Archives de 'Actualités'

Rapport de l’ANACT sur l’approvisionnement en carburants des départements français d’Amérique

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR,

DE L’OUTRE-MER ET DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

MINISTÈRE CHARGÉ DE L’OUTRE-MER

Communiqué de presse

de Marie-Luce PENCHARD

Ministre chargée de l’Outre-Mer

Paris, le 7 juillet 2010

Rapport de l’ANACT sur l’approvisionnement en carburants des départements français d’Amérique

Marie-Luce PENCHARD, ministre chargée de l’Outre-mer, a pris connaissance des conclusions du rapport de l’agence nationale de l’amélioration des conditions de travail (ANACT) qu’elle avait commandé le 22 janvier 2010.

La ministre avait souhaité une large concertation sur place, notamment avec les représentants des consommateurs, des syndicats et des acteurs de la filière. Ce rapport s’inscrit dans une démarche de transparence que le Gouvernement a privilégiée de façon constante pour rendre compte des résultats des études successives sur l’approvisionnement en carburant et énergies des départements francais d’Amérique (DFA).

Par son approche, ce rapport complète, en effet, celui effectué en mars 2009 par l’inspection des finances sur la fixation des prix des carburants dans les DOM ainsi que l’avis rendu le 24 juin 2009 sur le même thème par l’Autorité de la concurrence.

Il convient d’ailleurs de rappeler qu’à la suite de ces travaux une réduction des marges a été mise en œuvre par arrêtés préfectoraux.

En complément, le rapport de l’ANACT explore des pistes nouvelles pour répondre aux interrogations de long terme sur la filière d’approvisionnement en carburants des DFA.

Le rapport de l’ANACT étudie, en effet, les trois scénarios suivants :

- les possibilités d’approvisionnement en carburants aux normes européennes dans l’environnement régional des Antilles-Guyane ;

- l’importation de carburants raffinés en provenance d’Europe ;

- la pérennisation du dispositif actuel en l’aménageant pour accroître son efficacité.

Pour bien appréhender les enjeux qui s’attachent  à  chacun  de  ces  trois  scénarios,  Marie-Luce PENCHARD, ministre chargée de l’Outre-mer, a reçu successivement les représentants des pétroliers, les trois préfets directement concernés ainsi que l’intersyndicale de l’entreprise SARA. Elle a aussi pris acte de l’avis des trois  présidents  de  région  réunis le 17 juin dernier au sein de l’Union régionale Antilles-Guyane, en faveur de la préservation de l’outil industriel SARA.

C’est donc sur le fondement de ces échanges que Marie-Luce PENCHARD, Ministre chargée de l’Outre-mer, a décidé de :

- prendre en considération l’attachement des acteurs locaux à l’outil industriel SARA, notamment en raison de son impact positif sur le plan économique et social et en l’absence de solutions alternatives à court terme pour garantir la sécurité des approvisionnements en toutes circonstances ;

- privilégier l’amélioration des conditions d’exploitation de l’outil SARA en liaison avec les opérateurs actuels et par une plus grande implication des principales collectivités concernées.

Pour l’avenir, la ministre souhaite que les acteurs s’engagent dans une démarche prospective qui valorise l’utilité sociale et l’efficacité économique de l’outil industriel.

Le travail de transparence et de concertation mené depuis un an permet d’arrêter aujourd’hui une position claire sur l’avenir de la filière ainsi que sur son retour à l’équilibre économique.

En effet, la solidarité nationale ne doit pas servir à subventionner de façon pérenne le prix d’un bien de consommation courante. L’Etat doit concentrer son intervention sur les dépenses de solidarité au bénéfice des personnes les plus fragiles, notamment :

-          l’entrée en vigueur du Revenu de Solidarité Active (RSA) au 1er janvier 2011,

-          le nouveau dispositif de la continuité territoriale avec des aides prioritaires pour les publics les plus modestes,

-          l’engagement financier massif de l’Etat pour la construction de logements sociaux.

