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EVOLUTION INSTITUTIONNELLE : A propos de l’action en Conseil d’Etat

L’action que je mène auprès du Conseil d’Etat (CE) et, le cas échéant, auprès du conseil constitutionnel(CC), s’inscrit dans le droit fil des positions que j’ai défendues tout au long de la campagne référendaire, là où il m’était donné de pouvoir m’exprimer. Chacun pourra en penser ce qu’il veut –éloges ou crachats -, car j’ai déjà eu droit aux deux, j’agis en vertu des pouvoirs qui me sont offerts par les lois de la République.

Comme je n’ai pas mené ces deux actions pour moi tout seul, voici pour tous ceux qui s’y intéressent, un bref résumé de l’état d’avancement des procédures engagées :

1) la Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC)

Il s’agit d’une possibilité offerte, depuis le 1 mars 2010, à tout citoyen de pouvoir interpeller le Conseil Constitutionnel lorsqu’une « disposition législative » porte atteinte à une liberté garantie par la constitution, lors d’une procédure en cours. Mais évidemment il faut passer les barrages !!

J’ai donc posé une QPC, relative à la collision des articles 73 et 72-3, en liaison avec la conditionnalité des questions liées du 10 janvier et du 24 janvier. Bon, c’est un peu plus compliqué que cela, mais en gros je me plains d’être victime de la sortie du droit commun le 24 janvier, quand 80 % de la population avait le 10 janvier dit qu’elle voulait rester dans les structures qui garantissaient le droit commun….et que la loi ordinaire en préparation ne saurait aucunement me garantir ce droit commun.

Cette QPC a été examinée par les 5 filtres traditionnels du Conseil d’Etat(CE), et la formation de jugement de la deuxième sous-section (jugeant seule), après l’audience publique du 8 avril dernier, doit bientôt dire si OUI ou NON elle transmet la question au Conseil Constitutionnel. Dernière station avant la saisine du CC !!

2) La demande d’annulation de la consultation du 24 janvier

Cette deuxième procédure ( en réalité c’est la première, puisque c’est elle qui m’a permis d’introduire la QPC ! et qui devait être introduite au plus tard 10 jours après la consultation) suit son cours. Elle est indépendante de la QPC dans une certaine mesure.

Après avoir été jugée « sérieuse » par le CE, ma requête a été admise. Elle a été étudiée par un rapporteur, puis un réviseur, puis un rapporteur public, puis transmise au ministère de l’intérieur qui a produit un mémoire en défense, qui m’a été transmis, auquel j’ai répondu dans un réplique 1, laquelle a été transmise au ministère de l’intérieur qui doit répondre, laquelle réponse me sera communiquée pour que je fasse une réplique 2 …etc, et les 5 filtres habituels vont jouer leur rôle jusqu’au rendu du jugement.

Voilà où on en est.

Mais vu la faiblesse de la réponse ministérielle, laquelle n’a fait que confirmer les impasses contenues dans la question du 24 janvier (par égard pour la procédure en cours, je ne publierai cette réponse ministérielle qu’une fois l’affaire close. Elle contient en effet des assertions qui concernent toute la Martinique et la Guyane, et constitue un document officiel produit devant le Conseil d’Etat, ce qui n’est pas rien. Et vu l’importance de ce qui y est dit, cela ne peut pas rester un document personnel et individuel), il me reste à attendre sereinement la suite.

Cependant le simple fait que le CE ait admis la requête comme « sérieuse » selon la terminologie de la constitution, prouve bien que les partisans du « NONle 24 » ne faisaient pas que raconter des inepties. Nous verrons bien si le CE (ou le CC) annulera ou pas.

Ce compte-rendu est destiné à la population Martiniquaise (et Guyanaise par voie de conséquence)

Fait à Fort de France le 15 avril 2010

Joseph VIRASSAMY

Letchimy, élu président sans surprise.

Le député-maire de Fort-de-France et chef de file du PPM, Serge Letchimy, vient d’être élu (ven. 26/03, NDLR) à 57 ans, cinquième et dernier président du Conseil Régional de la Martinique, dès le premier tour de scrutin par 26 voix et 15 bulletins blancs. Serge Letchimy, élu par sa majorité, était le seul candidat.

Le président sortant  leader du MIM deuxième groupe au conseil régional, était absent! Ce dernier avait en effet manifesté quelques jours plus tôt la volonté d’une mise à disposition de 2 pour « continuer la lutte, ici et ailleurs,  » pour la mise en place d’une collectivité unique,  avec une assemblé élue à la proportionnelle ». Les élus de droite, au nombre de 3 , se sont eux logiquement abstenus de toute candidature.

