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Lettre aux Martiniquais de Serge Letchimy

7 mars 2010

Les années qui viennent seront déterminantes, d’abord pour relever le pays, frappé d’une récession économique sans précédent. Ensuite, pour préparer la collectivité unique que le peuple a voulue.
Je me consacre depuis 9 ans au développement de la ville de Fort-de-France dans la continuité du travail déjà accompli. J’ai demande aux foyalais de m’accorder ces quatre prochaines années pour relever ce défi.

Un outil plus puissant.
Cette collectivité doit dépasser la simple fusion de nos assemblées pour devenir un véritable outil, plus efficace, plus cohérent, au service d’une Martinique nouvelle.
Si j’ai choisi de m’adresser a vous ici, c’est simplement pour rappeler quelques unes des valeurs qui m’animent, et qui a mon sens devraient constituer l’âme d’une véritable politique pour notre pays.

Une confiance totale.
D’abord, il y a l’amour infini que je porte à mon pays, la Martinique. Il y a cette confiance totale que je mets dans le génie, la volonté, la capacité à construire du peuple martiniquais. On sait qu’un petit pays peut étonner le monde entier quand ceux qui l’habitent sont le fruit d’une histoire comme la notre. Je suis persuade que tous ensemble, dans une démarche de rassemblement et de respect mutuel, nous pourrons faire de la Martinique, une terre d’initiatives et de progrès.
J’ai toujours considère que notre épanouissement ne passait pas nécessairement par une rupture avec le cadre républicain français, mais par la dans la dignité C’est pour moi éliminer l’assistanat, l’esprit de mendicité, le déni de notre personnalité collective. C’est aussi pour moi dans I ‘État de droit qu’est la France, la construction des bases démocratiques du développement et du progrès dans un processus de responsabilisation inédit.
Seulement, je respecte toutes les positions et je me battrai pour que chacun puisse défendre la sienne. La démocratie n’est pas un combat de coqs, c’est un espace d’écoute, d’humilité, d’échanges et de partage.
Les défis qui sont aujourd’hui les nôtres ne doivent pas s’aborder de manière étroitement économique ou sociale, Ils sont aussi culturels, voire philosophiques. Des lors, pour y faire face, il nous faut mobiliser des valeurs, et une appréciation lucide des grands enjeux contemporains, qui devront donner une âme a notre action économique et a toutes ces mesures que nous allons mettre en œuvre au plus vite.

L’esprit d’entreprendre
L’économie martiniquaise doit être au service des martiniquais. La croissance ne doit pas être au service du profit pour le profit. Toute économie doit conforter ces valeurs essentielles qui contribuent à l’élévation de chacun au maximum de ses possibilités. Elle doit permettre d’insuffler à notre jeunesse un esprit d’entreprise qui ne se situe pas uniquement dans une perspective de profit, mais dans une dynamique de citoyenneté généreuse. C’est pourquoi, je crois aussi a l’esprit de coopérative qui est tellement présent dans notre tradition, tout comme a l’aptitude a donner. Je veux aussi porter une attention toute particulière aux deux extrémités de notre tissu social : aux jeunes et a ces hommes et femmes du troisième age que l’on appelle les “Grandes personnes”.

Les Grandes personnes comme sources et ressources.
Je veux que notre Martinique nouvelle ne s’inscrive pas dans cette logique de mise à l’écart des aines, et de leur paupérisation rampante, que l’on retrouve en Occident. Une Grande personne est pour moi un trésor d’expérience et d’expertises, une ressource que nous devons absolument impliquer dans le projet commun.
Nous aurons besoin d’eux dans la mise en œuvre de ces proximités nouvelles et de ces accompagnements solidaires que nous allons mettre en place.

La jeunesse comme force au présent et chance du futur.
Notre jeunesse doit assumer pleinement son rôle de force vive pour l’avenir. Elle doit pouvoir étudier, apprendre, s’impliquer dans la vie du pays et du monde, dans des conditions de logement, de ressources, de déplacements et de loisirs, qui soient les plus décents possibles! La Martinique nouvelle sera attentive a ses jeunes. Elle sera soucieuse de leur assurer les conditions d’une liberté inventive, contestatrice, qui assurera toute la richesse de son évolution future.

Un pays propre.
Reste enfin, la question du rapport a notre environnement et plus largement aux changements climatiques qui vont provoquer dans les années qui viennent de douloureuses mutations et de grandes catastrophes. Nous devons enfin envisager une production agricole hautement diversifiée qui assurera une large part de notre consommation alimentaire. De même, notre fabuleuse biodiversité, ouvre à notre Martinique nouvelle des perspectives de valorisation considérables, qui nous promettent bien des horizons en termes de créations d’entreprises, d’emplois, de formations diverses, et de visibilité internationale.