Serge Letchimy et les élus ultramarins obtiennent à l’arraché une loi d’orientation agricole en Outre-mer !

COMMUNIQUE

Les débats sur se sont achevés dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Le député Serge Letchimy a participé à l’ensemble des travaux et débats sur le projet de loi de modernisation de l’agriculture. Il a été l’auteur d’une quinzaine d’amendements et a fait adoptés deux dispositions importantes pour l’outre-mer et la Martinique.

La première disposition a été adoptée à l’occasion de l’amendement n°1222 du gouvernement dont l’objet est de mieux impliquer les exploitants et la production agricole de proximité dans l’approvisionnement des services de restauration collective, par le biais de la commande publique. Le député Serge Letchimy a obtenu que, dans ce cadre, il soit tenu compte des possibilités d’adaptation qu’offre l’article 73 de la constitution. Le député a souligné que « cela aurait l’avantage, au-delà du circuit court en termes de filière qui permet de réduire, voire de supprimer, le nombre d’intermédiaires, d’introduire la notion de proximité. Le problème central en effet (…) est qu’on ne peut pas sans cesse répéter (…) que nous sommes à 15 % en moyenne, seulement, de satisfaction par rapport à la consommation locale et ne pas prendre une mesure forte notamment en modifiant le code des marchés publics à la hauteur des besoins pour permettre à la production locale de mieux assurer l’alimentation et le service dans les cantines, en particulier.

Ce serait un signe extrêmement fort en direction des départements d’outre-mer ».

La seconde disposition est l’amendement n°166 présenté par Victorin Lurel, Serge Letchimy, Jouis-Joseph Manscour et les élus du groupe SRC, défendu par Serge Letchimy en séance et voté, après un échange long et virulent, contre l’avis défavorable du rapporteur et du ministre. Cet amendement prévoie à l’article 24 que le gouvernement devra produire un rapport  » déterminant les grandes orientations d’un projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche spécifique à l’outre-mer ». Cet amendement est d’une portée considérable. D’abord parce que le projet de loi laissait très largement de côté les enjeux agricoles et de sécurité alimentaire en Outre-mer. Ensuite, il renvoyait comme à l’accoutumée, à la pratiques des « ordonnances » permettant dans les faits au gouvernement d’arrêter des mesures en dehors de tout débat et de tout contrôle démocratiques et parlementaires. Cet amendement est d’une portée considérable. En effet, il permettra aux élus de nos territoires de proposer des mesures réellement adaptées aux réalités économiques, sociales et environnementales des différents territoires. C’est pourquoi, il a personnellement demandé à la ministre de l’Outre-mer de soutenir cet amendement en CMP.

Regard : BONNES VACANCES A TOUS … par Tony Delsham

C’est vrai, c’est morose partout. Souhaiter bonnes vacances à un chef d’entreprise, de même qu’à un élu responsable, s’apparente  à une plaisanterie de mauvais goût. Mais bon, ou on baisse les bras ou on retrousse les manches et … on se bat. Serons-nous nombreux à prendre l’avion dans le sens Antilles France, ou dans le sens   France-Antilles ?  Je n’ai pas interrogé les compagnies aériennes. L’année dernière j’étais descendu dans un hôtel de la place. Il avait cassé les prix, n’avait pas gagné d’argent et les dirigeants faisaient grise mine.

Le dimanche 27 juin au Club de l’économie de L.C.L, Gérard Brémont le P.D.G de Pierre et vacances, affirmait que 90% des français passeront leurs vacances en France pour le plus grand bonheur du tourisme français  et de ses hôtels. Notons que  ce marché interne  n’exige pas de prix au rabais, le problème de la saisonnalité n’existant pas, pas plus en France qu’autre part. Lorsqu’il n’y a pas de client l’hôtel ferme. Patrick Artus directeur de recherche d’un organisme officiel, sur le même plateau précisait «  qu’en temps de crise il se produit un phénomène sécuritaire du retour à la maison » Pour ma part j’ai noté,  le même phénomène en Martinique. Il s’est traduit par la vente en catastrophe de la maison et le reste, pour aller rejoindre les enfants «  qui ne travailleront jamais en Martinique, ils sont trop diplômés et  nous, on ne veut pas prendre de risque en restant ici ». Pour eux, c’est un aller sans retour. Vous en connaissez tout comme moi.  Ils iront enrichir les hôtels de Pierre et vacances en France. Pour eux la sécurité, c’est en France. Et peut-être même pourront-ils faire des affaires en Espagne puisque dans ce pays, l’industrie touristique s’est effondrée et des milliers de maisons qui attendaient les touristes annoncés, jamais venus, sont en vente pour une bouchée de pain. Information donnée, ce jour-là,  par le club de l’économie.