Fidèle à sa ligne de conduite, Serge Letchimy refuse tout triomphalisme: « Ce n’est pas seulement avec confiance et détermination que j’accède à cette présidence aujourd’hui » mais « surtout avec une grande et sincère et très profonde humilité ».

Son tout premier discours est une sonnette d’alarme et une piqûre de rappel. « Dès ce mois-ci, sitôt après la mise en place des commissions, je prendrai toutes les initiatives nécessaires afin de mettre en oeuvre un plan de relance de l’activité et de l’emploi »,qui « s’inscrira d’emblée dans la perspective d’une Martinique plus propre, plus verte, plus bleue et mieux inscrite dans un respect dynamique, valorisant et productif de son environnement, de sa faune, de sa flore et de sa biodiversité ».

Une piqûre enfin, pour rappeler que son combat, LE combat, n’est pas fini, « pas de développement ou d’épanouissement « possibles sans « une bonne gouvernance » ni sans « des institutions fortes ». Ce flambeau  de l’autonomie passé d’Aimé Césaire au nouveau président, est toujours aussi présent: « C’est d’abord aux Martiniquais qu’il appartient d’imaginer et de mettre en oeuvre la destinée martiniquaise! (…)Les Martiniquais ont rejeté la fragilisation aventureuse mais ils n’ont pas rejeté la possibilité d’agir sur leur destin », déclare Serge Letchimy.

Enfin, le nouveau leader de la Martinique a émis l’dée d’une « activation d’une culture régionale du développement en recherchant une meilleure union régionale possible avec la Guyane et la Guadeloupe ».

Régionales 2010 : Discours de Serge Letchimy du dimanche 21 Mars

21 mars 2010

Le peuple martiniquais a fait son choix.

Celui d’un changement profond dans un pays qui vit une crise sans précédent.

Celui d’une conception moderne de la démocratie.

Celui d’une vision moderne du développement économique.

Enfin, celui d’une responsabilité sereine

Je remercie les 78 193 électeurs et électrices qui ont voté pour la liste que j’ai eu l’honneur de diriger : Ensemble pour une Martinique nouvelle !

Je remercie tous ceux qui se sont impliqués dans cette campagne, mes colistiers, militants et sympathisants !

Cette campagne a été extrêmement rude, mais l’heure n’est pas à la rancune.

L’heure est au rassemblement !

Cette victoire n’est pas la victoire d’un clan sur un autre un clan, c’est la victoire du peuple martiniquais tout entier vers un horizon neuf.

La Région de demain ne sera pas la collectivité d’un Parti politique, ni celle d’un clan.

Et encore moins la collectivité d’un homme.

Elle sera ce qu’elle doit être : la maison du peuple, la maison de tous, ouverte à tous et attentive à toutes les créativités, à toutes les solidarités !

Le pays vient de tourner une page, et c’est un moment historique !

Mais la page qui s’ouvre doit s’inscrire dans l’humilité,

dans le respect, dans le travail,

dans la volonté de faire peuple et de nous mobiliser sans exclusive,

pour affronter les moments difficiles,

dans un élan de redressement économique, social et culturel, sans précédent.

Je rends hommage à tous les adversaires du premier tour, et du deuxième tour à M. Alfred Marie-Jeanne, à M André LESUEUR. Ils ont défendu leurs idées, affirmé leurs convictions.

C’est par la participation de tous que nous pourrons construire une démocratie de progrès. Une démocratie qui respecte les différences et qui trouve dans la contradiction la possibilité même du plus total enrichissement !

L’heure est à la joie, certes !

Mais l’heure est aussi au travail !

L’heure est aussi à la responsabilité de tous !

Il n’y a pas de temps à perdre !

Dès demain, nous mettrons au travail, notamment sur le plan de la relance économique. Je demanderai, au Président du Conseil Général, M. Claude LISE, une rencontre, pour que le plus rapidement possible, nous fassions un point sur les grands enjeux du moment, mais aussi que nous traitions de la Collectivité unique à venir !

D’ici la fin avril, notre plan de relance devra être validé par notre comité de pilotage, pour être soumis aux élus dans une séance plénière, car la relance des travaux publics doit se faire dans les plus brefs délais !

Le plus rapidement possible, je rencontrerai, le représentant de l’Etat, les élus, les maires, les présidents de communautés, pour que leur participation à notre plan de relance soit totale.

La Martinique a choisi de s’ouvrir à de nouvelles perspectives de progrès et de croissance !

Je lui dis merci !

Je mesure l’immensité de la tâche qui m’est ainsi confiée.