Maintenant!
Avec le survol de ces quelques principes, vous voyez a quel point il ne s’agit pas seulement d’élections régionales, de développement économique, ou de simple définition des modalités de fonctionnement d’une collectivité unique.
Il s’agit de faire le choix d’une société martiniquaise s’installant dans d’inédites fondations.
Il s’agit de traiter, aujourd’hui même, les premières urgences: emploi, relance économique, mise en place de la collectivité unique. II s’agit également de mettre en œuvre sur plusieurs années de nouvelles politiques plus audacieuses en matière économique, en matière de solidarités, en matière d’environnement…

La Martinique nouvelle et possible, elle est a notre portée, construisons-la maintenant!

Serge Letchimy

Programme du MIM : Avançons en confiance

Ensemble pour une Martinique nouvelle : le programme officiel

A qui appartient l’argent du Conseil Régional ?

Par Karl Paolo

Au moment où les élus qui, depuis 12 ans dirigent la région, doivent rendre des comptes aux électeurs martiniquais, seuls juges de leurs résultats et non au magazine français « Capital », nouvelle bible de nos « patriotes », on en entend de belles sur les tréteaux électoraux !

En effet, à écouter le discours des élus MIM – CNCP du Conseil régional sortant, les fonds de la collectivité sont leur « propriété personnelle ». Mieux, ils semblent s’être donnés pour mission de les amasser, des les conserver, mais par-dessus tout de ne pas les dépenser pour développer le pays, répondre aux besoins de la population, sauvegarder l’emploi et permettre la création d’activités en injectant ces moyens financiers dans le circuit économique, en faisant par exemple en sorte que l’alimentation en eau potable soit assurée à tous les martiniquais, que l’activité économique se développe, que les élèves soit scolarisés dans de bonnes conditions et que la formation professionnelle et l’apprentissage puisse permettre aux jeunes comme aux adultes d’acquérir des qualifications pour une insertion sociale et professionnelle réussie.

Le comportement du président sortant du Conseil régional rappelle étrangement celui d’un personnage d’une comédie de Molière, « Arpagon » lequel passait son temps à dire : « ma cassette, ou est ma cassette, je veux ma cassette, on veut voler ma cassette » en parlant d’un coffre rempli d’or lui appartenant !

Mais soyons justes, il y a des exceptions !!! La première concerne la construction d’une luxueuse école primaire dans l’ile de la Dominique, équipée à faire pâlir d’envie n’importe quel élève de Martinique. Mais quand, on aime, on ne compte pas !

Au delà de cette générosité grandiose, on chercherait en vain quelles sont les écoles primaires dévastées par le cyclone Dean et reconstruites à 100% par la Région Martinique ! Il n’y en a aucune.

La seconde exception fait la une de l’actualité ces temps-ci : Il s’agit de ce bel ensemble immobilier, abritant une école des arts et des sciences ainsi qu’un centre de formation professionnel détruits par un cyclone et reconstruit dans l’ile de la Grenade!!!!! Rien à dire !!! Encore bravo !

Quelle est la réalité ?

En premier lieu, il faut que chaque martiniquais sache que c’est dans sa poche que sort « l’argent de la Région » et que lorsque l’on est généreux, c’est lui qui paye en fin de compte !

En effet, 70% du budget régional est alimenté par des impôts et de taxes payés par la population martiniquaise. Qu’en disent les comptes administratifs de la collectivité ?

2006                                                        2008

Total des recettes régionales                                     256 937 112,30€                                     352 040 107,20€

Impôts et taxes                                                            203 662 128,40€                                    240 960 365,30€

%                                                                                        79%                                                          68%

Les choses sont donc claires :

1 – l’argent de la Région n’est la propriété ni d’une personne ni d’un clan ! Il appartient au peuple martiniquais ;

2 – c’est parce que cet argent lui appartient que le peuple martiniquais est en droit d’exiger que cet argent soit utilisé pour apporter des solutions à ses problèmes, pour améliorer son cadre de vie et développer son pays.

En second lieu, les sommes prélevées sur chaque martiniquais par le Conseil régional depuis 10 ans sont en augmentation sensible contrairement à ce que prétend le président sortant de la collectivité.

Impôts et taxes perçus par le Conseil régional

(Sources : comptes administratifs)

1999                                                2008

Impôts locaux                                                 130 853 651, 37 €                        144 149 358,59 €

  • Taxes sur les permis de conduire
  • Taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules
  • Taxe sur les rhums
  • Taxes sur les carburants
  • Taxe additionnelle à l’octroi de mer+FRDE
  • Taxes d’embarquement transport aérien et maritime
  • Taxe additionnelle aux droits de mutation

De 130 millions à 144 millions d’euros, l’augmentation est nette : en 10 ans, c’est presque 13,3 millions d’euros soit plus de 87 millions de francs, (8,7 milliards de centimes) qui sont sortis de la poche de tous les martiniquais pour enrichir la cassette du Conseil régional !