Mais bon …bonne vacances quand même.

UN MARCHE INTERNE …

Patrick Artus a précisé que « le Tourisme n’est pas une activité de la survie » qu’il sera de plus en plus dominé par une haute technologie. En clair, les petits boulots du tourisme : nettoyer, balayer, servir, sont amenés à disparaître  ou en tout cas on assistera à la diminution de  l’effectif du personnel. Et, conclut Patrick Artus, « le tourisme est une chaine, on parle d’ailleurs de l’industrie du tourisme ». Pour l’heure, notre marché interne s’exprimant surtout pendant les grandes vacances, demande aux hôtels de réduire de façon considérable leur prix. Les Hôteliers, l’année dernière ont affirmé ne pas avoir gagné d’argent. D’autre part, la vente de produits de consommation courante, pièce détachées pour automobiles et matériels Hi-fi,  jusqu’alors assurée par  la grande distribution,  ralentit de plus en plus, jusqu’à disparaître un jour dans un délai relativement court. En effet, les moins de trente cinq ans, génération informatisée, préfèrent faire leur marché  dans  ce gigantesque magasin qu’est le Net. La disparation de certains postes dans les grandes surfaces   est donc prévisible

Mais bon …bonne vacances quand même.

A QUAND LA RELANCE ?

Oh, nos élus y travaillent ferme ! Avec détermination. L’un des objectifs prioritaires est la création d’emplois. Il faut doper la commande publique permettant les logements sociaux, il faut rénover ou créer des structures d’accueil pour le tourisme, et le BTP doit pouvoir agir, car chacun sait que lorsque le BTP va, tout va !  Mais,  la meilleure volonté et la plus grande détermination du monde permettront-elles aux entreprises de faire face à la réalité d’une épargne engloutie, sans avoir réglé les dettes ? Permettront-elles de calmer l’impatience du propriétaire des locaux loués qui a besoin de l’argent de sa location pour faire face à ses propres obligations ? Permettront-elles de stopper les procédures enclenchées par l’huissier ?   C’est aujourd’hui que l’entreprise a besoin d’argent, or les retombées de notre dynamisme seront-elles au rendez-vous avant un an ?

Oh ! Nos élus ont sans doute tout organisé, tout prévu. Notamment…exiger   des pouvoirs publics, un moratoire quant aux dettes.

Alors bon …bonne vacances quand même.

Tony DELSHAM.

Pôles d’excellence rurale : Un projet labellisé dans le département de la Guadeloupe au titre de la promotion 2010

La politique des pôles d’excellence rurale (PER) a permis depuis 2005 de faire émerger  379 projets d’investissement sur les territoires ruraux. Innovants, créateurs d’emploi, fédérateurs et s’inscrivant dans une logique de développement rural, les PER sont des outils adaptés d’aménagement du territoire, encourageant les initiatives et la structuration de l’activité publique et privée dans de nombreux départements.

S’inspirant de cette réussite et dans le cadre de la préparation des Assises des Territoires Ruraux, une nouvelle génération de PER a été lancée en octobre 2009. Le comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 11 mai 2010 a confirmé tout l’intérêt de cette démarche et de son développement.

A l’issue de l’examen des 201 projets présentés sur le plan national, Michel MERCIER, Ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire, et Bruno LE MAIRE, Ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, viennent de communiquer la liste des  dossiers retenus. Ces projets bénéficieront de subventions d’Etat pour un montant allant, selon la nature et l’importance du projet, de 350 000 à 1,5 millions d’euros.