Que la jeunesse martiniquaise, que toutes les grandes personnes, que tous les martiniquais, d’ici et d’ailleurs, trouvent dans ce défi qui s’ouvre l’occasion d’un engagement collectif et le lieu exigeant d’une espérance nouvelle !

La Martinique nouvelle est en marche !

Merci à tous !

Vive la Martinique riche de sa diversité !

Et Vive le peuple Martiniquais !

Serge LETCHIMY.

Une Martinique Nouvelle pour la der des der.

Rejet du président sortant, rejet de la politique économique de l’équipe sortante, continuité du vote consultatif de janvier, chacun  (les trois têtes de liste  mises à part) des protagonistes de ce deuxième tour sera allé de sa petite analyse à vif au cours de cette soirée électorale.

Désireuse de changement, la Martinique s’est mobilisée et la liste menée par Serge Letchimy a obtenu 48.3% des votes contre 41% pour celle d’Alfred Marie-Jeanne. André Lesueur, battu sur ses terres, ferme la marche avec 10,6% des suffrages exprimés.

Gagnant d’office un quart des sièges (soit 10) les prévisions laissent entrevoir une large majorité favorable à Serge Letchimy (26 sièges) contre 12 pour Alfred Marie-Jeanne et ses colisitiers. La droite et Lesueur perdent un siège voyant leur effectif ainsi réduit à 3. Pourtant…

Pourtant, de ce second tour, on retiendra d’ores et déjà quatre enseignements importantes pour l’avenir.

Le premier est qu’il s’agissait historiquement de la dernière élection régionale en Martinique. Le deuxième est que la liste victorieuse (et le petit commando de droite) semble bien résolue à préparer la Martinique à la collectivité unique. Le troisième est que Rivière-Salée (André Lesueur perdant) et le Lamentin (les consignes de Pierre Samot ignorées) laissent à penser que les maires n’ont plus systématiquement, d’influence directe sur le vote des leurs administrés aux régionales. La dernière, et non des moindres quand les journalistes les plus zélés évoquent déjà les cantonales de 2011, est le constat implacable de la carte politique de la Martinique.

Le résumé pourrait se faire ainsi: les indépendantistes au Sud, les autonomistes au Nord. Le score quasi-africain d’Alfred Marie-Jeanne dans son fief pilotin, les 13 communes où il est arrivé premier laissent entrevoir à ce dernier « une matière réconfortante à continuer la lutte ». Notons que sans Fort-de-France, les deux listes se tenaient en moins d’un point.

De la joie, de l’espoir, mais pas de quoi non plus fanfaronner pour  la tête de liste et futur Président Serge Letchimy:  « Il n’y a pas une minute à perdre pour se mettre au travail et redresser ce pays. (…) La Martinique a décidé de s’ouvrir à de nouvelles perspectives de développement. Je mesure la responsabilité qui m’est confiée. La Martinique nouvelle est en marche. »

Une volonté de changement affichée?

Si la Guadeloupe a déjà choisi son leader, trois listes restent encore en lice en Martinique. Le Président sortant Alfred Marie-Jeanne, André Lesueur et celui qui est arrivé en tête au premier tour, Serge Letchimy se disputeront donc le fauteuil de Président.

Bien sûr il nous est impossible de produire des intentions de vote mais une donnée est certaine: l’abstentionnisme a reculé.

A midi, 21,9 % des 301 281 électeurs martiniquais ont usé de leur droit (et devoir de vote) pour participer au second tour des élections régionales  la semaine dernière à pareille heure, seulement 17,1% des électeurs martiniquais avaient voté.
Enfin, en 2004, le  taux de participation pour le second tour des régionales atteingnait péniblement les 19,91 %.

George Pau Langevin salue la réélection de Victorin Lurel

Je me félicite de la belle performance réalisée par Victorin Lurel, le seul Président sortant socialiste à avoir été réélu brillamment dès le premier tour.

Ce résultat est d’autant plus remarquable qu’il s’est imposé face à une Ministre en exercice, fille de la Sénatrice maire du chef lieu, laquelle n’avait pas lésiné sur les déclarations démagogiques et les promesses alléchantes.

Il intervient après une crise sans précédent au cours de laquelle les guadeloupéens ont exprimé leur exaspération face à l’inertie de l’état, devant les difficultés économiques et sociales qu’ils affrontent dans leur vie quotidienne.

Il est notable que le Président sortant a su en réponse aux déchirements et aux protestations, incarner une Guadeloupe apaisée, antiraciste, mais aussi tracer des perspectives concrètes permettant d’avancer à l’avenir vers plus de justice et d’égalité.