Fort bien ! Mais qu’en a-t-on fait quand le président sortant de la Région se vante d’avoir plus de 28 millions d’euros d’excédent en 2008 ? La conclusion est que cette augmentation de la fiscalité régionale était parfaitement inutile puisqu’elle n’a servi à RIEN puisque les sommes collectées n’ont JAMAIS ETE UTILISEE ! YO PA TE BISOIN LAGEN TA LA !!!!

Et ce n’est pas fini !

En 2008 nous dit le compte administratif de la collectivité, les impôts locaux ont rapportés

18,9 millions d’euros au Conseil régional.

Et, bien ami lecteur, sachez qu’au budget primitif 2010 qui vient d’être voté, M. Marie-Jeanne et les siens ont décidé de mettre leur main dans votre poche en prélevant 20,4 millions d’euros d’impôts locaux, soit 1,4 millions d’euros de plus – presque 10 millions de francs -, juste de quoi sans doute financer une nouvelle école en Dominique ou ailleurs !

Près de 8% d’augmentation des impôts locaux régionaux entre 2008 et 2010, alors que la Martinique est en pleine crise et que le chômage explose, c’est ce que le président sortant du Conseil régional appelle une « bonne gestion » !!!

Electeurs, à vous d’en juger !

Karl PAOLO

3 mars 2010

Une collectivité qui s’endette, c’est une collectivité qui investit pour sa population

par Karl Paolo

Depuis que la campagne électorale pour les régionales a commencé, le principal argument de campagne des élus et candidats du MIM – CNCP – PALIMA est de dire que le Conseil régional n’a pas un centime d’emprunt auprès des banques, qu’il n’a aucune dette ! Ils s’en vantent et s’en félicitent comme si ils avaient découvert la pierre philosophale ou la formule permettant de transformer le plomb en or !

Voila donc des partis politiques qui se proclament « anticolonialistes, anti-impérialistes ,… que sais-je encore, mais qui n’hésitent pas à reprendre à leur compte, sans la moindre réflexion, sans la moindre critique, les positions les plus réactionnaires que les ultra libéraux, partisan du capitalisme pur et dur, ceux des fameux critères de Maastricht et ceux du Fonds Monétaire International n’osent même plus soutenir !!!

Avec de tels arguments aux cotés desquels les ultralibéraux passent pour d’aimables plaisantins, comment classer ces mouvements politiques à gauche alors qu’ils considèrent tout à fait normal de sacrifier le sort d’une population et le développement de son pays à un pseudo dogme de gestion dont ils sont les seuls inventeurs et les seuls promoteurs ?

En effet, quel pays au monde n’est pas endetté ? Du Malawi à la Suisse en passant par le Canada et la Tunisie, presque tous les pays, riches ou pauvres, sont endettés, y compris la France, 31ème au palmarès avec une dette de plus de 1000 milliards d’euros, soit 68,8% des ressources produites chaque année par le pays.

Et bien, ami lecteur sachez que les dirigeants de ces pays sont, pour le MIM – CNCP – PALIMA, d’incorrigibles mauvais gestionnaires ! AUCUN n’a ni lu, ni entendu, ni compris Monsieur Alfred Marie-Jeanne, seul président d’une collectivité territoriale à ne pas avoir le moindre centime de dettes ! M. OBAMA est donc un imbécile aux yeux de M. Marie-Jeanne, lui qui a accru l’endettement des Etats Unis. MM. POUTINE, LULA, CHAVEZ, bref, tous les chefs d’Etat devraient se rendre, non pas au Forum de Davos ou à Doha mais à l’immeuble de Plateau Roy pour venir écouter le nouveau pic de la Mirandole des finances publiques qui dirige notre collectivité régionale depuis 12 ans ! Et nous l’ignorions !!!!

D’abord, l’endettement, même massif de tous ces pays n’est pas si dramatique. En effet, contrairement à un individu, la collectivité a une durée de vie infinie. Ensuite, l’endettement étant la condition sine qua non de l’investissement, on ne peut parler d’endettement sans évoquer en même temps des richesses produites, crées grâce à cet endettement. Enfin, l’endettement est une nécessité vitale et Nicolas Sarkozy lui-même, élu à la présidence de la République en promettant de réduire l’endettement de la France n’a pu que l’accroitre ! Il aurait sans doute du demander des conseils à notre futur prix Nobel d’économie.

Cela prêterait à rire s’il ne s’agissait pas de choses sérieuses aux conséquences extrêmement graves pour des milliers de martiniquais ! Réfléchissons deux secondes, amis lecteurs !