En ce qui concerne le département de la Guadeloupe, le projet suivant a été sélectionné :

« Le chemin des saveurs » du Nord Basse-Terre déposé par la Communauté de Communes du Nord Basse-Terre

Les porteurs de projet ainsi que les élus qui les ont soutenus seront reçus, mercredi 7 juillet à 12 h 30, à Paris, par Michel MERCIER et Bruno LE MAIRE, au Ministère de l’espace rural et de l’aménagement du territoire.

Contact :

M. Mamadou SOW

Chargé de mission SGAR

Tel : 05 90 99 37 62

Outremer Développement 2010 : Décalage ou décollage ?

Outre-Mer Développement est un évènement sur une journée qui a pour but de réunir le monde économique et social ultramarin et leurs diasporas, pour créer de l’échange, mettre en réseau et partager des idées, en vue de promouvoir le développement de ces régions.

Cette année, la journée aura lieu le 4 setpembre à La Villette à Paris.

Pour tout renseignement, visitez le site : http://www.outremer-developpement.fr/

Plus d’informations très bientôt !

Intervention du député Alfred MARIE-JEANNE à l’article 24 du projet de loi relatif à la modernisation de l’agriculture et de la pêche

Lors de mon intervention à la discussion générale, j’ai rassemblé en un seul tenant les principaux points litigieux qui sont autant d’obstacles à la mise en oeuvre du projet de loi sur la modernisation de l’agriculture et de la pêche en martinique.
J’ajoute le problème de l’indivision qui non réglée juridiquement, conduit  encore au morcellement du foncier.En effet, les cohéritiers s’octroyent une partie de l’exploitation initiale privilégiant ainsi l’aspect pratrimonial sur l’aspect économique.
Je signale de nouveau que la rareté du foncier agricole est aggravée par les installations de fermes photovoltaïques au sol.On assiste là à une véritable anarchie du fait que le photovoltaïque n’est pas encadré par la loi.C’est un effet d’aubaine pervers.
Je rappelle qu’à mon initiative, deux amendements ont été adoptés lors de la LODEOM :l’un qui permet dorénavant de déterminer dans le SAR la localisation préférentielle des activités relatives aux énergies renouvelables,l’autre qui vise à soutenir le financement du dévelopement des énergies renouvelables sur les équipements publics.
Autre point Concernant la molécule chloredécone, dont la rémanence est multi-séculaire, elle n’a rien épargné sur son passage.
Elle a contaminé, et sols, et eaux, et produits agricoles, jusqu’à l’être humain.Quand on pense que ce produit toxique, à pictogramme tête de mort, a été interdit aux Etats-Unis depuis 1976, quand on se rappelle le rapport circonstancié Snégaroff de 1977, on est en droit de réclamer dommages et intérêts pour ceux qui ont été frappés à leur insu.Je veux parler surtout des agriculteurs, des aquaculteurs, des marins-pêcheurs.

Par conséquent,

Il faut mettre en place une véritable veille sanitaire.

En effet, on ne peut plus nier qu’il est impératif de faire un recensement de tous les ouvriers agricoles utilisateurs du chlordécone de 1972 à 2002.
Il faut également lancer une étude épidémiologique à l’endroit de cette catégorie de population  restée très longtemps au contact du produit.

Il faut déclencher un suivi médical de ces familles car la Mutuelle Sociale Agricole n’a pas été étendue à la Martinique jusqu’ à présent.

Vu la gravité de la situation, l’extension de cette mutuelle me paraît impérative, monsieur le Ministre.

Enquête sur le logement des jeunes

Le droit au logement conditionne l’autonomie et la citoyenneté. Il doit être garanti à tous, partout, quelles que soient leurs ressources, leurs origines, leurs situations. Pourtant, en Guadeloupe, le logement et l’hébergement des jeunes restent une question épineuse.