Il faut espérer que cette première victoire des progressistes sera suivie le week end prochain de beaucoup d’autres tant en outremer qu’en France hexagonale pour le plus grand bien des populations concernées.

George PAU-LANGEVIN

L’ascenseur d’Alain Dolium

Franciliens, le 14 et 23 Mars, vous allez renouveler vos conseillers régionaux.

La websérie « L’ascenseur » illustre dans la vie de tous les jours les propositions du candidat du modem en IDF : Alain Dolium.

Pourquoi on en parle ici ?
Parce que c’est la première fois qu’un antillais est tête de liste en métropole.

Visitez son ste : http://www.lascenseur.net

A. MARIE-JEANNE et C.LISE : qui se ressemble, s’assemble ; duperie, mauvaise foi et malhonnêteté intellectuelle.

Tout au long de cette campagne régionale, nos deux présidents de collectivité, épaulés par leurs affidés, ont résolument choisi comme angle d’attaque, la supposée volonté de S.LETCHIMY d’imposer l’hégémonie du PPM sur la Martinique.

Cette stratégie, dénuée de bon sens, augurerait-elle une possible altération et dégénérescence intellectuelle de nos deux présidents? Car affirmer pareille sornette, c’est remettre indéniablement en cause le fondement de la politique et l’existence des partis. Un parti politique est une association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif la conquête et l’exercice du pouvoir.

Dans ce cas précisément, comment interpréter l’ambition d’A. MARIE-JEANNE et de son parti à vouloir conquérir vainement des communes aux élections municipales, des cantons aux cantonales et son acharnement sans bornes à vouloir garder SA REGION et SON MAGOT ? Il en est de même pour son homme lige C.LISE qui a patiemment tissé sa toile RDM en envoûtant quelques singuliers maires dociles, assoiffés de pouvoir et en quête de reconnaissance par la Martinique.

Oyez, oyez, braves gens ! , réjouissons-nous chers compatriotes, le RDM nous a concocté une élite politique composée « de bêtes politiques » comme A. MONTHIEUX du ROBERT, A. JEANNE-ROSE de ST JOSEPH, J. BOUQUETY de GRAND-RIVIERE, C.A. MENCE de DUCOS, E. LARCHER des ANSES D’ARLETS (commune jumelée à RIVIERE-PILOTE depuis le 10 janvier 2010), N. AZERO de STE MARIE, R. MARTINE de ST PIERRE, et j’en passe….que des lumières ! « Les pseudo-autonomistes et néo-indépendantistes du RDM en rêvaient, LISE les a inventé. »

Hégémonie, hégémonie….quand tu nous prends!

La plénière d’installation de l’assemblée du conseil général en 2008, retransmise par nos télévisions, fut révélatrice à mes yeux de cette volonté de pouvoir aveugle et sans partage incarnée par C. LISE. Celui-ci est apparu ce jour dans une posture des plus vile et détestable que l’être humain est capable d’afficher par opportunisme, par haine et pour le pouvoir. J’ai encore Le souvenir d’un homme fiévreux, manquant d’assurance dans ces propos avec une voix chevrotante, doté toutefois d’un machiavélisme sans commune mesure. Le pouvoir…rien que le pouvoir, tout pour le pouvoir quitte à faire ce jour dans la corruption. En effet, pour parvenir à ces fins et inféoder ces parvenus, C. LISE usa de stratagèmes des plus dommageables pour le budget de cette assemblée ,allant de l’augmentation du nombre des commissions (distribution de pré-bandes),de la distribution des postes de vice-président de commission ( lagen…), à l’augmentation des rémunérations des conseillers généraux ( lagen…).

Ce jour là, l’indigence et l’indécence de l’homme fut à son paroxysme. Les valeurs, comme l’éthique morale, furent balayées d’un revers de la main par celui qui, du haut de sa superbe bien terne depuis le 10 janvier, n’hésite pas à vouloir moraliser aujourd’hui la politique. Initiateur d’un complot démoniaque, C.LISE a installé ses fidèles lieutenants et ses nouveaux inféodés à la tête des principaux organes de développement et de décision du pays, faisant fi du principe de la compétence exigible.

C’est ainsi que A. LAVENAIRE, septuagénaire bien avancé dans le temps, homme d’avenir pour le pays, maire RDM de la petite commune du MARIGOT engluée dans son sous-développement malgré la longue expérience de son édilité, se retrouva à la présidence de la Communauté de Communes du Nord Martinique. E. LARCHER, sonneur de cloches, grand tribun silencieux, cumulard de son état, maire RDM de la petite commune des ANSES D’ARLETS jumelée à la commune du Grand Frère Patriote depuis le 10 janvier 2010, est catapulté à la présidence de l’Espace Sud et G. EUSTACHE playboy des quartiers, grand séducteur, maire RDM par défaut du DIAMANT, se trouve revêtu d’un complet bien trop large pour lui : la présidence du SCISME. Enfin, J. BOUQUETY, amuseur public naïf, obtient, lui, la présidence du Syndicat des Communes du Nord Atlantique.

