention historique, ni recherche symbolique. Une telle rencontre, un tel geste avaient suscité un grand intérêt, preuve que la société martiniquaise est en attente du déclic. D’où notre conviction de la nécessité du symbole fort. Agissons le plus rapidement possible. Dès 2OO6, tentons de faire du 22 Mai la victoire de la Martinique passée, présente, et future. La victoire de tous les Martiniquais, sans exclusive.

Nous imaginons aisément les réactions outragées des guerriers à l’armure rouillée autoproclamés défenseurs de la dignité martiniquaise, de l’âme martiniquaise. Hélas, aucun papyrus frappé du sceau d’une authenticité, prenant source dans des mythologies ou dans l’histoire, ne leur confère la moindre légitimité. Le non-être des kidnappés d’Afrique fut organisé par les architectes d’une époque barbare. L’époque est révolue et les architectes congédiés, mais nous tardons à les remplacer par les nôtres, ceux de la renaissance de l’Etre issus du Tout-pays, issus du Tout- Martinique.

Nous imaginons les protestations courroucées et sincères d’héritiers des trois groupes qui se sont persuadés qu’à la Martinique l’ennemi a visage humain. Qu’il est blanc et béké. Ou noir et négre. Ou métissé et mulâtre. Ou cheveux soyeux et indien.

Non !

A la Martinique l’ennemi est la somme des rancœurs, des rancunes et des haines, qui perdurent parce que le poète n’a pas encore chanté l’amour. Ni l’amitié. Ni la fraternité. Pas plus qu’il n’a chanté la Martinique. Sauf à l’enrobée de flonflons doudouistes ou de délires névrotiques.

Nous imaginons également les diatribes de ceux qui confondent souffrance personnelle directement liée à un conflit immédiat avec un béké, avec un mulâtre, avec un nègre, avec un indien, avec le système et notre souffrance collective elle, directement liée à l’histoire et donc plus lointaine et maîtrisable, grâce à la grandeur humaine.

Qu’importent ces réactions prévisibles ! Avec le défi permanent que l’histoire a toujours exigé de nous, hissons-nous au niveau des autres nations en imposant au Tout- France et au Tout- Europe, le Tout Martinique. Offrons aux héritiers du groupe des noirs esclaves, du groupe des blancs esclavagistes, du groupe des gens de couleur libre, du groupe des Indiens, un pari sur le futur. Faisons-le avec l’éclat qui sied aux actes fondamentaux, avec le rituel qui soudent les hommes unis par un même destin et officialise la naissance des nations. La Martinique du présent, avec son identité affirmée et reconnue, se félicitera de l’image du préfet de la République Française déposant une gerbe aux pieds du neg mawon réhabilité, ne s’offusquera pas outre mesure du drapeau bleu blanc rouge, symbole de l’ensemble des régions françaises, côtoyant le drapeau martiniquais, symbole de la Région Martinique qui, dans une écrasante majorité, pour l’heure, accepte le bloc français et européen.

Alors, la poétique de la relation professée par Edouard Glissant nous conduira, sans doute au Tout- Martinique, condition obligée pour obtenir la Créolité qui, répétons-le, n’existe pas dans une Martinique, victime d’une dilution pure et simple. Alors seulement nous pourrons en adulte, rejoindre le Tout- Monde. Les procureurs intransigeants, relais de l’outre-tombe, seront enfin remplacés par les avocats du présent. Dès lors, la Créolisation, le Tout- Monde, le chaos- monde, l’Archipélisation, suite logique du discours de la Négritude, ne seront plus concepts inaccessibles. Les Martiniquais n’auront plus l’impression de n’être point concernés par les propositions de nos penseurs, de nos censeurs, et seront prêts à échanger sans craindre de se perdre.

C’est cette Martinique-là, et nulle autre, qui en toute sérénité et en toute lucidité, décidera si elle doit être pays indépendant parmi les autres états de la Caraïbe, pays autonome au sein de la République Française, ou vrai département français avec une histoire spécifique et originale.