Un début de réponse existe pourtant. Le Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes (CLLAJ) de Guadeloupe propose depuis quelques jours, 17 appartements réservés aux 18-30 ans. Ces studios et T1 en duplex sont situés dans les locaux entièrement rénovés des anciens Relais Bleus du Raizet (Abymes). Ils sont réservés aux jeunes inscrits dans une dynamique d’insertion professionnelle et sociale et viennent compléter l’offre du CLLAJ. Le Comité Local gérant également une quarantaine de logements (du studio au T4) répartis entre la région de Basse-Terre et l’agglomération pointoise.

Parallèlement à cette offre, la Maison Relais a également installée ses locaux aux anciens Relais Bleus. Elle propose aux personnes en situation précaire (bénéficiaires du RSTA, personnes en situation de handicap, …), 26 appartements sur le site du Raizet. Une matinée d’information est d’ailleurs prévue lors d’une journée portes ouvertes vendredi 2 juillet 2010.

Les installations du Raizet ne règlent pour autant pas la question du logement des jeunes.  C’est pourquoi un séminaire sur ce thème s’est tenu le  jeudi 1er juillet 2010 au WTC de Jarry. Ce séminaire s’est déroulé en présence du Sous-préfet de Pointe-à-Pitre, Bernard GUERIN et du Sous-préfet chargé de la cohésion sociale et de la jeunesse, André PIERRE-LOUIS.

A cette occasion a été présentée l’étude réalisée par l’institut Qualistat sur la problématique du logement et de l’hébergement des jeunes dans l’archipel guadeloupéen.

Discours du député Alfred MARIE-JEANNE lors de la discussion générale du projet de loi relatif à la modernisation de l’agriculture et de la pêche

Monsieur le Président,Monsieur le Ministre,Collègues de l’Assemblée

Monsieur le Ministre,
Les récentes émeutes de la faim dans le monde, la dilapidation du foncier agricole, l’arrachage des plantes alimentaires de subsistance et leur remplacement par des productions spéculatives, l’exploitation intensive des ressources halieutiques, la déforestation inconsidérée…, sont des preuves patentes d’un productivisme outrancier.Il est temps de corriger le tir.

Le projet de loi  sur la modernisation de l’agriculture et de la pêche, pour louable qu’il soit, apporte-t-il les réponses appropriées ?

Pour la Martinique je pense qu’on est loin du compte.

Cette modernisation pour être viable, ne saurait seulement se cantonner à ces deux secteurs, tant les choses sont compartimentées à souhait, tant les obstacles à surmonter sont nombreux, tant les remises en cause sont nécessaires.

Pour preuve, la Martinique est devenue de plus en plus dépendante de l’extérieur pour ses moindres approvisionnements. Je dirai même que c’est un fait exprès.
En un mot, c’est l’import qui domine, c’est l’import qui prédomine. C’est encore lui qui étouffe en grande partie l’embryon de développement endogène malgré les efforts persistants déployés par ailleurs en ce domaine.

C’est une lutte sans merci pour atteindre les objectifs fixés.

Les chiffres parlent d’eux mêmes.

Pour un pays qui regorge de fruits: c’est plus de 75% d’importation.Pour la viande porcine : c’est plus de 80 %Pour la viande bovine : c’est plus de 80 %Pour la volaille : c’est plus de 90 % Pour la viande ovine et caprine : c’est plus de 95% Pour les produits de la pêche: c’est au moins 50%

Cet énoncé non exhaustif démontre qu’il y a largement place pour un développement endogène de qualité générateur d’emplois pérennes.

Encore faut-il ne plus lésiner à l’enclencher très hardiment et sans relâche.Car la cohérence et la synergie requises en la matière, ont été volontairement et profondément mises à mal par tous ceux qui n’y trouvaient pas  intérêts immédiats.Et j’explique :

-Les cultures vivrières et maraîchères sont loin de couvrir les besoins.
Cette part va en diminuant du fait de la pollution exécrable des sols.D’où renforcement prévisible de l’import. Pourquoi alors ne pas prévoir une aide substantielle en faveur des petits exploitants pour la culture hors sol ?