Et bien oui, A. MARIE-JEANNE et C. LISE, vous avez par votre coup d’état tout naturellement contribué à assurer l’hégémonie du MIM et du RDM sur la MARTINIQUE. Vous êtes en totale contradiction avec ce que vous osez affirmer de façon éhontée. C’est ce que je qualifie de parfaite « escroquerie des consciences » preuve d’une réelle malhonnêteté intellectuelle vis-à-vis du peuple. Votre goût immodéré du pouvoir et votre haine vous rend aveugle à ne pas voir la paille que vous avez dans l’œil.

Autre attaque portée contre S.LETCHIMI : « il lê pren lagen la région-a pou fodfrans »

Tristes topiques, deux pales présidents de collectivité haineux, fossoyeurs de la capitale de leur propre pays. Pourquoi A. MARIE-JEANNE n’a-t-il pas délocalisé l’hôtel de région au quartier an ba mango de Rivière-Pilote ? Pourquoi C.LISE n’a-t-il pas fait de même pour le Conseil Général au quartier Reculé de STE MARIE ou au quartier Presqu’île de ST JOSEPH ? Aucun doute, l’irresponsabilité de ces deux élus majeurs de ce pays, les conduit à attiser une discrimination et une fracture entre les habitants des communes de l’île et les habitants de la capitale. Leur but avéré par cette manœuvre, installer un « apartheid communal » dans le pays. Comment continuer à faire confiance à des manipulateurs et à des ayatollahs, générateurs de désordre public?

Un pays se doit avant tout d’avoir une capitale à la fois administrative et économique où siège le pouvoir. Elle peut être une vitrine dans le monde à condition qu’elle dispose d’équipements modernes et d’infrastructures culturelles, architecturelles hors du commun, gages de sa bonne vitalité et d’une expansion en marche. Il est commun que de nombreux pays assoient leur notoriété exclusivement sur leur capitale, capable à elle seule de symboliser développement, modernité et dynamisme économique. Je cite volontiers à titre d’exemple, PEKIN pour la CHINE, SEOUL pour la CORE DU SUD, MOSCOU pour la RUSSIE, MEXICO pour le MEXIQUE et enfin le futur Grand PARIS pour la FRANCE.

Tout martiniquais censé, dénué d’esprit partisan et soucieux de l’intérêt général du pays, devrait approuver la politique d’aménagement et de rénovation de la capitale, voulue et conduite par S. LETCHIMI. Il est urgent que Fort-de France réponde aux attentes de modernité, de développement urbain et économique dont aspire une nouvelle génération de martiniquais. Fort-de France a les moyens de dégager une plus-value culturelle, économique et touristique indéniable dans la caraïbe et doit jouer un rôle moteur pour la relance économique du pays, donc de l’emploi. Voila ce dont s’acharnent à saper deux présidents ringards de collectivité, solidifiés dans du formol, dépourvus de hauteur de vue et de vision rationnelle pour le développement de la Martinique.

A. MARIE-JEANNE et C. LISE, vous avez été discrédités par les martiniquais le 10 janvier et vos dérives mensongères n’y changeront rien. Votre campagne de déstabilisation de S. LECHIMY, n’aura aucun effet sur des martiniquais qui se soulèvent aujourd’hui contre les imposteurs-autocrates et la médiocrité ambiante qui n’a que trop durée dans ce pays à cause de vos pratiques de dealers. Les martiniquais veulent aujourd’hui se débarrasser de « l’accoutumance au MIM et à ses alliés » au risque de s’exposer à une overdose. Le 14 mars mettra un terme à votre existence politique et vous ouvrira les portes d’une retraite trop longtemps repoussée. Le train de l’Histoire de la Martinique vous laissera à quai, votre incurie aux affaires politiques en sera la cause.

Félix PETIT

Raymond OCCOLIER, grand intellectuel auto-proclamé, a trouvé, à l’image de Marcel PROUST, sa MADELEINE

Ce jeudi 04 mars 2010, l’excentrique et facétieux R OCCOLIER, homme politique et professeur en enseignement général en collège (au collège du VAUCLIN et non au Collège de France) eut l’honneur des colonnes de notre quotidien France Antilles avec un titre évocateur en première page :

« Ni remords, ni rancunes ».