Si l’Etat français et son gouvernement décidait d’appliquer le principe qu’affirme de manière totalement absurde le président du Conseil régional, à savoir « zéro dette », on fermerait immédiatement écoles, collèges, lycées, universités, hôpitaux, services publics, on arrêterait de payer les salaires des agents publics, les retraites et les pensions, les conseils généraux et les conseils généraux n’auraient plus les concours de l’Etat, bref, c’est toute l’économie qui serait par terre ! Que dirions-nous d’une telle situation ? Que diraient les syndicats enseignants si les postes venaient à être supprimés par milliers, les salaires réduits de 30% au motif de réduire l’endettement de la France, si les prestations sociales étaient divisées par 2 afin de réduire le déficit de la Sécurité Sociale ? Un rêve croyez-vous ? C’est exactement la politique prônée sans doute sans le savoir par M. Marie-Jeanne !!!!

Si le théorème Marie-Jeanne, c’est-à-dire celui de « l’endettement zéro » était mis en œuvre par les banques et les organismes financiers et que le robinet du crédit était brutalement coupé en Martinique, l’entreprise pourrait-elle vivre, l’artisan pourrait-il poursuivre son activité, le salarié pourrait-il être payé en fin de mois, le client pourrait-il acheter ? Bien sur que non !

Quel martiniquais pourrait payer au comptant, « cash », sa maison, sa voiture, son téléviseur, ses meubles et sa gazinière ? MM. Marie-Jeanne, Marie-Sainte, Duville, Michalon et consorts, tous propriétaires de leur maison, ne se sont-ils pas endettés pour l’acquérir ?

Ainsi donc, ce qui serait bon pour l’individu Marie-Jeanne, Marie-Sainte, Duville, Michalon serait mauvais pour la collectivité régionale de Martinique dont les investissements servent pourtant l’intérêt général ! Il serait normal que tel élu du MIM connu pour son gout des BMW s’endette pour acquérir un des derniers modèles mais il serait criminel que le Conseil régional s’endette pour financer la remise en état du réseau d’eau potable et d’assainissement et l’augmentation du nombre de réservoirs ? A qui va-t-on faire avaler une pareille baliverne ?

Il faut donc faire preuve d’une totale irresponsabilité quand on se félicite d’un endettement zéro de la région Martinique alors que tant de problèmes se posent aux pays, à ses entreprises et à ses habitants.

Une collectivité qui s’endette, c’est d’abord une collectivité qui investit pour améliorer le cadre et les conditions de vie de sa population et pour permettre, faciliter et impulser le développement de son territoire! En effet, sauf à couvrir des dépenses inutiles ou éphémères, les emprunts ne peuvent financer que les dépenses d’investissements dont le pays et la population ont le plus grand besoin. Ne pas le faire alors qu’on en a les moyens revient à priver la population des services (logements, transport, infrastructures) auxquels elle a droit et à restreindre le niveau d’activité des entreprises et donc celui de l’emploi alors que tout devrait être fait pour le développer.

Une collectivité qui s’endette, c’est aussi une collectivité qui a les moyens de s’endetter c’est-à-dire qui à la capacité de rembourser ses emprunts ! Et dans ce domaine, il n’y a pas de triche possible car les comptes sont publics et subissent un triple contrôle : un contrôle de légalité réalisé par le préfet, un contrôle sur la régularité des dépenses engagées effectué par le comptable public (fonctionnaire du Trésor) et enfin un contrôle de la Chambre régionale des Comptes. De ce point de vue, les 28 millions d’euros d’excédent dégagés par la Région Martinique à la clôture de l’exercice 2008 correspondent à une capacité d’emprunt de quelques 300 millions d’euros.

Si la prudence recommande de conserver des marges de manœuvre, ne pas utiliser le tiers de cette capacité d’emprunt pour obtenir des banques 100 millions d’euros en bénéficiant de la baisse des taux d’intérêt afin de permettre au pays de passer un cap difficile en relançant la commande publique dans des secteurs où cette action pourrait avoir un effet multiplicateur, tant en terme de financement privé qu’en terme d’activité et d’emploi, est totalement incompréhensible et démontre une manque total de vision prospective et une absence d’imagination. Quand on considère que le rendement de la fiscalité est directement lié au développement de l’activité et de création de richesse, on ne peut que conclure que le Conseil régional marche sur la tête en refusant d’être ce qu’il doit être : le pilote du développement économique, social et culturel du pays.

Une collectivité qui s’endette, c’est enfin une question de confiance, confiance des préteurs dans la solidité des projets des élus mais aussi et surtout confiance des élus dans l’avenir du pays qu’ils ont à gérer, confiance des élus dans la capacité d’entreprendre et de créer de ses habitants.