-La transformation des produits à valeur ajoutée est plutôt marginale jusqu’à présent. Et pourtant la matière première ne manque pas.D’où renforcement de l’import.

-La Surface Agricole Utile (SAU) se rétrécit d’année en année nous éloignant de plus en plus du seuil requis pour un autosuffisance optimum.

De 80 000 ha en 1960, elle n’est que de 25 000 aujourd’hui.Cette déperdition qui s’est accélérée au cours de ces dernières années, handicapent assurément un développement conséquent.

Dans ces conditions, c’est l’import qui sortira renforcé.

-Quant à l’élevage, il est insuffisamment développé au point que l’abbatoir départemental n’atteint pas son quota d’abattage ce qui l’a conduit au bord du dépôt de bilan.Là encore, c’est l’import qui sortira renforcé.

-Je veux également signalé une anomalie aggravante de la situation.C’est le fameux Plan de Prévention des Risques qui interdit carrément la pratique agricole sur des superficies autrefois largement exploitées. C’est du jamais vu

! Allez comprendre pourquoi !
En tout cas, au bout, c’est l’import qui sortira renforcé.

-L’un des corollaires de cette situation déplorable est que les superficies de friches augmentent. La conséquence inéluctable  à terme est de les voir classer en zones intouchables. D’où réduction des possibilités et des activités. C’est l’import qui sortira renforcé.

-La SAFER, quant à elle, par manque cruel de moyens, a perdu de facto l’exercice de son droit de préemption.
Elle, dont la mission de service publique est de protéger le foncier agricole, se trouve démunie.
Qui plus est, son action est jugée illégale lorsqu’elle intervient en cas de vente avec réserve d’usufruit ou de nue-propriété.
Ces pratiques consistent à contourner et à détourner le droit de la SAFER.Et rien n’est fait jusqu’ici pour les interdire malgré mon interpellation au gouvernement en février 2008.
C’est le démembrement de la Surface Agricole Utile qui continuera à prévaloir au détriment de la production.In fine, c’est encore l’import qui sortira renforcé.

-Quant à la pollution des sols agricoles par le chloredécone, c’est le coup de grâce donné à bon nombre de petits paysans. Quel gâchis !
La nocivité notoire de ce produit est telle, que les nombreux arrêtés d’interdiction de planter par-ci, de pêcher par là, pleuvent sans cesse, tandis que  que les découragés, les nouveaux précarisés pleurent sur le sort qui leur est tristement réservé.C’est l’import qui sortira encore renforcé.

Dans le même ordre d’idée, une directive européenne a prévu l’interdiction de l’épandage aérien.
A cet égard, ôtez-moi d’un doute.Il paraît qu’une dérogation aurait déjà été demandée, comme ce fut le cas en son temps pour le chloredécone, molécule mortifère qui ne finit pas de sévir.Saurez vous éviter les mêmes errements pour ne pas reproduire les mêmes effets désastreux ?

Et pour parfaire ce cycle infernal, au prétexte de voler aux secours des énergies renouvelables, indispensables certes, on empiète allègrement sur la Surface Agricole Utile par centaines d’hectares, en déployant au sol le photo-voltaïque ; comme si l’un des moyens de se moderniser, passait obligatoirement par le bradage des terres d’un pays d’étendue réduite et vulnérable.
Quant à la défiscalisation, son effet pervers le plus pernicieux a été de bouffer une partie des terres agricoles et de faire flamber les prix du foncier.

Concernant la pêche,

Les directives européennes nous sont appliquées le plus souvent de façon draconienne et sans discernement.