Serait-ce là un enterrement annoncé en grande pompe, « sans fleurs, ni couronnes » de la vie politique de cet élu ?

Je pense sincèrement que la rédaction du journal n’avait pas un choix de programmation alléchant pour ce tirage en décidant de publier cette interview accordée par R OCCOLIER. En effet, sur les 15 questions posées par le journaliste, R OCCOLIER s’est livré à 7 reprises à son jeu favori de répondre par une pirouette. Pour un homme qui se définit lui-même comme un intellectuel (hic…! auto-proclamation lors d’un entretien sur ATV avec le journaliste CHESNEAU), je ressens une profonde frustration et déception en tant que lecteur. Par cette attitude, R OCCOLIER ne fait pas honneur au « club » des nombreux « intellos politiciens» [………….] de ce pays. Soit… !

Revenons sur cette interview dont quelques affirmations avancées par notre homme ont particulièrement retenu mon attention.

1. Les éléments qui ont déterminé son choix pour la liste RDM « Alliance pour le développement de la Martinique » :

· La stature internationale de M DE GRANDMAISON

· La mandature de M DE GRANDMAISON au parlement européen

· La présidence de M DE GRANDMAISON à la tête du réseau international des comités de bassins

2. Le bilan du conseil régional

· Les lycées en Martinique sont les mieux équipés de France

· Le constat d’un budget en équilibre et une notation financière positive

3. Les propositions de R OCCOLIER

· Le lancement d’un emprunt obligatoire de 80 millions auprès des martiniquais

A. La stature internationale de M DE GRANDMAISON

Vaste sujet, cette stature internationale aisément mesurable d’après les indicateurs suivants :

Le nombre de kilomètres parcourus à travers le monde, le nombre de pays visités, le nombre de billets d’avions et autres titres de transport libellés au nom de notre élue et de sa proche délégation, le volume de réservations en classe affaire, VIP, ALIZEE, le nombre d’aéroports empruntés, le nombre de boutiques DUTTY FREE fréquentées pour les foulards HERMES, les chapeaux, le nombre de type d’avions utilisés, de compagnies aériennes, maritimes, ferroviaires (spatiales heu…qui sait !), de sociétés de location de voiture sollicitées, le taux d’hébergement à l’hôtel et le nombre d’enseignes hôtelières essayées, l’expertise accumulée en découverte gastronomique, et pour finir, le nombre de milles accumulés auprès des compagnies aériennes pour s’offrir quelques virées exotiques après la retraite politique sur le dos des contribuables et de……l’Etat français.

Voila ce qui a fait la stature internationale de M DE GRANDMAISON, évidemment improductive pour le développement de notre pays et le bien-être de ses habitants. Toutefois cette incommensurable expérience des voyages, lui confère une compétence sans commune mesure pour apporter à nos agences de voyages locales un conseil avisé en marketing commercial. De même que nos bijoutiers peuvent s’enorgueillir d’avoir eu, à « leur propre insu », une égérie de la joaillerie locale en faisant découvrir au monde entier, nos inimitables collier-chou et chaine-forçat.

B. La mandature de M DE GRANDMAISON au parlement européen

Gloire à Paul VERGES, homme de parole, lui, qui démissionna pour permettre la nomination de M DE GRANDMAISON au poste de député européen le 14 octobre 2007. Cet acte plein de panache (A MARIE-JEANNE prenez en de la graine.. !), a propulsé la dite Dame à BRUXELLES pour une période de deux ans. De cette mandature relevant du bon vouloir de P VERGES, je retiendrai comme point d’orgue de l’action politique de M DE GRANDMAISON en faveur du développement de la Martinique et des DOM :….. demander à l’Europe la reconnaissance de l’esclavage. Et c’est tout !!!!!!

C TAUBIRA en a rêvé et l’a fait à l’assemblée nationale française, M DE GRANDMAISON en a rêvé mais n’a pu le faire au parlement européen de Bruxelles. N’est-ce pas là un manque de pertinence intellectuelle, à vouloir pratiquer avec futilité un « copier-coller » sans vergogne. La Martinique, pressée par la crise au même titre que le reste du monde, avait sans doute d’autres priorités, portées sur un réel processus de développement économique et de relance de l’emploi. Voilà la mission qui incombait à M DE GRANDMAISON en tant qu’élue martiniquaise, plutôt que cette perpétuelle revendication démagogique et stérile au nom de l’idéologie identitaire avancée à BRUXELLES. M DE GRANDMAISON n’a pas pesé bien lourd face aux enjeux auxquels elle était confrontée, ne disposant à l’évidence d’aucun projet solide prenant en compte chaque secteur économique défavorisé à aider, par méconnaissance des mécanismes et des procédures administratives à solliciter. Elle n’a pu comprendre et s’imposer dans les jeux d’influence permanents auxquels vous devez vous confronter en tant que député européen. Il est bien plus aisé d’afficher une personnalité dotée de prestige et de charisme dans nos médias locaux et nos places publiques que dans l’hémicycle bruxellois. M DE GRANDMAISON l’a appris à ses dépends et ne s’en relèvera pas.