Mais c’est sans doute là que le bas blesse ! Le seul projet du président sortant du Conseil régional était et est toujours d’imposer l’article 74. Il n’y en a pas d’autre puisque lui-même considère, il l’a assez répété lors de la consultation du 10 janvier, qu’on ne peut rien faire dans le cadre actuel de l’article 73, « usé jusqu’à la corde ».

Le peuple martiniquais a répondu massivement « NON » à la volonté qu’il affichait de faire passer en force l’article 74. Qu’il le veuille ou non, en tant que principal chef des 74zistes, M. Marie-Jeanne a reçu une « claque » de la part de 80% des électeurs martiniquais. Il s’agit le 14 mars prochain de traduire dans les faits la volonté exprimée les 10 et 24 janvier en votant massivement pour la liste « Pour une Martinique nouvelle » afin de garantir ce que leur vote a affirmé : « NON au 74 » et « OUI » à la collectivité unique, élue sur la base d’un scrutin mixte respectant la représentation des territoires. Car les martiniquais doivent y prendre garde : pour revenir sur l’article 74, M. Marie-Jeanne et son équipe n’ont d’autre choix que de poursuivre la politique du pire c’est-à-dire, NE RIEN FAIRE pour mettre notre pays en mouvement !!! Et c’est bien pourquoi ils n’ont aucun projet !

Karl PAOLO

3 mars 2010

Lors d’un débat avec les originaires des outre-mers, Jean-Paul Huchon promet une Maison des îles de France et condamne Georges Frêche, Gérard Collomb et François Rebsamen

Vendredi 5 mars 2010 -

19h30-22h00 – Le président sortant du conseil régional d’Île-de-France (notre photographie) rencontrait ce soir les associations ultramarines, à quelques jours du premier tour des élections régionales. Dans le hall de son local de campagne, au 95 de la rue Falguière dans le XVème arrondissement de Paris, une soixantaine de plénipotentiaires écoutent et regardent et sont eux-mêmes, tels des poissons dans un bocal, écoutéEs et regardéEs par les permanentEs de campagne accoudéEs à la balustrade du premier étage, qui commentent entre eux, sourient, susurrent comme au spectacle, au zoo de Vincennes ou à l’Exposition coloniale avec son village des indigènes. Jean-Paul Huchon (JPH) commence par proclamer son sentiment de fraternité avec la salle, invoquant les mânes de son grand-père Camille Huchon, «martiniquais» (ce qui constitue un scoop d’ailleurs peu documenté : grand-père béké, métropolitain, descendant d’esclave ?). Il attaque ensuite Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des FrançaiSEs d’outre-mer, en rappelant ses propos supposés du 14 mai 2006 sur Canal +, dans l’émission «Le Vrai Journal» animée par Karl Zéro : «Est-ce qu’il y a un point commun entre un Antillais, un Guadeloupéen qui a tété aux mamelles de la République et qui est catholique, et des sans-papiers qui seraient musulmans, polygames et dont certains pratiquent l’excision ?»

Là, il refroidit un peu l’assistance, assez acquise à Patrick Karam, fondateur du CollectifDOM, qui a donné un visage aux ultramarins de l’Hexagone. Personnellement, je ne connaissais pas ces propos, litigieux sous cette forme. J’espère qu’ils sont mal rapportés ou qu’ils correspondent sinon à une maladresse du discours verbal, rattrapée ensuite par des rectifications ou des regrets. Personne n’est à l’abri de telles maladresses, pas même JPH qui conclut son intervention par une superbe bourde néocolonialiste : «Ce que j’aime chez vous, c’est, même dans les temps de crise, votre capacité à rire, s’amuser, danser, être un peuple vivant.»