Or, l’essentiel des embarcations concernées ont recours à la pêche côtière. Leur longueur moyenne est de 7 m et pour les plus longues moins de 12 m.
Ai-je besoin de plaider plus avant ! On a complexifié à outrance et les freins sont partout.
Quelle logique! Sinon celle du pourrissement qui fait son oeuvre de déstabilisation.
C’est l’exclusif de Colbert revisité et réaménagé à l’aune des temps présents.
En conclusion :Je viens de vous décrire l’univers dans lequel le développement endogène devra se frayer un chemin.
En tout cas, Existent les potentialités

Existent les hommes  en qualité et en quantité

Existent les moyensExistent les marges de manœuvre
Mais, Exit la spéculation si l’on tient vraiment à réussir ce challenge.

Exit aussi, l’usage exclusif des ordonnances
Pour conserver le savoirPour amplifier le savoir-fairePour conquérir le pouvoir-faire.

Alfred MARIE-JEANNE
Paris le mercredi 30 juin 2010

Assemblée générale de « Tous Créoles »

Une cinquantaine de membres de « Tous Créoles ! » se sont retrouvés samedi 3 juillet dernier dans les salons du Squash-Hôtel, pour participer à l’assemblée générale annuelle de leur association. Une affluence significative, en dépit d’une forte « concurrence » constituée par un match de quart de finale du Mondial de football et la finale de tennis du simple dames à Wimbledon, sans oublier un ciel bleu et sans nuages à l’extérieur !

Une matinée chargée, puisque les congressistes s’attaquaient à deux assemblées : une ordinaire, ouverte vers 9h30, puis une extraordinaire en fin de matinée. Environ quatre heures de travaux et de débats fructueux, parfois animés, ont permis aux adhérents de « Tous Créoles ! » non seulement de passer en revue les nombreuses activités de leur association au cours de l’année 2009, mais aussi d’évoquer celles du premier semestre 2010, puis enfin de tracer quelques perspectives fortes pour la fin de l’année ainsi que pour 2011.

Nathalie FANFANT, présidente de la section parisienne de « Tous Créoles ! », était présente pour l’occasion.

On peut retenir essentiellement les faits marquants suivants en 2009 :

  • 1° février : rencontre avec la communauté indienne martiniquaise à l’occasion de la célébration d’une fête « bondiékouli » ;
  • 20 juin : assemblée générale annuelle, et conférence-débat d’Édouard de LÉPINE avec comme sujet la rencontre historique LAGROSILLIERE/CLERC ;
  • 8 octobre : conférence-débat de Margaret TANGER à la mairie du Lamentin ;
  • 5 novembre : conférence-débat de Louis BOUTRIN chez Clément sur le thème du préjugé de race à la Martinique ;
  • 10 décembre : conférence-débat de Rodolf ÉTIENNE, également chez Clément, avec pour sujet « Césaire et le créole ».

Outre la tenue de 8 séances du Conseil d’administration, tout cela traduit en définitive une activité soutenue en 2009 pour l’association, en dépit des semaines de blocages de février-mars. Le budget de l’association, présenté en équilibre, a été largement approuvé par les adhérents.

L’année 2010 promet d’être bien plus fournie, puisqu’à ce jour l’association enregistre déjà six manifestations publiques :

  • Dès le 13 janvier, « Tous Créoles ! » s’est investie dans une démarche en faveur des sinistrés d’Haïti, en leur adressant environ 5.000 € de pansements d’urgence, par le biais de l’association « Urgence Caraïbes » ;
  • 25 février : conférence-débat de José MARRAUD des GROTTES sur Cuba, qui a réuni un auditoire d’environ 70 personnes ;
  • 25 mars : présentation du roman « Souvenirs d’un Marron » de Jean-Charles PAMPHILE, avec le diseur de paroles Thierry VIGNÉ ;
  • 22 avril : conférence-débat avec le concours du Sermac autour de la présentation du dernier roman de Camille MOUTOUSSAMY, « Princesse Sita » ;
  • 13 mai : sympathique journée festive et de rencontre « Yoles pour tous » au François ;
  • Samedi 22 mai : très belle nuit de commémoration au Diamant, avec le spectacle chorégraphique « La danse à travers les mondes créoles », conçu par Élisabeth MAXIME, accompagnée du diseur de mots Thierry VIGNÉ et de 45 danseuses et danseurs représentant toutes les composantes de la communauté martiniquaise.