B. La présidence de M DE GRANDMAISON à la tête du réseau international des comités de bassins

Pour faire court, je vous renvoie au lien suivant http://www.riob.org/spip.php?article20 qui vous permettra d’en savoir un peu plus sur le réseau international des organisations de bassins (le RIOB), dont M DE GRANDMAISON fut la présidente de 2004 à 2007. Je suis convaincu que vous parviendrez à la même conclusion que moi, à savoir une « usine à gaz » dont notre élue doit chercher les tenants et aboutissements encore à ce jour. Toutefois, « ce machin », dont on n’aura vu et perçu aucune retombée sur le problème de l’eau ni sur le coût sans cesse en augmentation pour les consommateurs, aura permit à M DE GRANDMAISON de peaufiner sa carrière personnelle et d’occuper un titre honorifique supplémentaire, à défaut d’en retirer de réels avantages pour la Martinique. Les coupures d’eau récurrentes subies par la population martiniquaise pendant le carême, ne semblent pas en tout cas avoir fait l’objet d’une réflexion nourrie au sein de cette instance pour y pallier, même sous la mandature de M DE GRANDMAISON.

C. Les lycées en Martinique sont les mieux équipés de France

Même si R OCCOLIER, contrairement à M DE GRANDMAISON, n’eut guerre droit aux voyages, affirmer que les lycées en Martinique sont les mieux équipés de France relève d’une gageure inacceptable. Pareille déclaration, d’un professeur d’enseignement général en collège, certes, « en roue libre », d’un ancien président de la commission éducation à la Région, et méconnaitre la situation déliquescente des lycées, me laisse perplexe. Vu du ciel, « l’habitat scolaire» s’apparente au port de la Pointe des grives. Nos enfants sont de plus en plus parqués dans des containers. Confrontées à des nécessités d’extension, les collectivités ne construisent plus. Elles se contentent d’implanter à profusion « ces caisses à bananes » transformant nos espaces d’éducation en bananeraies géantes. BANAMART a de beaux jours devant lui ! L’état du bâti et des équipements pédagogiques sont désuets et indignes pour la formation de nos enfants. Les lycées professionnels, qui accueillent un fort pourcentage d’enfants d’origine sociale défavorisée, sont particulièrement laissés à l’abandon. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que les lycéens du LP PETIT MANOIR n’ont pas eu une seule heure de cours en atelier pendant l’année scolaire 2008-2009. Les ateliers étaient dans un état de délabrement et ne respectaient plus les règles de sécurité en vigueur. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que le personnel enseignant (ses collègues) de ce même Lycée professionnel a débrayé il y a tout juste un mois pour protester contre l’équipement désuet du matériel pédagogique des ateliers opérationnels qu’à partir de septembre 2009. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que le Lycée Joseph PERNOCK du LORRAIN situé dans le nord atlantique, région « sous-développée » par l’incompétence de ses élus et d’une politique d’aménagement territorial déséquilibrée et partisane, se trouve dans un état de délabrement au niveau de sa structure physique même, et nécessite de toute urgence une réhabilitation. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que les élèves de ce lycée se sont mis en grève et ont manifesté dans les rues de la ville à deux reprises, en 2007-2008 et en 2008-2009 pour réclamer des conditions de travail et de vie auxquelles ils sont en droit d’attendre. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que dans ce même Lycée, dans le centre de documentation, les élèves circulent en slalomant entre des étais qui retiennent le plafond. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que la fracture numérique est bien réelle dans nos lycées. Le taux d’équipement des lycées (tous types confondus) est en dessous de la moyenne nationale, en dessous de la moyenne guadeloupéenne. Certes avec l’arrivée de MAYOTTE dans le giron français, nous gagnerons une place… Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que la cité scolaire du MARIN, donc le Lycée professionnel R NERIS, est sinistré depuis le séisme. La réaction mesurée de la Région pour permettre la rapide reprise des cours a eu pour effet que les élèves n’ont pas pu avoir de cours théoriques et d’ateliers sur une partie non négligeable de l’année scolaire 2007-2008. Leur formation a pu se dérouler grâce à l’opiniâtreté des enseignants (ses collègues) et les entreprises locales qui les ont accueillis pour pouvoir se présenter décemment aux examens. Monsieur OCCOLIER ne sait peut-être pas que tous les lycées ne sont toujours pas dotés de réseau informatique wifi pour permettre à nos enfants d’accéder aux technologies nouvelles et à la culture.