La parole est ensuite donnée à la salle et en premier lieu à Serge Romana, animateur du Comité Marche du 23 mai 98. En qualité de président de Tjenbé Rèd, je prends ensuite la parole pour interroger l’édile sur l’affaire Frêche en saluant la position enfin claire adoptée par le Parti socialiste mais en déplorant le soutien que lui apportent encore Collomb et Rebsamen ; sur la possibilité de bénéficier d’un local au sein de la Maison des îles de France inscrite à son programme (sources [6] et [4], page 91) ; sur les sources lui ayant permis de chiffrer à 600.000, dans ce programme (page 10, source [3]), le nombre d’ultramarins en Île-de-France (chiffres en vain cherchés durant les Etats généraux de l’outre-mer, en 2009). Je conclus mon intervention en le remerciant pour sa signature, avec Marie-Pierre de la Gontrie, de l’appel du 30 novembre pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines ; je précise que cette double signature est d’autant plus susceptible d’être signalée qu’elle n’était pas demandée, seul un soutien ayant été sollicité. Gilles Payet, avec un accent réunionnais typique, semble-t-il fonctionnaire de la région francilienne, demande une enquête administrative sur un litige qu’il ne précise pas, évoquant une tentative de suicide et ses ongles de pied arrachés (preuve à l’appui). Daniel Dalin, président du CollectifDOM, rappelle son amitié pour Patrick Karam, rappelle à son tour l’affaire Frêche (qui a insulté nos footballeurs) et déplore qu’il ait fallu attendre que l’intéressé s’en prenne aux juifs pour que le Parti socialiste enfin se décide à prendre une sanction réelle : «Tu parles de respect mais avant les élections, le respect, ça n’existe pas». Il poursuit en tutoyant JPH mais en l’interpellant sur ses engagements non tenus en matière de «passeport mobilité» («J’en fais mon affaire») et de continuité territoriale (pour les non-connaisseurs de la chose ultramarine, la continuité territoriale, ça veut principalement dire : le prix des billets d’avion). Judith (?), vice-présidente du CAFAM (Centre d’aide aux familles matrifocales et monoparentales), prend ensuite la parole. Elie Domergue (?), directeur de CCAS dans les Hauts-de-Seine, demande pourquoi les listes de JPH ne comprennent que trois ultramarins en position éligible. Il évoque également l’accueil en Île-de-France des étudiantEs venuEs d’outre-mer qui ont du mal à se loger. Daniel Hierso (?) évoque pour sa part le manque de financement des investissements de recherche & développement en développement durable ; il attire ainsi l’attention de JPH sur la nécessité de favoriser le développement économique et en particulier l’accompagnement et l’aide à la création d’entreprise par les jeunes dans les quartiers sensibles.

Répondant à ces interpellations, JPH rappelle son engagement de commémorer la journée du 23 mai : «Faire du 23 mai, journée dédiée à la mémoire des victimes de l’esclavage colonial, la journée régionale de lutte contre le racisme en Ile-de-France» (sic) ; il omet de répondre à la question sur la possibilité de bénéficier d’un local au sein de la future Maison des îles de France ; il propose d’accueillir la conférence envisagée par l’appel du 30 novembre. Sur l’insistance de Daniel Dalin, il commente également l’affaire Frêche en réprouvant sévèrement l’attitude des maires de Lyon et de Dijon : «C’est vrai qu’on n’a pas réagi assez vite et que maintenant notre réaction apparaît comme centrée sur l’antisémitisme. Maintenant, on a pris un risque politique, celui de respecter une certaine éthique. Martine Aubry a eu raison de prendre ce risque. Vous parlez de Gérard Collomb et de François Rebsamen mais Bertrand Delanoë a soutenu Hélène Mandroux. Le Parti socialiste doit être fidèle à ce qu’il est parce qu’on lui demande plus qu’aux autres. On va prendre un pain mais on fait le bon choix. Je crois que Gérard Collomb et François Rebsamen réagissent comme des élus qui se disent : « Nous, les élus, on veut d’abord gagner les élections et le reste, on verra après » ; comme au temps de la SFIO sur les ruines de laquelle nous avons dû construire le Parti socialiste.»

Viviane Romana, épouse de Serge mais ici colistière de JPH, rappelle que «les chantiers sont énormes, cinquante ans après l’arrivée massive des migrantEs d’outre-mer». Elle rappelle que dès le départ les premierEs arrivéEs ont cherché à mettre en place des structures d’aide et d’accompagnement et que c’est donc «avec beaucoup d’humiliation… d’humilité» qu’elle envisage son action : «Il faut des associations intermédiaires, alors que 20% de nos familles sont monoparentales, il faut fédérer nos capacités ; si 50.000 associations évoquent les questions identitaires depuis cinquante ans, c’est bien qu’il existe des questions identitaires ; la nouvelle génération ne sera pas fonctionnaire.»

JPH évoque le conseil de la diversité (ou de l’égalité), indique qu’il va «reprendre le dossier» du passeport mobilité (en précisant qu’il faudra «cadrer les choses» afin que ça ne soit pas trop largement ouvert et partant infaisable financièrement) ; évoque un «comité de pilotage» pour la Maison des îles de France auquel les associations participeraient. Revenant sur le chiffrage des ultramarins en Île-de-France, il rappelle son opposition de principe au comptage ethnique (mais alors pourquoi indiquer dans son programme qu’il y a 600.000 ultramarins en Île-de-France ?) et indique qu’il ne sait pas d’où vient le chiffrage indiqué sur son programme (mais alors pourquoi l’indiquer ?), précisant qu’il n’en voit pas l’intérêt (mais alors, comment planifier les politiques publiques qu’il envisage ?) : «Tout ce qui compte, c’est qu’il y a une communauté importante et qu’il faut faire quelque chose pour elle». Mais alors, pourquoi prévoir, page 91 de ses Propositions [4], la «mise en place de statistiques sexuées pour assurer l’égalité entre les femmes et les hommes» ? En quoi les femmes seraient-elles plus ou moins dignes d’attention que les ultramarins ?