Il convient de souligner que, parmi les conférenciers intervenus à l’invitation de l’association, aussi bien Édouard de LÉPINE que José MARRAUD des GROTTES, Jean-Charles PAMPHILE ou encore Camille MOUTOUSSAMY, sont des membres actifs de « Tous Créoles ! », ce qui témoigne (si besoin en était) de la richesse intellectuelle et de la diversité de ses adhérents.

Quant au Conseil d’administration, celui-ci s’est élargi en 2010 avec de nouveaux membres motivés et impliqués ; il compte aujourd’hui 16 administrateurs et se réunit quasiment chaque mois, soit à ce jour cinq séances déjà tenues en 2010.

Au cours de l’assemblée générale extraordinaire, les membres de l’association ont modifié les statuts afin de créer plusieurs postes de vice-présidents, ainsi qu’un poste de porte-parole. Le principe de la co-présidence a été conservé. Lors de sa prochaine réunion, le Conseil d’administration aura la tâche d’élire les différents membres du Bureau.

Un déjeuner convivial partagé par les congressistes, a permis de clôturer dans la bonne humeur cette importante matinée de travail.

Télécharger ici le discours prononcé par le co-président Roger de JAHAM : Discours de Roger de JAHAM à l’AGO du 03-07-2010

Qui crée l’argent ?

La question vous paraît incongrue ?
En tous cas  à l’heure ou l’argent et la création de richesse prend une telle importance dans notre société de consommation, à l’heure ou la dette des particuliers et des états devient exponentielle, c’est me semble-t-il une vraie question.

La connaissance du système par les citoyens est un enjeu démocratique

Vous trouverez ci-après la présentation réalisée par Paul GRIGNON qui posent la problématique et décrit le système de « l’Argent Dette 2 : promesses chimériques »

http://www.dailymotion.com/video/xbqww7_l-argent-dette-2-promesses-chimeriq_news

Vous pouvez voir aussi la version précédente qui date de 2008 :

http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_l-argent-dette-de-paul-grignon-fr-i_news

Et aussi : « l’essence de l’argent, un conte médiéval »

http://www.dailymotion.com/video/xdhg4i_l-essence-de-l-argent-un-conte-medi_news

En résumé :

Dans la présentation « L’Argent Dette 2″ vous découvrirez que l’argent est créé à partir de rien par les banquiers au bénéfice des banquiers.

En fait, les gouvernements auraient très bien pu créer l’argent par la commande publique au bénéfice du bien être de la population. Les banques pourraient être des entreprises d’Etat dont les bénéfices seraient redistribués à l’ensemble de la population. L’impôt viendrait réguler l’inflation et permettrait la redistribution.

Remarque : J’ai vainement cherché des critiques acerbes de grands économistes qui viendraient contredire la lecture proposée par Paul GRIGNON.
Eh bien, je n’ai rien trouvé de mordant…. Aucune réaction …..  Aucune analyse ou démonstration contraire ….
Est-ce à dire que pour éviter de trop répandre l’info, il vaut mieux l’ignorer ? Alors, cela voudrait-il dire que sa lecture est vraiment la bonne ?
En tous les cas, si sa démonstration vous parait ne pas tenir la route, merci de votre réaction.

Quel est le problème ?

Le système actuel de l’Argent Dette pose plusieurs problèmes :

  1. - l’injustice due à l’accaparement des richesses par un petit nombre
  2. - la servitude envers la dette
  3. - la dépendance des états envers un petit nombre
  4. - l’absence de démocratie sur les politiques structurelles des états
  5. - la nécessaire croissance infinie alors que les ressources et les richesses de la Terre sont finis.

A terme, le système est voué à l’échec. Et encore une fois, ce seront les plus faibles qui souffriront le plus.

Conclusion :

Nous sommes au bout d’un cycle. Le système économique actuel doit être repensé. Il convient d’imaginer une nouvelle organisation, véritablement démocratique, compatible avec les ressources de la planète qui bénéficie au plus grand nombre
.