Utopique, cette proposition ?

Pas sûr. En tous cas, Aimé Césaire lui-même, n’a-t-il pas souhaité, dans un passé récent, une utopie refondatrice ?

Schœlcher le 7 juin 2005.

Journée mondiale contre les homophobies : Le Comité Idaho et Tjenbé Rèd reçus au ministère de l’outre-mer

Louis-Georges TIN, président du Comité Idaho (comité organisateur de la Journée mondiale de lutte contre les homophobies) et de l’association An Nou Allé, et David AUERBACH CHIFFRIN, président de l’association Tjenbé Rèd, ont été reçus vendredi 14 mai par le directeur de cabinet de Marie-Luce PENCHARD, ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l’outre-mer.

Ils ont de nouveau pris acte des avancées significatives de Madame PENCHARD en matière de lutte contre le VIH et le sida.

Ils ont notamment souhaité qu’elle accentue également sa réflexion sur le développement du tourisme vers les publics LGBT (lesbiens, gais, bi & trans), sur la base d’initiatives menées par exemple au Mans ou à la Réunion.

Interrogés à l’issue de l’entretien par France-Antilles et RFO, Louis-Georges TIN et David AUERBACH CHIFFRIN ont signalé la qualité de l’écoute du directeur de cabinet de la ministre ainsi que l’attention accordée par cette dernière à la lutte contre le sida et à la lutte contre les homophobies.

Ils ont cependant regretté que Marie-Luce PENCHARD ne semble pas devoir annoncer d’engagement à l’occasion de la sixième Journée mondiale de lutte contre les homophobies, ce lundi 17 mai, alors que cette date est officiellement reconnue comme telle par la République.

EVOLUTION INSTITUTIONNELLE : A propos de l’action en Conseil d’Etat

L’action que je mène auprès du Conseil d’Etat (CE) et, le cas échéant, auprès du conseil constitutionnel(CC), s’inscrit dans le droit fil des positions que j’ai défendues tout au long de la campagne référendaire, là où il m’était donné de pouvoir m’exprimer. Chacun pourra en penser ce qu’il veut –éloges ou crachats -, car j’ai déjà eu droit aux deux, j’agis en vertu des pouvoirs qui me sont offerts par les lois de la République.

Comme je n’ai pas mené ces deux actions pour moi tout seul, voici pour tous ceux qui s’y intéressent, un bref résumé de l’état d’avancement des procédures engagées :

1) la Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC)

Il s’agit d’une possibilité offerte, depuis le 1 mars 2010, à tout citoyen de pouvoir interpeller le Conseil Constitutionnel lorsqu’une « disposition législative » porte atteinte à une liberté garantie par la constitution, lors d’une procédure en cours. Mais évidemment il faut passer les barrages !!

J’ai donc posé une QPC, relative à la collision des articles 73 et 72-3, en liaison avec la conditionnalité des questions liées du 10 janvier et du 24 janvier. Bon, c’est un peu plus compliqué que cela, mais en gros je me plains d’être victime de la sortie du droit commun le 24 janvier, quand 80 % de la population avait le 10 janvier dit qu’elle voulait rester dans les structures qui garantissaient le droit commun….et que la loi ordinaire en préparation ne saurait aucunement me garantir ce droit commun.

Cette QPC a été examinée par les 5 filtres traditionnels du Conseil d’Etat(CE), et la formation de jugement de la deuxième sous-section (jugeant seule), après l’audience publique du 8 avril dernier, doit bientôt dire si OUI ou NON elle transmet la question au Conseil Constitutionnel. Dernière station avant la saisine du CC !!

2) La demande d’annulation de la consultation du 24 janvier

Cette deuxième procédure ( en réalité c’est la première, puisque c’est elle qui m’a permis d’introduire la QPC ! et qui devait être introduite au plus tard 10 jours après la consultation) suit son cours. Elle est indépendante de la QPC dans une certaine mesure.