Après le départ de JPH, Jean Levain (?) des radicaux de gauche évoque la drépanocytose et la formation des médecins. Guillaume Vultain (?) des républicains et citoyens de Jean-Pierre Chevènement évoque les nouvelles technologies et leur apport dans la continuité territoriale ; la coopération interrégionale avec les départements et régions d’outre-mer (DROM). George Pau-Langevin, colistière, députée de Paris, prend enfin la parole et termine sur une injonction un peu vieillotte de voter pour la gauche, «vraie famille de coeur des ultramarins» ou quelque chose comme ça… Non au comptage ethnique, oui au vote ethnique ? De nombreux échanges s’ensuivent et Serge Romana m’indique ainsi une étude «très connue» (oups) de Claude-Valentin Marie pour l’Insee en 1999 qui chiffrerait à 325.000 le nombre d’ultramarins dans l’Hexagone (cf. sources [7] à [10]). Le pot final est excellent (très bons petits pains à la morue, bon punch). – David Auerbach Chiffrin, citoyen français, fondateur de Tjenbé Rèd, association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida en Outre-Mer et dans l’Hexagone (avec le concours de Teddy Jacques, secrétaire général de Tjenbé Rèd, délégué pour la Martinique)

[1] 26 février 2010 – De : dialogue@huchon2010.fr/ Envoyé : vendredi 26 février 2010 15:53/ Objet : Rep : Suite au débat au Centre LGBT Paris Île-de-France du 11 courant – Demande de soutien à l’appel du 30 novembre pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines en France

http://www.tjenbered.fr/2010/20100305-99.pdf

[2] 6 mars 2010 – Huchon câline les ultra-marins d’Ile-de-France…/ 06/03/2010 à 09h34/ Par LIBÉRATION.FR [NB : La photographie qui illustre cet article ne date pas de la soirée relatée par cet article]

http://www.liberation.fr/politiques/0101623012-le-sondage-qui-donne-l-ump-gagnante-en-alsace

http://www.tjenbered.fr/2010/20100306-99.pdf

[3] 26 janvier 2010 – Mon projet pour l’Île-de-France, Jean-Paul Huchon – Parti socialiste – Parti radical de gauche – Mouvement républicain et citoyen – Mouvement unitaire progressiste (12 pages, cf. page 10)

http://www.huchon2010.fr/mon-projet-pour-lile-de-france

http://www.tjenbered.fr/2010/20100314-99.pdf

[4] 17 février 2010 – Mes propositions pour l’Île-de-France, Jean-Paul Huchon – Parti socialiste – Parti radical de gauche – Mouvement républicain et citoyen – Mouvement unitaire progressiste (92 pages, cf. page numérotée 91)

http://www.huchon2010.fr/programme

http://www.tjenbered.fr/2010/20100314-98.pdf

[5] 31 janvier 2010 – Projet Huchon 2010 pour l’Île-de-France – Dossier de presse (28 pages, cf. page 28)

http://www.huchon2010.fr/mon-projet-pour-lile-de-france

http://www.tjenbered.fr/2010/20100314-97.pdf

[6] 5 mars 2010 – La proposition du jour : une Maison des îles de France – Viviane Romana, candidate en Seine-Saint-Denis

http://www.huchon2010.fr/actualit%C3%A9/une-maison-des-%C3%AEles-de-france

http://www.tjenbered.fr/2010/20100305-69.pdf

[7] Mai 2002 – Un quart des personnes nées aux Antilles vit dans l’hexagone – Antiane, n°52

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/guyane/themes/antiane/ae52/ae52_art06.pdf

http://www.tjenbered.fr/2002/20020531-99.pdf

[8] Novembre 1991 – Marie Claude-Valentin : «La population des DOM en 1990», Économie et Statistique, n° 248
[9] Juin 1992 – Marie Claude-Valentin, Signori Sabine : «La population des DOM-TOM vivant en métropole», Insee-Première, n° 204
[10] 2 avril 2007 – Biographie des personnalités Comité pour la mémoire de l’esclavage – Claude-Valentin Marie

http://www.tjenbered.fr/2007/20070402-99.pdf

http://www.outre-mer.gouv.fr/?biographie-des-personnalites-comite-pour-la-memoire-de-l-esclavage.html

[11] 6 mars 2010 – Huchon estime que Collomb et Rebsamen ne respectent pas «l’éthique» du Parti socialiste – Communiqué de presse n°TR10POL12

http://www.tjenbered.fr/2010/20100306-00.pdf

Tjenbé Rèd salue l’action du CollectifDOM qui interroge les candidatEs aux régionales dans le «cinquième DOM» : l’Île-de-France

Depuis 2003, LE COLLECTIFDOM fondé par Patrick KARAM soutient, rassemble et représente les originaires des outre-mers.