Je pourrais encore développer ce dossier et prouver aux martiniquais l’incurie de la Région et de R OCCOLIER quant à la politique d’éducation menée par ces derniers, au risque de générer un buzz sur le blog.

Voilà Monsieur OCCOLIER une infime réalité de la situation des lycées en Martinique. Avant d’avancer des contre-vérités comme c’est l’usage entre vous, imprégnez-vous des dossiers. Quelle irresponsabilité !! Je vous ai donné des pistes, ALLEZ SUR LE TERRAIN comme vous et vos collègues de la Région auriez du le faire.

D. Le constat d’un budget en équilibre et une notation financière positive

Que n’ai-je pas lu !! Il est de bon ton et de bon genre de plébisciter les qualités de bon gestionnaire de A. MARIE-JEANNE. Très perfide et malhonnête, quand plus du quart des Lycée (sur 23) méritent une réhabilitation totale. Quand nos enfants travaillent avec des conditions matérielles vétustes, dépassées techniquement, avec des centres d’information et de documentation sous-dotés en ouvrages littéraires, culturels et professionnels. Les internats sont laissés à l’abandon et sont pour la plupart insalubres. Le concept d’hébergement est resté identique à ceux en vigueur dans les années 60. Ces conditions rétrogrades ne motivent pas nos enfants à adopter ce type d’hébergement et ont pour effet de leur imposer les journées les plus intenses et longues au monde : réveil en moyenne à 5H30, retour au domicile à 18H30. Imaginez la vie d’un lycéen de STE MARIE scolarisé en BTS au lycée de BELLEVUE avec des cours commençant à 7H00 et se terminant à 17H00. Vient se greffer à cette donnée la question du transport scolaire qui n’en est pas un vrai et qui pèse fortement sur la vie de nos lycéens. Nos enfants, ne mériteraient t’ils pas que la collectivité Région souffre d’un déficit budgétaire pour améliorer leurs conditions de vie, et ainsi préparer les futures forces vives du pays ?

E. Le lancement d’un emprunt obligatoire de 80 millions auprès des martiniquais

Quelle ingénieuse idée R OCCOLIER !, quand on sait que le taux de chômage en 2009 s’élevait à 22% de la population active et que les plus touchés étaient les jeunes actifs de moins de 30 ans avec un taux de chômage de 35,8% (chiffres INSEE). Le PIB de la Martinique est de 9,682 milliards de dollars soit 24 118 dollars par habitant en 2006, ce qui correspond à 70% de la moyenne européenne. Sachez Monsieur OCCOLIER que la Martinique reste hélas une région pauvre de « l’Europe » même si elle garde le leadership dans les DOM. Pour la circonstance, votre lumineuse idée d’emprunt obligatoire s’apparente à un délire voire une fumisterie. Qui payera cet emprunt obligatoire ? Je crains que l’Histoire et Géographie que vous enseignez « en roue libre », en votre qualité de professeur d’enseignement général en collège vous ait « embrouillé la tête » en voulant nous imposer un nouvel emprunt russe.

Ma liberté de parole dans un pays encore en démocratie, mon aversion pour le culte de la personnalité, notamment pour les imposteurs, ma réprobation de l’obligation de servilité avilissante, de mise en politique, m’autorise sans émoi et sans états d’âmes à commenter ces affirmations, et à les porter à votre appréciation. N’en déplaise à ceux qui acceptent de subir l’embrigadement de leur conscience, courant le risque de restreindre ce pour quoi tant d’hommes et tant de femmes ont lutté au fil des siècles :

LA LIBERTE DE L’HOMME.

Félix PETIT

Croire en nous-mêmes !

José MIRANDE présente la liste « Croire en nous-mêmes »

C’est une liste d’ouverture très réaliste quant aux problèmes actuels de la Martinique et qui propose des solutions concrètes.

Il est intéressant de constater qu’au delà des clivages politiques persistants, des femmes et des hommes compétents ont su avec lucidité conduire une liste qui avance des projets constructifs et pragmatiques pour la Martinique.

C’est un rassemblement qui a la particularité de concentrer des personnalités d’expérience, venues de toute la Martinique.
En effet ce sont de véritables experts dans leur domaines, issu de diverses communes de l’île, qui collectivement oeuvrent pour le développement du pays.

Et surtout, ce rassemblement fait confiance aux martiniquais: il est temps de Croire en nous-mêmes !