Après avoir été jugée « sérieuse » par le CE, ma requête a été admise. Elle a été étudiée par un rapporteur, puis un réviseur, puis un rapporteur public, puis transmise au ministère de l’intérieur qui a produit un mémoire en défense, qui m’a été transmis, auquel j’ai répondu dans un réplique 1, laquelle a été transmise au ministère de l’intérieur qui doit répondre, laquelle réponse me sera communiquée pour que je fasse une réplique 2 …etc, et les 5 filtres habituels vont jouer leur rôle jusqu’au rendu du jugement.

Voilà où on en est.

Mais vu la faiblesse de la réponse ministérielle, laquelle n’a fait que confirmer les impasses contenues dans la question du 24 janvier (par égard pour la procédure en cours, je ne publierai cette réponse ministérielle qu’une fois l’affaire close. Elle contient en effet des assertions qui concernent toute la Martinique et la Guyane, et constitue un document officiel produit devant le Conseil d’Etat, ce qui n’est pas rien. Et vu l’importance de ce qui y est dit, cela ne peut pas rester un document personnel et individuel), il me reste à attendre sereinement la suite.

Cependant le simple fait que le CE ait admis la requête comme « sérieuse » selon la terminologie de la constitution, prouve bien que les partisans du « NONle 24 » ne faisaient pas que raconter des inepties. Nous verrons bien si le CE (ou le CC) annulera ou pas.

Ce compte-rendu est destiné à la population Martiniquaise (et Guyanaise par voie de conséquence)

Fait à Fort de France le 15 avril 2010

Joseph VIRASSAMY

Letchimy, élu président sans surprise.

Le député-maire de Fort-de-France et chef de file du PPM, Serge Letchimy, vient d’être élu (ven. 26/03, NDLR) à 57 ans, cinquième et dernier président du Conseil Régional de la Martinique, dès le premier tour de scrutin par 26 voix et 15 bulletins blancs. Serge Letchimy, élu par sa majorité, était le seul candidat.

Le président sortant  leader du MIM deuxième groupe au conseil régional, était absent! Ce dernier avait en effet manifesté quelques jours plus tôt la volonté d’une mise à disposition de 2 pour « continuer la lutte, ici et ailleurs,  » pour la mise en place d’une collectivité unique,  avec une assemblé élue à la proportionnelle ». Les élus de droite, au nombre de 3 , se sont eux logiquement abstenus de toute candidature.

Fidèle à sa ligne de conduite, Serge Letchimy refuse tout triomphalisme: « Ce n’est pas seulement avec confiance et détermination que j’accède à cette présidence aujourd’hui » mais « surtout avec une grande et sincère et très profonde humilité ».

Son tout premier discours est une sonnette d’alarme et une piqûre de rappel. « Dès ce mois-ci, sitôt après la mise en place des commissions, je prendrai toutes les initiatives nécessaires afin de mettre en oeuvre un plan de relance de l’activité et de l’emploi »,qui « s’inscrira d’emblée dans la perspective d’une Martinique plus propre, plus verte, plus bleue et mieux inscrite dans un respect dynamique, valorisant et productif de son environnement, de sa faune, de sa flore et de sa biodiversité ».

Une piqûre enfin, pour rappeler que son combat, LE combat, n’est pas fini, « pas de développement ou d’épanouissement « possibles sans « une bonne gouvernance » ni sans « des institutions fortes ». Ce flambeau  de l’autonomie passé d’Aimé Césaire au nouveau président, est toujours aussi présent: « C’est d’abord aux Martiniquais qu’il appartient d’imaginer et de mettre en oeuvre la destinée martiniquaise! (…)Les Martiniquais ont rejeté la fragilisation aventureuse mais ils n’ont pas rejeté la possibilité d’agir sur leur destin », déclare Serge Letchimy.

Enfin, le nouveau leader de la Martinique a émis l’dée d’une « activation d’une culture régionale du développement en recherchant une meilleure union régionale possible avec la Guyane et la Guadeloupe ».