En février 2009, au plus fort des mouvements sociaux en Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion, LE COLLECTIFDOM rassemblait plusieurs milliers de ces originaires à Paris, notamment des adhérentEs de TJENBÉ RÈD (association membre du COLLECTIFDOM), solidaires de leurs proches et de leurs familles.

Le 3 mars 2010, LE COLLECTIFDOM présidé par Daniel DALIN adresse un questionnaire en dix points aux principauxLES candidatEs aux élections régionales des 14 et 21 mars en Île-de-France (surnommée «le 5ème DOM» car près d’un million d’originaires des outre-mers y vit).

TJENBÉ RÈD salue cette démarche qui porte notamment sur la mixité sociale, le soutien aux jeunes de la diversité, la santé ou la mémoire de l’esclavage.

Serge Letchimy en meeting à Schoelcher


Avançons en Confiance avec Alfred MARIE-JEANNE (vidéo)

Situations financières de la Ville de Fort de France, de la CACEM et de la SEMAFF

Communiqué de presse du Conseil Municipal de Fort de France

Ce mardi 02 mars 2010 , le Conseil Municipal a pris connaissance de la situation financière de la Ville de Fort de France,de 2001 à 2008, de la CACEM de 2006 à 2009, et de la SEMAFF de 1992 à 1999.

Le Conseil Municipal de Fort de France tient à rendre ces situations publiques .

LA CACEM

Par une note financière en date du 01 mars 2010, la Cacem a retracé les résultats globaux des comptes administratifs de 2006 à 2009,allant de 9 783832 euros en 2006 à 714 385 euros en 2008 ,et de son endettement (note ci-jointe).

Ces résultats cumulés sur les quatre dernières années sont positifs et permettent d’assumer sans difficulté le remboursement de la dette et les nouveaux investissements .

La dette au 1er janvier 2010 s’élève à 63 millions d’euros ; son taux moyen est de 3,08%, et sa durée de vie résiduelle est de 13 ans .

Cette note permet de constater que les chiffres montrent sans ambiguité que la situation financière de la Cacem est saine, que la dette est maitrisée et supporte avec aisance les capacités financières de remboursement .

SEMAFF

En ce qui concerne la SEMAFF, notamment les années où elle a été dirigée par Serge Letchimy, le Conseil Municipal note que ses résultats globaux ont été constamment positifs, variant de 247 421 euros en 1990 à 32 799 euros en 1999.

Entre 1999 et 2004, cette société a livré 246 logements pour un investissement global de 19,5 millions d’euros, et le cumul des investissements qu’elle a réalisé entre 1988 et 2000, est de l’ordre de 183 millions d’euros.

Il est rare que des résultats puissent être plus positifs .

La situation financière de la ville de Fort de France en chiffres

Les chiffres donnés sont attestés par le Trésor Public et soumis au contrôle de la Préfecture et de la Cour Régionale des Comptes

Des résultats financiers positifs :

Les résultats financiers des exercices 2001 à 2008 ont été constamment positifs, s’établissant par un excédent dont l’évolution est retracée comme suit :

  • 2001 : 3 280 223.85 €
  • 2002 : 3 719 928.46 €
  • 2003 : 6 432 827.42 €
  • 2004 : 5 764 078.67 €
  • 2005 : 2 350 620.89 €
  • 2006 : 2 489 462.62 €
  • 2007 : 2 681 154.20 €
  • 2008 :     299 819.94 €

Des investissements qui génèrent de l’emploi :

Les investissements de la ville de Fort de France et ses achats(travaux, fournisseurs, etc ..), ont créé des emplois indirects qui se répartissent comme suit dans tout le tissu économique de la Martinique:

Années         Total Investissements et Achats en €                  Equivalents emplois

2001              31 059 933                                                                          1582
2002              19 272 858                                                                          1014
2003               25 714 331                                                                         1353
2004               31 123 337                                                                         1638
2005               34 826 341                                                                         1833
2006               37 465 349                                                                        1972
2007               55 017 592                                                                        2896
2008               66 229 403                                                                         3486

Une solvabilité de la ville de Fort de France qui garantit la confiance des prêteurs :

Selon le ratio du Ministère de l’Economie et des Finances, le taux d’endettement calculé par le rapport annuité de la dette sur recettes réelles de fonctionnement est égal à 11.8% pour la ville de Fort de France . La moyenne nationale des communes métropolitaines (50 à 100 000 habitants) est de 11.4 %.

En conclusion,

La situation, retracée de façon synthétique par la présente note, des comptes approuvés des exercices 2001 à 2008, montre sans ambiguïté que la ville de Fort de France maîtrise ses finances par l’adaptation constante de ses investissements à ses capacités budgétaires.